Skip to main content

Full text of "Grammaire"

See other formats


COURS   ÉLÉMENTAIRE  -  7  à  9  i 

L'ANNÉE  PRÉPARATOIRE 

de  Grammaire 


PAR 

LARIVE  &  FLEURY 


Théorie 
Elocutîon 
Rédaction 
223  Exercices 


Librairie  Armand  Colin 

5,  rue  de  Hézières,  Paris 


Prix  :  60  cent. 


107'  édition 


OF  THE  "^ 


BY 


6 


/L^-    ^.JCfUJU^ 


i^is 


^^ 


/ 

IND  COLIN,  5,  Rue  d 


LIBRAIRIE  ARMAND  COLlN,  5,  Rue  de  Méziéres,  PARIS 

COURS   DE   Glt\MM\IRR 

LARIVE   ET   FLEURY 


Supplément  pour  les  Maîtres 


Réforme  de  la  Nomenclature  grammaticale. 


ARRÊTÉ  relatif  à   la  nouvelle  nomenclature  grammaticale. 

—  Du  25  juillet  1910.   — 

Le  -Ministre  de  l'Instruction  publique  et  des  Beaux-Arts, 
Vu  l'avis  du  Conseil  supérieur  de  l'Instruction  publique, 

Arrête  : 

Article  premier.  —  Dans  les  examens  et  concours  relevant  du 
.Minislf-re  del'Instruction  pui)liqueet  correspondant  à  l'enseignement 
primaire  jusqu'au  brevet  supérieur  inclusivement, à  l'enseignement 
secondaire  des  garçons  et  des  jeunes  filles  jusqu'au  baccalauréat  ou 
au  diplôme  de  fin  d'études  inclusivement,  la  nomenclature  gram- 
maticale dont  la  connaissance  est  exigible  ne  pourra  dépasser  les 
indications  contenues  dans  le  tableau  ci-joint. 

Art.  2.  —  Le  présent  arrêté  sera  applicable  dès  les  examens  et 
concours  de  l'année  1911. 

Gaston  DOUMERGUE. 


NOMENCLATURE     GRAMMATICALE 


PREMIÈRE  PARTIE.  —  LES  FORMES 

LE    NOM 

„ .  .  .       ,  (   Noms  propres. 

Division  des  noms \   ^^^^  communs  (simples  et  composés). 

Nombre  des  noms Singulier  —  pluriel. 

Genre  des  noms Masculin  —  féminin. 


L'ARTICLE 


Division  des  articles. 


Division  des  pronoms. 


,    1°  Article  défini. 
}    2°  Article  indéfini. 
(   3°  Article  partitif. 

LE    PRONOM 


1°  Personnels  et  réfléchis. 

2"  Possessifs. 

3-"  Démonstratifs. 

4»  Relatifs. 

5'  Interrogatifs. 

6°  Indéfinis. 


Personnes  et  nombres  des  pronoms.    Singulier  —  pluriel. 

Genre  des  pronoms Masculin  — féminin— neutre. 

Cas  des  pronoms Cas  sujet  —  cas  complément. 

N.  B.  —  On  entend  par  cas  les  formes  que  prennent  certains 
pronoms  selon  qu'ils  sont  sujets  ou  compléments. 


L'ADJECTIF 


Nombres Singulier 

Genres Masculin 

/  1°  Adjectifs  qualificatifs. 
/      (simples  et  composés). 


Division 

des 
adjeiîtils. 


2°  Ajectifs  numéraux. 


—  pluriel. 

—  féminin, 
comparatif  d'égalité. 

i  comparatif  de  supériorité. 

comparatif  d'infériorité. 
/  superlatif  relatif. 
\  superlatif  absolu. 
\  ordinaux. 
',  cardinaux. 


Adjectifs  possessifs. 
Adjectifs  démonstratifs. 
Adjectifs  interrogatifs. 
Adjectifs  indéfinis. 


LE  VERBE 


Verbes  et  locutions  verbales. 
Nombres  et  personnes. 
Éléments  du  verbe. . . 


S  1° 

I  2" 


Hadical. 
Terminaison. 

Avoir  —  être,  etc. 
l  1°  Active. 

Formes  du  verbe .  2"  Passive. 

f  3"  Pronominale. 


Verbes  auxiliaires. 


3  — 


/  1»  Indicatif. 
,.    ,                     ,              \  2*  Conililionnel. 
Modes  personnels 3.  ,„,pératif. 

,  ^ï'-'^^f      ^  (  4«  Subjonctif. 

du  verbe,   j  i„fir.;fif 

Modes  impersonnels  . .  ]  ^f'"^}^'^' 
\                 ^  I  Parti 


ticipe. 


Le  Présent. 

Limparfait. 


I  1^  1111  pat  Kiii . 

^  \  ,     „       .  ^  Le  passé  simple  —  le  passé  compose. 

Temps         Le  Passe ^^  ^^^^^  antérieur. 

du  verbe.    1  j  e  plus-que-parfait. 

I    ,     „   ,  s  Futur  simple. 

\  Le  Futur ]  ^  .  .  • 

\  I  tutur  antérieur. 

Verbes  impersonnels. 

La    Conjug'nîsoii. 

Les  verbes  de  forme  active  sont  rangés  en  trois  groupes  : 

1*  Verbes  du  type  aimer  :  Présent  en  e. 

_    ..    ,        ,     .         ^  ■    S    Présent  en  is. 
2»  \erbes  du  tvpe  nmr  >    ^     .•  , 

■^     '         I    Participe  en  issa;j/. 

3"  Tous  les  autres  verbes. 

MOTS     INVARIABLES 

!•  Adverbes  et  locutions  adverbiales; 

2°  Prépositions  et  locutions  prépositives; 

3°  Conjonctions  et  locu-  \  conjonction  de  coordination; 

tions  conjonctives.  \  conjonction  de  subordination; 
4*  Interjections. 


DEUXIEME  PARTIE.  —  LA  SYNTAXE 

La    Proposition. 

/  sujet. 
V  verbe 
Termes  de  la  proposition \  attribut. 

complément. 
1'  sujet. 
,  .    ^  \  apposition. 

Emplois  du  nom ^attribut. 

complément. 

„      ,-.,.,•     .f  ^  épithète. 

Emplois  de  1  adjectif ,  attribut. 


_  4  — 
Les   Compléments. 

Presque  tous  les  mots  peuvent  avoir  des  compléments.  11  y  a  : 

1°  De   compléments  du  nom  ; 

2°  De    compléments  de  l'adjectif; 

2°  De    compléments  du  verbe  :  complément  direct  et  indirect. 

Division  des  propositions. 

]•  Propositions  indépendantes; 
2°  Propositions  principales; 
3"  Propositions  subordonnées. 

N.  B.  —  Les  propositions  principales  ou  subordonnées  peuvent 
être  coordonnées. 


avoir  des  fonctions  ana-  )  Proposition  apposition; 
logues  aux  fonctions  des  j  Proposition  attribut; 
noms.  Elles  peuvent  être  :  '   Proposition  complément. 


CIRCULAIRE  ministérielle  du  28  septembre  1910,   relative 
à  la  nouvelle  nomenclature  grammaticale. 

Le  Ministre  de   l'Instruction  publique  et  des  Beau\'-.\rts, 
à  Jlonsieur  le  Recteur  de  l'Académie  d 

Mon  attention  a  été  appelée,  à  différentes  reprises,  sur  les  incon- 
vénients que  présente,  pour  de  jeunes  élèves,  la  nomenclature 
grammaticale  actuellement  en  usage  dans   l'enseignement  public. 

Depuis  plusieurs  années,  quelques  maîtres,  encouragés  par  leurs 
supérieurs  hiérarchiques,  ont  essayé  d'adopter  une  nomenclature 
mieux  appropriée  aux  besoins  de  l'enseignement.  Mais,  faute 
d'une  direction,  ces  tentatives  isolées  ne  pouvaient  aboutir  à 
l'unité  désirable.  Elles  ont  eu,  du  moins,  le  mérite  de  préparer  la 
réforme  que  le  Conseil  supérieur  a  adoptée  dans  sa  dernière  session 
et  que  l'arrêté  du  25  juillet   1910  a  sanctionnée. 

Cet  arrêté,  dont  vous  trouverez  ci-joint  un  certain  nombre 
d'exemplaires,  a  pour  objet  de  fixer  et  de  limiter  les  notions  et  les 
termes  techniques  dont  la  connaissance  pourra  être  exigée  dans  les 
examens  relevant  de  mon  administration  et  correspondant  à  l'en- 
seignement primaire  jusqu'au  brevet  supérieur  inclusivement,  à 
l'enseignement  secondaire  des  garçons  et  des  jeunes  lillos  jusqu'au 
baccalauréat  ou  au  diplôme  de  fin  d'études  inclusivement. 

Pour  éviter  toute  erreur  d'interprétation  et  vous  mettre  à 
même  d'apprécier  l'importance  de  cette  réforme,  je  crois  devoir 


placer  sous  vos  yeux  quelques  extraits  du  rapport  présenté  au 
Conseil  supérieur  par  M.  Tol'tey,  membre  de  cette  assemldée,  au 
nom  lie  la  Commission  chargée  d"éiu<lier  le  projet  et  qui  a  entendu 
la  plupart  des  personnes  qualifiées  en  raison  de  leurs  études  uu  de 
leurs  fonctions,  pour  émettre  un  avis  autorisé  sur  cette  question. 

Le  rapporteur  résume  ainsi  les  critiques  que  l'on  peut  adresser 
au  système  actuel  : 

«  Tout  d'abord,  la  confusion  et  le  désordre  d'une  nomenclature 
flottante  :  le  même  fait  grammatical  recevant  des  noms  différents', 
qui  tantôt  s'ajoutent  et  tantôt  s'excluent,  comme  nom  et  substantif, 
verbes  transitifs  ou  actifs,  intratisilifs  ou  neutres,  pronominaux 
et  )-é/7eV/i«N-;  compléments  de  vinirt  noms  différents;  propositions 
absolues  ou  iwlénendantes,  subordonm'es,  com/jlélives,  incidentes, 
explicatives,  déterminatives,  etc.,  etc. 

Puis,  les  définitions  les  plus  variées,  d'ailleurs  toujours  insuffi- 
santes, d'où  l'on  essaie  de  tirer,  par  voie  de  déduction,  certaines 
conclusions  trop  souvent  peu  exactes;  des  classifications  intermi- 
nables ;  des  systèmes  compliqués,  subtils,  plus  ou  moins  ingénieux, 
mais  précaires:  des  notions  étrangères  introduites  dans  renseigne- 
ment grammatical,  comme  ce  verbe  attributif  qui  tantôt  est  le 
mot  principal  du  discours  parce  qu'il  marque  l'action,  et  tantôt 
n'est  plus  que  l'équivalent  d'un  participe  amalgamé  avec  le  verbe 
être.... 

Résultats.  —  Chaque  professeur  essayant  péniblement  d'accorder 
son  système  avec  celui  de  son  prédécesseur  ou  du  livre  en  usage, 
roiluit  à  marquer  en  rpielquo  sorte  à  son  effigie,  au  début  <le  son 
cours,  la  nomenclature  qui  lui  servira  pour  se  faire  comprendre 
pendant  une  année;  rAdnnnistration  obligée  de  réfréner  des  initia- 
tives qu'en  d'autres  circonstances  elle  eût  été  heureuse  d'encoura- 
ger; un  verbalisme  vieillot,  sans  valeur  éducative,  substitué  à  la 
féconde  et  vivante  étude  des  textes;  au  milieu  de  ce  chaos,  la  gram- 
maire prétendant  à  devenir,  dès  les  classes  élémentaires,  une 
siMence  distincte,  se  suffisant  à  elle-même,  et  ayant  sa  fin  en  soi  ; 
lesélèves  rebutés,  moqueurs  et,  malheureusement  pour  eux,  échouant 
aux  examens  quand  ils  se  trouvent  en  présence  d'examinateurs 
intolérants.  L'on  a  rappelé  à  votre  Commission  le  cas  d'une  jeune 
fille  qui,  dans  un  concours  très  important  pour  elle,  a  reçu  la  note 
zéro,  parce  qu'elle  avait  nommé  un  certain  verbe  inlransilif  au 
lieu  de  neutre. 


«  L'effort  demandé  par  certains  maîtres  à  de  jeunes  élèves  n'est 
presque  jamais  compensé  par  un  profit  réel. 

Il  y  a  donc  lieu  de  diminuer  les  exigences  grammaticales  : 
d'adopter  une  nomenclature  plus  simple;  de  substituer  franche- 
ment la  grammaire  d'observation  à  la  grammaire  des  règles,  de 
définitions  et  de  déductions  ;  de  rompre  avec  cette  idée  fausse  que 


—  6  — 

la  grammaire  est  toujours  conforme  à  la  logique  ;  enfin,  de  rem- 
placer maint  arrangement  artificiel  par  un  ordre  mieux  en  rapport 
avec  la  réalité  des  faits.  » 

La  nomenclature  annexée  à  l'arrêté  du  25  juillet  1910  n'est  pas 
une  nomenclature  totale,  encore  moins  un  recueil  complet  à  l'usage 
de  tous  les  ordres  d'enseignement. 

Le  rapporteur  de  la  Commission  en  donne  la  raison  : 

«  Nous  avons  eu  peur  des  excès  de  zèle;  nous  avons  craint  qu'en 
certains  cas  on  ne  voulût  trop  tùt  munir  les  élèves  de  tout  ce 
bagage;  le  souvenir  du  passé  nous  rendait  circonspects.  Au  lieu 
de  donner  une  nomenclature  totale  où  il  n'y  aurait  qu'à  puiser 
selon  les  besoins,  nous  avons  cru  mieux  faire  de  préparer  une 
nomenclature  restreinte,  mais  suffisante  pour  les  premières  études. 

Nous  nous  sommes  attachés  à  ne  pas  employer  de  termes 
nouveaux  et  à  choisir,  pour  désigner  un  fait  ou  un  groupe  de 
faits,  un  seul  terme,  à  l'exclusion  des  autres  termes  similaires. 

De  plus,  nous  nous  sommes  tenus  à  la  seule  grammaire  fran- 
çaise, estimant  qu'en  létat  actuel  de  la  science  internationale,  les 
besoins  des  autres  langues  ne  sont  pas  exactement  les  mêmes  et 
qu'il  appartient  aux  professeurs  de  latin,  de  grec,  d'allemand, 
d'anglais,  etc.,  d'ajouter  au  moment  opportun  ce  qui  leur  parait 
nécessaire. 

D'ailleurs,  les  mots  que  nous  conservons  ne  se  recommandent  ni 
par  leur  signification  propre,  ni  par  leur  valeur  historique;  tout  le 
monde  sait  que  le  vocabulaire  grammatical  laisse  beaucoup  à 
désirer;  la  plupart  des  termes  employés  ont  un  sens  très  vague  : 
article,  pronom,  adverbe:  quelques-uns  n'en  ont  point  du  tout  : 
imparfait,  pli;s-que-parfait,  subjonctif.  Mais  ils  servent  depuis 
longtemps;  ils  sont  appuyés  sur  des  habitudes,  des  traditions,  et 
on  ne  peut  pas,  pour  le  moment,  les  remplacer  par  d'autres.  Tels 
quels,  ils  suffisent  pour  l'enseignement  élémentaire  de  la  gram- 
maire. 

Les  professeurs  ne  seront  pas  obligés  de  se  servir  de  tous  les 
mots  de  cette  nomenclature.  Dans  l'enseignement  primaire,  notam- 
ment, et  pour  les  élèves  qui  n'ont  pas  à  étudier  d'autre  langue  que 
le  français,  il  conviendra  de  réduire  autant  que  possible  le  voca- 
bulaire technique.  Les  formes  grammaticales  doivent  s'apprendre 
par  des  exercices  pratiques  appropriés  et  la  syntaxe  par  l'obser- 
vation méthodique  des  textes. 

Dans  les  classes  supérieures,  si  le  maître,  désireux  de  mieux 
expliquer  un  texte  et  de  rendre  compte  d'une  nuance  délicate  dans 
l'expression  de  la  pensée,  est  obligé  d'employer  des  mots  qui  ne 
figurent  pas  dans  la  nomenclature,  il  choisira  dans  la  langue 
courante  des  termes  à  la  fois  exacts  et  corrects.  Certains  mots  ne 
doivent  pas  être  considérés  comme  des  mots  techniques,  ils  appar- 
tiennent en  réalité  à  la  langue  générale,  et  personne  ne  les  discute. 


C est  ce  qui  expli(|iie  l'abseiico,  dans  notre  nonienclatuie,  des  mots  : 
voyelles,  consonnes,  iliphtongucs,  éiisioii,  contraction,  accents, 
apu'strophe,  préfixes,  suflixes,  etc.  » 

La  nomenclature  à  laquelle  le  Conseil  supérieur  s'est  arrêté 
nengasre  aucun  système  pédagogique  ou  philosophique,  aucune 
méthode  d'enseignement. 

«  Le  mot  pronom  conservé  ne  signifie  pas  que  ce  mot  doive  être 
donné  comme  rempla(,ant  partout  un  nom  :  ce  n'est  qu'un  signe  de 
convention  consacré  par  l'usage,  à  la  fois  siniple  et  commode.  Et 
ainsi  du  reste.  Les  professeurs  restent  lilires  de  présenter  les  faits 
grammaticaux  et  de  les  expliquer  à  leur  manière.  La  seule  chose 
que  nous  leur  demandons,  c'est  de  désigner  en  toute  circonstance 
le  même  fait  par  le  même  mot,  comme  l'on  procède  dans  les  autres 
matières  d'enseignement. 

Sans  doute,  le  rejet  de  certains  vocables,  tels  que  verbe  substantif 
ou  verbe  attributif,  restreint  un  peu  la  liberté  du  professeur.  Mais 
nous  avons  supprimé  ces  vocables  avec  intention,  pour  marquer 
les  limites  dans  lesquelles  il  convient  de  tenir  l'enseignement 
grammatical.  Le  professeur  n'a  pas  à  essayer  d'accorder  les  faits 
du  langage  avec  les  conceptions  de  la  logique.  On  ne  doit  analyser 
et  décomposer  que  dans  la  mesure  nécessaire  à  l'intelligence  d'une 
phrase;  le  verbe  prétendu  attributif  est.  au  regard  de  la  gram- 
maire, un  mot  simple  :  qu'il  reste  donc  simple.  On  n'a  pas  non 
plus  besoin  d'établir,  pour  les  propositions,  une  sorte  de  prototype 
sur  lequel  toutes  seraient  modelées  uniformément:  si  une  propo- 
sition ne  contient  que  deux  termes,  comme  :  vous  écrivez,  ou  même 
qu'un  seul,  comme  :  venez,  il  faut  s'en  contenter  et  renoncer  aux 
sous-entendus  qui  donnent  des  constructions  aussi  disgracieuses 
que  peu  françaises. 

Pas  davantage  la  grammaire  élémentaire  ne  doit  avoir  la  pré- 
tention de  tout  étiqueter,  de  tout  cataloguer,  de  tout  définir  dans 
les  faits  du  langage.  Que  dirait-on  d'un  professeur  de  sciences  qui 
prétendrait  imposer  à  ses  élèves  la  liste  de  tontes  les  variétés  de 
plantes,  de  minéraux  ou  d'animaux?  Dans  son  infinie  complexité, 
la  langue  présentera  toujours  des  formes  qui  déborderont  les 
définitions,  qui  échapperont  aux  classifications  les  plus  étendues. 

Il  faut  également  se  défaire  du  préjugé  de  l'analyse  intégrale. 
L'important  est  que  les  jeunes  enfants  puissent  avoir  un  aperçu 
général  de  la  structure  des  phrases  et  qu'ils  tirent  profit  de  l'étude 
des  textes  pour  s'habituer  à  parler  et  à  écrire  correctement  eux- 
mêmes.  Que  l'on  renonce  donc  à  ces  tableaux  d'analyse  logique 
où  sont  mis  sur  un  même  plan  tous  les  mots,  toutes  les  proposi- 
tions. Que  l'on  exerce  plutôt  les  enfants  à  faire,  le  plus  souvent 
oralement,  soit  l'analyse  de  la  forme,  soit  l'analyse  de  la  fonction 
de  certains  mots  ou  groupes  de  mots,  soit  l'analyse  de  la  nature  et 
de  la  fonction  des  propositions. 


«  La  Commission  eût  vivement  désiré  trouver  une  classification 
qui  distinguât  partout  la  forme  et  le  sens.  Mais  il  a  fallu  y  renoncer, 
en  raison  du  jeune  âge  des  enfants  pour  qui  est  faite  cette  nomen- 
clature. 

Lorsqu'ils  se  trouveront  en  présence  d'élèves  plus  âgés,  les  maî- 
tres pourront  faire  cette  distinction,  s'ils  la  jugent  utile. 

D'autre  part,  quand  l'analyse  servira  à  rintelUgence  d'un  texte, 
rien  n'empêchera  le  professeur  d'expliquer  qu'il  va  un  complément 
direct  ou  indirect  indiquant  Vobjet  de  l'action  et  des  compléments 
de  circonstance  qui  marquent  le  lieu,  le  temps,  la  manière,  etc. 

u  De  parti  pris,  la  Commission  n'a  pas  donné  de  définitions. 
Presque  toutes  celles  que  les  grammairiens  ont  proposées  sont  ou 
inexactes  ou  trop  difficiles  pour  les  -  petites  classes,  c'est-à-dire 
plus  nuisibles  qu'utiles  à  un  enseignement  rationnel. 

L'enfant  peut  arriver,  par  intuition,  à  comprendre  les  premiers 
termes  de  la  grammaire.  L'observation  bien  conduite  lui  fera  dis- 
tinguer, dans  un  texte,  les  noms,  les  pronoms  et  les  verbes,  sans 
qu'il  soit  absolument  nécessaire  de  les  définir  ». 

Telles  sont  les  considérations  qui  ont  motivé  l'avis  favorable 
donné  par  le  Conseil  supérieur  au  projet  d'arrêté  qui  lui  a  été  sou- 
mis. Il  est  permis  d'espérer  que  l'enseignement  grammatical 
«  délivré  d'une  terminologie  confuse,  de  formules  artificielles,  de 
règles  a  priori,  d'exemples  préparés  pour  les  besoins  de  la  cause  » 
deviendra  plus  souple  et  plus  vivant,  et  que  les  professeurs  pour- 
ront désormais  employer  plus  de  temps  à  l'étude  de  la  vraie 
langue,  de  la  langue  qui  est  fondée  sur  l'usage,  et  que  l'on  trouve 
dans  les  textes  des  grands  écrivains. 

Quant  à  l'application  de  la  réforme,  il  va  de  soi  que  les  profes- 
seurs, à  quelque  ordre  d'enseignement  qu'ils  appartiennent,  de- 
vront se  conformer,  dès  la  rentrée  des  classes,  aux  prescriptions  de 
l'arrêté  du  25  juillet  dernier  et  aux  indications  que  je  viens  de 
vous  rappeler.  Mais,  en  ce  qui  concerne  les  livres  de  grammaire 
actuellement  en  usage  dans  les  écoles,  dans  les  collèges  et  dans  les 
lycées,  les  maîtres  et  les  élèves  continueront  à  se  servir  provisoire- 
ment de  ceux  qu'ils  ont  entre  les  mains.  On  ne  peut  imposer  tout 
d'un  coup  aux  établissements  et  aux  familles  un  changement  de 
livres  qui  serait  pour  eux  très  onéreux. 

D'autre  part,  j'estime  que  les  intérêts,  dans  ce  qu'ils  ont  de 
plus  légitime,  des  auteurs  et  des  éditeurs  de  grammaires  doivent 
être,  autant  que  possible,  sauvegardés. 

Je  vous  prie  de  porter  cette  circulaire  à  la  connaissance  de 
MM.  les  Inspecteurs  d'académie  et  des  chefs  d'établissements  de 
votre  ressort  et  de  leur  donner  les  instructions  nécessaires  pour 
son  exécuticn. 

G.\STON  DOUMEKGUE. 


Pori:.  —  Imp.  K  Capiouont  cl  C'«,  rue  lie  Seine,  b7. 


...^NNÉE   PRKPARATOIEE 


DE 


G 


\y. 


X 


P\\\     DEMANDES     ET     PAi«      UKl'oNSES 
AVEC      22'S      KXF.nr.lCE.S      FACILES 


l'AR 


LARIVE  et  FLEURY 

\   c  \  ■   \  ■ 

«  Faire  simple.   » 


VS)  \  % 


LIBRAIRIE    ARMAND    COLIN 

Rue    de    mézières,    3,    PARIS 
1910 

Droite  de  reproduction  et  de  traduction  réservés  pour  tous  pays. 

{iOT  Édition.) 


PRÉFACE 

cette  Année  préparai  oire  reni'erme  tout  ce  qui  doit  être  enseigné 
aux  enfants  de  7  à  9  ans  qui  su  i  vent  le  cours  élém  entaire  de  nos  écoles. 

Toujours  une  règle  de  deux  lignes  répond  à  une  demande  d'une 
ligne;  un  exemple  de  quelques  mots  confirme  la  règle,  et  de  petits 
exercices  de  huit  à  dix  lignes  contribuent  à  la  fixer  dans  la  mémoire. 
Ces  exercices  sont  placés  au-dessous  des  règles  imprirhées  en  gros 
caractères.  Nous  nous  sommes  efforcés  de  les  mettre  tout  à  fait  à  la 
portée  des  jeunes  enfants:  point  de  mots  ambitieux,  point  de  sujets 
trop  sérieux.  Les  mots  sont  empruntés  au  langage  usuel  et  les 
devoirs  roulent,  le  plus  souvent,  sur  de  petites  anecdotes  morales. 

Désireux  de  suivre  exactement  le  programme  de  1887,  dans  cette 
nouvelle  édition  nous  avons  ajouté  des  exercices  de  diction,  des 
interrogations  sur  le  se?J5  et  la  fonction  grammaticale  â^?,  mots, 
sur  la  décomposition  de  la  proposition  en  ses  termes  essentiels, 
sur  la  construction  de  petites  phrases  avec  des  éléments  donnés. 

On  trouvera  dans  cette  nouvelle  édition  un  certain  nombre  de 
devoirs  ayant  trait  au  nouvel  enseignement  imposé  par  l'arrêté 
ministériel  du  9  mars  1897,  Cet  arrêté  introduit  dans  les  program- 
mes de  langue  française  des  «  notions  précises  sur  les  dangers  de 
V alcoolisme  au  point  de  vue  de  l'hygiène  et  delà  iiiorale  '  ». 

Nous  avons  à  cœur  de  répondre  par  des  améliorations  au  bien- 
veillant accueil  que  les  Maîtres  et  les  Elèves  ont  fait  à  notre  Cours 
de  Grammaire,  et  c'est  pour  nous  un  devoir  d'y  introduire  les 
perfectionnements  dont  il  peut  être  susceptible. 

LARIVE   ET   FLEURY. 

1.  On  consultera  aussi  avec  profit  le  Livret  d' Anti-alcoolisme 
de  la  collection  Charles  Dupuy  et  l'ouvrage  du  docteur  Galtier- 
BoissiÈRE,  VEnseignement  de  V Anti-alcoolisme. 


Programme  de  1887 
(cours 

Notions  premières,  don- 
nées oralement  sur 
le  nom  (le  nombre,  le 
genre),  l'adjectif,    le 

fironom,  le  verbe 
premiers  éléments 
de  la  conjugaison). 

Idée  de  la  formation  du 
pluriel  et  du  féminin  ; 
—  de  l'accord  de  l'ad- 
jectif avec  le  nom, 
du  verbe  avec  le  sujet. 

Idée  de  la  proposition 
simple. 

1»  Exercices  (faux. 

Questions  ei  explica- 
tions notamment  au 
cours  de  la  leçon  de 
lecture,  ou  de  la  cor- 
rection dos  devoirs. 
Interrogations  sur  le 
sens,  I  emploi,  l'or- 
thographe des  mots 
du  texte  lu-  —  JKpel- 


et  arrêté  de  1897.  — 

ÉLÉMl'.NTAIRE,    DE    7    A    9 

lation  des  mots  diffi- 
ciles. 

Reproduction  orale  de 
petites  phrases  lues 
et  expliquées,  puis 
de  récits  faits  par  le 
maître. 

2°  Exercices  de  mé- 
moire : 

Récitation  de  poésies 
d'un  genre  très  sim- 
ple. 

3°  Exercices  écrits  : 

Dictées  graduées  d'or- 
thographe usuelle  et 
d'orthographe  de  rè- 
gles. 

Petits  exercices  gram- 
maticaux de  lorme 
très  variée. 

Quelques  dictée/  relati- 
ves à  l'alcoolisme,  sa 
taideur,  tes  dangers. 


Langue  française. 

ANS.) 

{Arr.  ministériel  du 
9}nars  1897). 

Reproduction  écrite  (au 
tableau  noir,  sur  l'ar- 
doise, sur  cahier),  de 
quelques  phrases  ex- 
pliquées précédem- 
ment. 

Composition  de  petites 
phrases  avec  des  élé- 
ments donnés. 

4°  Exercices  d'anrlyse  : 

Analyse  grammaticale 
(le  plus  souvent  ora- 
le, quelquefois  écrite) 

Décomposition  de  la 
proposition  en  ses 
termes  essentiels. 

5"  Lecture  à  haute  voix 
par  le  maître,  deux 
fois  par  semaine, 
d'un  morceau  propre 
à  intéresser  les  en- 
fsDta. 


L'ANNÉE   PRÉPARATOIRE 

DE  GRAMMAIRE 


D.  Combien  y  a-t-t'l  de  lettres  en  français? 

R.  —  i.  Il  y  a  en  français  vingt-cinq 
lettres,  qui  sont  :  a,  b,  c,  d,  e,  f,  g,  h,  i,j, 

k,  l,  m,  11,  0,  p,  q,  r,  s,  t,  u,  v,  x,  y,  z. 

D.  Combien  y  a-t-il  de  sortes  de  lettres? 

R.  —  2.  Il  y  a  deux  sortes  de  lettres  :  les 
voyelles  et  les  consonnes. 

D.   Combien  y  a-t-il  de  voyelles  ? 

R.  —  5.  l\  y  3i  six  voyelles,  qui  sont  :  a, 
e,  i,  0,  u,  y. 

D.  Combien  y  a-t-il  de  consonnes? 

R.  —  4.  Il  y  a  dix-neuf  consonnes,  qui 
sont  :  b,  c,  d,  f,  g,  h,  j,  k,  l,  m,  n,  p,  q,  r,  s, 

t,  V,  X,  z. 

D.   Combien  distingue- t-on  de  sortes  d'e? 

R.  —  D.  On  distingue  trois  sortes  d'e  :  Ve 
muet,  e,  l'é  fermé,  é,  et  l'è  ouvert,  è,  ê. 

D.   Combien  y  a-t-il  de  sortes  d'accents? 

R.  —  6.  Il  y  a  trois  sortes  d'accents  : 
l'accent  aigu  ('),  l'accent  ^raye  (')  et  l'accent 
circonflexe  (^). 


4  JNOM  OU  SUBSTANTIF. 

NOM  OU  SUBSTANTIF 

D.  Qu  appelle-t-on  «  nom  »  ou  «  substantif  »  ? 

R.  —  7.  On  appelle  nom  ou  substantif 
tout  mot  qui  sert  à  nommer  une  personne,  un 
animal  ou  une  chose,  comme  Pierre,  chien, 
livre. 

Nom  commun  et  nom  propre. 

D.  Combien  y  a-t-ilde  sortes  de  noms? 

R.  —  8.  Il  y  a  deux  sortes  de  noms  :  le 
nom  commun  et  le  nom  propre. 

Exercice  1. 

Copiez  et  distinguez  les  noms  d'hommes  ou  de  femmes  des  noms  d'animaux. 

Louis,  nom  d'homme.  Gustave,  nom  d'homme... 

Jacques,  nom  d' ...  Poule,  nom  d'animal. 

Cheval,  nom  d'animal.  Lapin,  nom  d' ... 

Mouton,  nom  d'...  Auguste,  nom  d'... 

Ernest,  nom  d'...  Chèvre,  nom  d'... 

Marie,  nom  de  femme.  Emile,  nom  d' ... 

Chat,  nom  d'...  Rat,  nom  d'... 

Chien,  nom  d'...  Abeille,  nom  d'... 

Exercice  2. 

Copiez  et  distinguez  les  noms  d'hommes  ou  d'animaux  des  noms  de  choses. 

Henri,  nom  d'homme.  Lit,  nom  de  chose. 

Michel,  nom  d'...  Corde,  nom  de... 

Souris,  nom  d  ...  Charles,  nom  d' ... 

Grenouille,  nom  d'...  Toupie,  nom  de... 

Table,  nom  de  chose.  Voiture,  nom  de  chose. 

Lampe,  nom  de  ...  Bœuf,  nom  d'... 

Maison,  nom  de...  Encrier,  nom  de  ... 

Philippe,  nom  d' ,,.  Crapaud,  nom  d'... 


i>'OM  OU  SUBSTANTIF.  5 

Nom  commun. 

D.  Qu' appelle- t-on  k  nom  commun  »? 

R.  —  9.  On  appelle  nom  commun 
tout  nom  qui  s'applique  à  toutes  les  person- 
nes ou  à  toutes  les  choses  de  la  même  espèce. 

D.  Les  mots  «  homme,  cheval,  maison  »,  sont-îls  des 
noms  communs? 

R.  —  -10.  Oui,  les  mots  homme,  cheval, 
maison,  sont  des  noms  communs. 


Exercice  3. 

Les  noms  d'arbres  et  de  h-nit8  sont  des  noms  communs.  Distinguez-les. 

Pommier,  nom  d'arbre,  est  un  nom  commun,  pane  qu'il 

sert  à  désigner  n'importe  quel  pommier. 
Cerise,  nom  de  ...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sertà  designer 

n'importe  quelle  cerise. 
Pêche,  nom  de...,  est  un  nom...,  parce  qu'il  sert  à  dé-.-igner 

n'importe  quelle  pêche. 
Abricotier,  nom  d'  ...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  seit  à  dé- 
signer n'importe  quel  abricotier. 
Prune,  nom  de  ...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  dési- 
gner n'importe  quelle  prune. 

Exercice  4. 

Les  nom»  de  jouets  et  d'outils  sont  des  noms  communs.  Distingue?  'es. 

Scie,  nom  d'outil,  est  un  nom  commun,  parce  qu'i-  sert  à 
désigner  n'importe  quelle  scie. 

Bille,  nom  de  ...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  désigner 
n'importe  quelle  bille. 

Marteau,  nom  d'...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  dési- 
gner n'importe  quel  marteau. 

Lime,  nom  d'...,  est  un  nom...,  parce  qu'il  sertà  désigner 
n'importe  quelle  lime. 

Cerceau,  nom  de...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  dési- 
gner n'importe  quel  cerceau. 


6  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

Nom   propre. 

D.  Qu'appelle-t-on  «  nom  propre  »? 

R.  —  W.  On  appelle  nom  propre  tout 
nom  qui  sert  à  désigner  les  personnes  ou  les 
choses  uniques  de  leur  espèce. 

D,  Les  mots  «  Robert^  Julie,  Paris,  la  Seine  »,  sont- 
ils  des  noms  propres  ? 

R.  —  ^2.  Oui,  les  mois  Bobert ,  Julie,  Paris, 
la  Seine,  sont  des  noms  propres. 

D.  Comment  doit  s'écrire  la  «  première  lettre  »  d'un 
nom  propre  ? 

R.  —  -15.  La  première  lettre  d'un  nom 
propre  doit  s'écrire  avec  une  majuscule 
ou  grande  lettre  :  'Robert,  Julie,  Paris,  la 
Seine. 

Exercice  5. 

Les  noms  de  famille  et  les  noms  de  baptême  (prénoms)  sont  des  noms  propres. 

Louis,  nom  d'homme,  est  un  nom  propre,  parce  qu'il  sert 
à  désigner  un  seul  Louis,  celui  dont  on  parle. 

Marie,  nom  de  femme,  est  un  nom  propre,  parce  qu'il  sert 
à  désigner  une  seule  Marie,  celle  dont  on  parle. 

Gustave,  nom  d'  ...,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  dé- 
signer un  seul  Gustave,  celui  dont  on  parle. 
Exercice  6. 

Les  noms  de  pays,  de  villes,  de  fleuves,  etc. ,  font  des  noms  propre». 

La  France,  nom  de  pays,  est  un  nom  propre,  parce  qu'il 
sert  à  désigner  un  seul  pays  :  la  France. 

Pans,  nom  de  ville,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à  dé- 
signer une  seule  viile  :  Paris. 

Marseille,  nom  de  ville,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à 
désigner  une  seule  ville  :  Marseille. 

La  Seine,  nom  de  fleuve,  est  un  nom  ...,  parce  qu'il  sert  à 
désigner  un  seul  fleuve  :  la  Seine. 


NOM  OU  SUBSTAM  IF. 

14.  Leçon  préparatoire 


D.  Conjuguez  le  présent  de  Vindicatif  du  verbe  «  être  « . 

[Petits  parçons  ]  [Petites  611es.] 

Je         SUIS        bonne 
Tu        es  bonne 

Jeanne  est  bonne 

Nous    sommes  bonnes 


Je       suis        bon 
Tu      es  bon 

Jean   est  bon 

Nous  sommes  bons 


Vous  êtes        bons  Vous    êtes         bonnes 
et'uuisi  sont      bons  !  ^'^^  \  sont       bonnes 


7.  L'alcool    tue. 

[Questionner  sur  le  sens  <\e%  mots.  —  Progr.  de  1887'). 
Distinguez  les  noms  propres  des  noms  communs.  Ecrivez    Meunier,  nom  commun. 

Le  meMnter(...)/0fln-P'<?rre(..) habitait  unjo'l  viUage{...) 
de  la  Nièvre  (...).  Son  moulin  (...)  menait  grand  bruit  (...) 
sur  la  rivière  (...).  Grâce  à  sa  femme  (...)  Madeleine  (...), 
Vintérieur  (...)  en  était  propre  et  gai.  Une  mignonne 
fillette  (...)  y  babillait  du  matin  (...)  jusqu'au  soir  (...).  Elle 
avait  cinq  ans  (...)  et  se  nommait  Jeanne  (...). 

Tout  ce  bonheur  [...)  est  fini.  Le  moulin  (...)  ne  tourne 
plus.  Jean-Pierre  (...)  est  désespéré  et  Madeleine  (.,,) 
pleure  nuit  (...)  eijour  (...).  Qu'est-il  donc  arrivé  ? 

8.  —  Un  matin  (...),  le  fermier  (...)  Gaspard  (...)  était  venu 
voir  Jean-Pierre  (...).  Le  meunier  (...)  lui  avait  fait  boire 
■■<  une  goutte {...)  ».  En  reconduisant  Gaspard  {...),  il  avait 
laissé  la  bouteille  (...)  d'eau-de-vie  (..,)  sur  la  table  (...).  Or, 
Madeleine  (...)  était  allée  au  jardin  (...). 

La  petite  Jeanne  (...),  restée  seule,  voulut  faire  comme 
son  papal...);  elle  se  versa  unverre  (...)  d'eau-de-vie  {...)  et 
le  but.  Quand  sa  mère  (...)  rentra,  l'enfant  tomtm  dans  ses 
bras  (...)  en  balbutiant  :  «  J'ai  bu  la  goutte  (...)  ->;  puis  elle 
perdit  connaissance  (...).  Elle  mourut  dans  la  nMif(...)  d'une 
congestion  (...)  cérébrale. 


8  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

9.  Il  faut  se  défier  des  apparences. 

Le  maître  fera  lire  l'historiette  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  scn'i 
la  ttnture  et  Yorthogravhe  des  mots.  (Prof;r.  de  1887). 

1.  Lucien  se  promenait  un  jour  avec  son  père  dans  un 
ch(!niin  bordé  de  haies  et  d'arbustes  de  toute  sorte. 

2.  «  Oh!  les  jolies  baies  rouges,  s'écria-t-il  tout  à  coup; 
comme  elles  doivent  être  bonnes!  » 

3.  Mais  à  peine  y  avait-il  goûté  qu'il  fit  la  grimace  et  les 
rejeta  loin  de  lui  avec  colère. 

4.  «  Je  n'aurais  jamais  cru,  dit-il,  que  de  si  beaux  fruits 
pussent  être  si  âpres!  » 

5.  —  Que  ce  petit  désagrément  te  serve  de  leçon  à  l'ave- 
nir, mon  cher  Lucien,  lui  répondit  son  père. 

6.  «  11  ne  faut  jamais  se  fier  aux  apparences,  car  il  en  est 
des  hommes  comme  des  fruits:  bien  des  gens  cachent  leurs 
défauts  sous  des  dehors  aimables  et  séduisants.  » 

10.  Exercice  de  diction.  (Progr.  de  1887). 

Questions  sur  l'historiette  qui  précède.  —  Les  élèves  y  répondront  de  vive 
«voix,  à  leur  manière. 


1.  Que  faisaient  Lucien  et  son 
père  ? 

2.  Que  vit  Lucion  dans  sa  pro- 
menade et  par  quelles  paroles 


4.  Comment  &'exprima-t-il  à 
ce  sujet  ? 

5.  Quel  conseil  le  père  donna- 
t-il  à  son  fils  ? 


montra-t-il  sa  joie  ?  6.  Quels  sont  les  hommes  que 

3.  Que  fit-il  du  fruit  après  y     l'on   peut  comparer  aux  jolies 

avoir  goûté?  |  baies  rouges? 

11.  Rédaction.  —  Tons  les  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur    manière 

l'historiette  qui  précède. 

12.  Nature  des  mots.  (Progr.  de  1887). 

Les  noms  des  phrases  qui  suivent  représentent  des  personnes  ou  des  choses 
«  qu'on  peut  toucher  »  ;  les  verbes  expriment  une  action.  —  Le  maître  le  fera 
remarquer  aux  élèves. 

Le  jardinier  échenille  l'arbre.  —  Le  médecin  vaccine 
les  enfants. —  Le  laboureur  sème  le  blé.—  Le  maréchal  ferre 
les  chevaux.—  La  couturière  enfile  son  aiguille. —  La  ména- 
gère savonne  le  linge.  —  Le  pharmacien  pèse  les  potions. 
—  La  taupe  mange  les  vers  blancs.  —  Le  relieur  rogne  les 
livres. 

12  6î>.  Devoir.  —  Écrivei .-  Le  jardinier  (nom)  échenille  (verbe)  l'arbre 
(tom). 

\(.)a  trouvera  dans  le  Livre  du  maître  et  dans  le  volume  A' Exercice»  prépara- 
toires, de*  devoirs  analogues  à  ceux  qui  précèdent.] 


KOM  OU  SUBSTANTIF,  9 

MASCULIN  ET  FÉMININ 

D.  Combien  y  a-t-il  de  «  genres  »  en  français? 

R.  —  15.  Il  y  a  en  français  deux  genres  : 
le  masculin  et  le  féminin. 

D.  De  quel  genre  sont  les  noms  «  d'hommes  »  7 

R.  —  ^6.  Les  noms  d'hommes  sont  du 
genre  masculin.  Tels  sont  :  Louis,  Jean, 
Adrien. 

D.  De  quel  genre  sont  les  no?ns  de  «  femmes  »  ? 

R.  —  ^7.  Les  noms  de  femmes  sont  du 
genre  féminin.  Tels  sont  :  Louise,  Jeanne, 
Adrienne. 


Exercice  13. 

Distinguez  les  noms  masculins  des  noms  féminins. 

Paul,  nom  d'homme,  est  du  Pierre,  nom  d' ...,est  du  ... 

masculin.  Thérèse,  nom  de  ...,  esi  du  ... 

Julie,  nom  de  ...,  est  du...  Alexandre,  nomd'...,e3Ldu... 

Ernest,  nom  d'  ...,  est  du  ...  Nicolas,  nom  d'  ...,  est  du  ... 

Edouard,  nom  d' ...,  est  du  ...  Virginie,  nom  de...,e..'c'u  ... 

Marie,  nom  de   ...,  est  du  ...  Catherine, nomde...,estdu... 

Louise,  nom  de...,  est  du  ...  Jean,  nom  d'  ...,  est  du  ... 

14.  Même  exercice. 

Père,  nom  d'homme,  est  du  Cordonnier, nomd'..,estdu.. 

masculin.  Épicier,  nom  d'  ...,  est  du... 

Mère,  nom  de  ...,  est  du  ...  Servante,  nom  de...,  estdu... 

Frère,  nom  d'  ...,e3tdu...  Perruquier, nomd'.., estdu  .. 

Sœur,  nom  de  ...,  estdu  ...  Pâtissier,  nom  d  ...,  estdu  .,. 

Oncle,  nom  d'  ...,  est  du  ...  Fermière,  nom  de...,  estdu  ... 

Cousin,  nom  d'  ...,  estdu...  Meunière, nomde,.,, estdu... 


10 


NOM  OU  SUBSTANTIF. 


MASCULIN 


Masculin. 

D.  Dit-on  «  le  »  berger ^  ou  «  la  »  berger? 

R.  —  ^  8.  On  dit  :  le  berger. 

D.  Dit-on  «  un  »  grand-père  ou  «  une  »  grand-père  1: 

R.  —  ^9.  On  dit  :  un  grand-père. 

D.  D'après  cela,   comment  reconnaît-on 
quun  nom  est  du  genre  masculin? 

■m  R.  —  20.  On  reconnaît  qu'un 

I  /^  nom  est  du  genre  masculin 
A  V>  quand  on  peut  mettre  le  ou  un 
devant  ce  nom. 

D.  Citez  des  exemples. 

-  .  ^^      R.  —  2^ .  Père,  lion,  soleil  sont 
m  I  Idu  genre  masculin,  parce  qu'on 
peut  dire  :  le  père,  un  père  ;  le 
lion,  un  lion  ;  le  soleil,  un  soled. 


ou 


Exercice  15 

Copiez  l'eiercice  suivant  en  imitant  la  première  phrase  : 

Cheval  est  du 

masculin  parce  qu'on 

dit  le  cheval, 

un  cheval. 

comme  on  dit  le  père,  unpère. 

Cahier  est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Livre  est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Tapis   est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Pavé    est  du 

...  parce  qu'où  dit  ... 

,  ...,  comme 

ou  dit  ... 

Chariot  est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Coq     est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Lapin  est  du 

...  parce  qu'où  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Cocher  est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Chien  est  du 

,..  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Tiroir  est  du 

...  parce  qu'on  dit  ... 

,  ...,  comme 

on  dit  ... 

Grenier  est  du 

...  parce  qu'on  dit  „.. 

,  ...,  comme 

on  dit  ,.. 

NOM  OD  SUBSTANTIF. 


ti 


Féminin. 

D.  Dit-on  «  la  »  bergère,  ou  «  le  »  bergère  ? 

R.  —  '22.  On  dit  :  la  bergère. 

D.  Dit-on  «  une  y^  grand' mère,  ou  a  un  »  grand'mèrel 

R.  —  20.  Ou  dit  :   une  grand'mère. 

D.  D'après  cela,  comment  reconnaît- 
FEMININ  :        on  qu'un  nom  est  du  genre  féminin  ? 

.  R .  —  24 .  On  reconnaît  qu'un 

I  ^1        ^^^^  ^^^  ^^^  genre  féminin 

lOt.       quand  on  peut  mettre  la  ou 

une  devant  ce  nom. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  25.  Mère,  lionne,  lime 
sont  du  genre  féminm,  parce 
qu'on    peut   dire   :   la  mère, 

une   mère;   la   lionne,   une    lionne;    la 

lune,  une  lune. 


ou 


une 


Exercice  16. 

Cupiez  l'exercice  suivant  ea  imitant  la  première 

Route  est   du  féiniDiu  parce  qu'on  d 

comme  ou  dit  la  mère,  une  mère. 
Maison  est  du  ...  parce  qu'on  dit  ... 


pbrase 

it  la 


route,  une  route, 


Chèvre  est  du 
Bouteille  est  du 
Porte  est  du 
Plume  est  du 
Moisson  est  du 
Cruche  est  du 
Poule  est  du 
Charrue  est  du 
Bouche   est  du 


parce  qu'on  dit  ... 
parce  qu'on  dit  ... 
parce  qu  on  dit  ... 
parce  qu'on  dit  ... 
parce  qu'où  dit  ... 
parce  qu'on  dit  ... 
parce  qu'où  dit  ... 
parce  qu'on  dit  ., 
parce  qu'on  dit  ... 


Brouette  est  du  ...  parce  qu'on  dit 


comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 
comme  on 


dit  ... 
dit  ... 
dit... 
dit  ... 
dit... 
dit  ... 
dit  .. 
dit  ... 
dit  ... 
dit  ... 
dit  X. 


12  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

Masculin  et  féminin  (suite). 

D.  De  quel  genre  sont  les  noms  devant  lesquels  on  peut 
mettre  «  le  »  ou  «  un  »  ? 

R,  —  26.  Les  noms  devant  lesquels  on 
peut  mettre  le  ou  un  sont  du  genre  mas- 
culin. 

D.  fJe  quel  genre  sont  les  noms  devant  lesquels  on  peut 
mettre  «  la  »  ou  «  une  »? 

R.  —  27.  Les  noms  devant  lesquels  on 
peut  mettre  la  ou  une  sont  du  genre  fé- 
minin 


Exercice  17. 

Distinguez  les  noms  masculin»  des  nems  féminins.  Ecrivez  :  La  poule,  nom 
féminin  ;  le  mouton,  nom  masculin. 


La  poule,... 
Le  mouton,... 
La  vache,... 
Le  chien,... 
La  chienne,... 


La  chaise,.. 
Le  soulier,. 
Le  balai,... 
La  carotte,. 
Le  chou,... 


Une  cheminée,. 
Un  bois,... 
Une  tuile,... 
Un  pain,,.. 
Une  tasse.... 


La  chatte,... 
Le  bœuf,... 
Le  hanneton,. 
Le  pigeon,... 
La  taupe,... 


Le  lapin,... 
La  brebis,... 
La  chèvre,... 
Le  cheval,... 
Le  moineau,. 


18.  Même  exercice. 


Le  navet,... 
La  pomme,... 
Le  beurre,... 
Le  fromage,.. 
La  poire,... 


La  viande,... 
Le  vin,... 
La  plume,... 
Le  lit,... 
La  marmile,. 


19.  Même  exercice. 


Un  fagot,... 
Une  maison,.. 
Une  prune,... 
Un  chemin,... 
Un  puits,... 


Un  foyer,... 
Une  roule,... 
Un  village,... 
Une  fontaine,. 
Un  fourneau,. 


NOM  OU  SÎ'BSTANTir.  ^3 

28.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  l'imparfait  de  l'indicatif  du  verbe  «  èti-e  ». 


[Petits  garçoi 

IS] 

[Petites  fiUes. 

J' 

étais 

gai. 

J'          étais 

gaie. 

Tu 

étais 

gai- 

Tu         étais 

gaie. 

Louis 

était 

gai. 

Louise  était 

gaie. 

Nous 

étions 

gais. 

Nous    étions 

gaies. 

Vous 

étiez 

gais. 

Vous     étiez 

gaies. 

Loais     1 
et  Luc    J 

étaient 

gais. 

et\rie  1  étaient 

gaies. 

20.  La  ménagerie  du  Jardin  des  plantes. 

[Questionner  sur  le  sens  des  mots.  —  Progr.  de  1887.] 
Distinguez  les  noms  masculins  des  noms  fémlaius.  Écrivez  .  Garçons  (nom 
masculin). 

Deux  petits  garçons  (...),  venus  de  la  province  (...)àParis, 
furent  conduits  au  Jardin  (...)  des  plantes  (...).  On  leur  fit 
visiter  la  ménagerie  (...). 

Ils  virent  successivement  les  ours  (...)  dans  leurs /"osses  (...), 
les  animaux  (...)  féroces,  tels  que  le  lion  (...),  le  tigre  (...), 
Vhyéne  {...),  enfermés  dans  des  cages  (...)  munies  de  forts 
barreaux  {...]  de  fer  (...);  la  galerie  (...)  des  reptiles  (...),  où  de 
nombreux  seiyents  (...),  de  hideux  crocodiles  (...)  les  firent 
reculer  d'effroi.  Ils  rirent  des  grimaces  (...)  des  singes  (...), 
et  furent  émerveillés  en  apercevant  le  gigantesque  élé- 
phant (...). 

Ils  revinrent  chez  eux  enchantés  de  leur  promenade  (...). 

21.  Il   faut  demander   gentiment. 

Médor{...)  est  un  gros  chien  (...).  Il  vient  à  la  cuisine  {...) 
pour  demander  à  manger;  il  aboie,  montre  les  dents  (...): 
on  dirait  qu'il  va  mordre.  Son  maître  (...)  le  meta  la  porte  (...) 
parce  que  Médor  (...)  est  un  chien  (...)  bourru. 

Diane  (...],  au  contraire,  est  une  bonne  chienne  (,..),  bien 
caressante  et  bien  douce.  Pendant  que  son  maître  (...)  esta 
table,  elle  lève  la  tête  (...)  vers  lui,  le  regarde  gentiment  et 
remue  \3i  queue  (...).  Son  maître  (...)  lui  passe  la  main(...) 
sur  la  léte  (...)  et  lui  jette  de  boas  morceaiix  (...). 


14 


NOM  OU  SUBSTANTIF. 


22.  L'enfant  charitable  et  l'entant  égoïste. 

Le  maître  fera  lire  l'historiette  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  sens, 
la  nature  et  l'orthographe  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

1.  Ed  se  rendant  à  l'école,  Paul  rencontra  uu  pauvre 
mendiant  qui  lui  demanda  l'aumône. 

2.  «  Un  petit  sou,  par  pitié,  disait  le  pauvre  homme;  je 
n'ai  rien  mangé  depuis  deux  jours! 

3.  _  Non,  ma  foi!  répondit  Paul  en  s'éloignant  rapide- 
ment, je  n'ai  pas  trop  d'argent  pour  moi.  » 

4.  Jean,  qui  suivait  de  près  son  camarade,  entendit  cette 
réponse.  11  s'approcha  doucement  du  mendiant.  «  iMou  brave 
Matburin,  dit-il,  je  n'ai  pas  d'argent  à  vous  offrir,  mais  j'ai 
dans  mon  panier  du  pain  et  des  fruits;  prenez-les.  » 

5.  Le  soir,  Jean  se  passa  de  goûter.  Mais  il  était  heureux 
en  pensant  au  pauvre  homme  qu'il  avait  secouru,  bien  plus 
heureux  que  Paul,  qui  mordait  pourtant  à  belles  dents 
dans  une  énorme  tartine  de  confitures. 

"^  23.  Exercice  de  diction.  (Progr.  de  1887.) 

Questions  sur  l'historiette  qui  précède.  —  Les  élèves  y  répondront  de  vive  voix, 
à  leur  manière, 

1.  Qui  Paul  rencontra-t-il  en 
se  rendant  à  l'école  ? 

2.  En  quels  termes  le  malheu- 
reux demandait-il  l'aumône  ? 

3.  Quelle  fut  la  réponse  de 
Paul? 

Réflexion  :   Que  pensez- vous 
de  la  conduite  de  Paul? 

4.  Que  fit  Jean  en  entendant 
la  réponse  de  Paul  et  que  dit-il? 


5.  Dites  quel  fut  le  goûter  de 
chacun  des  deux  enfants  et 
pourquoi  Jean  fut  plus  heureux 
que  Paul. 

Réflexions  :  Comment  appelle- 
t-on  les  enfants  qui  se  conduisent 
comme  Paul  et  ceux  qui  se  con- 
duisent comme  Jean  ? 

Duquel  des  deux  devons-nous 
suivre  l'exemple  ? 
23  bis.  Rédaction.  —  Tous  les  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur  manière, 
l'historiette  qui  précède. 

24.  Composition  de  petites  phrases.  (Progr.  de  1887.) 

Les  élèves  répondront  de  vive  voii  aux  questions  suivantes  . 


1.  Quelle  est  la  couleur  du 
Bucre  ? 
a.  Quel  usage tait-on  du  sucre? 

3.  Qu'est-ce  que  le  duvet  ? 

4.  A  quoi  emploie-t-on  le  du- 
vet? 


5.  Quel  est  le  goût  du  vinai- 
gre? 
t).  A  quoi  sert  le  vinaigre? 

7.  Quelle  est  la  couleur  du 
sel? 

8.  Que  faitron  avec  le  sel  ? 


24 6w.  Devoir. —  Les  élèves  répondront  par  écrit  aux  questions  qui  précèdent. 
[On  trouvera  dans    le  Livre   du  maître  et  dans  le  volume  lï Exercices  prépa- 
ratoires, des  devoiri  aiualoKuet  à  ceux  <lQi  précèdeot.] 


NOM    or    SUBSTANTIF  15 

SINGULIER   ET  PLURIEL 

D    Combien  y  a-t-ïl de  «  nombres  »  en  français? 

R.  —  29.  Il  y  a  en  français  deux  nombres  i 
le  singulier  et  le  pluriel. 

Nombre  singulier. 

D.   Quand  un  nom  est-il  au  <«  singulier  v? 

SINGULIER  :  R-    —    50.    Un 

nom  est  au  sin- 
gulier quand  il  ne 
représente  qu'une 
seule  personne 
ou  qu'une  seule 
chose ,  comme  un 
homme,  un  livre; 
V homme,  le  livre. 

Exercice  25. 

Comment  reconnaissez- vous  que  les  mots  suivants  sont  au  singulier? 

Un  pain.  Le  mot  pain  est  au  singulier,  parce  qu'on  ne  parle 
que  d'un  seul  pain. 

Un  boucher    Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on  ne  

Un  couteau.  Le  mol  est  au  ....,  parce  qu'on  ne 

Un  jardinier.   Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on  ne  

Un  soldat.  Le  mot  est  au  parce  qu'on  ne  

26.  Même  exercice. 

école,  l.e  mot  école  est  au  singulier,  parce  qu'on  ne  parle 

que  d'une  seule  école. 

La  pendule.  Le  mot  est  au  ,  parce  qu'on  ne  

La  violette.  Le  mot est  au  «....,  parce  qu'on  ne  

La  poule.  Le  mot est  au  ,  parce  qu'on  ne 

La  chatte.  Le  mot est  au  ,  parce  qu'on  ne 


un  seul 


16  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

Nombre  pluriel. 

D.  Quand  un  nom  est-il  au  «  pluriel  y>  ? 

PLURIEL  :  "  •  —  ^^  ' 

Un  nom  est 
au  plu- 
riel quand 
il  repré- 
sente plu- 

plusieursp  — 

I  ou     p  1  u- 

sieurs  choses,  comme  les  hommes,  les 
livres;  cinq  hommes,  trois  livres. 

D.  l/n  nom  est-il  au  pluriel  quand  il  ne  représente  que 
deux  personnes  ou  deux  choses  ? 

R.  —  52.  Oui,  un  nom  est  au  pluriel 
quand  il  ne  représente  que  deux  personnes 
ou  deux  choses. 

Exercice  27. 

Huit  pains.  Le  mot  pains  est  au  pluriel,  parce  qu'oa  parle 
de  plusieurs  pains. 

Quatre   bouchers.  Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on 

Plusieurs  portes.   Le   mot  est  au  ....,  parce  qu'on  

Des  jardiniers.  Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on  

Vingt  soldats.  Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on  

Cent  maçons.  Le  mot  est  au  ....,  parce  qu'on 

28.  Même  exercice. 
Des  lentilles.  Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on  ... 
Trente  poires.  Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on  ... 
Des  haricots.  Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on  ... 
Une  douzaine  d'œu/s.  Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on... 
Des  soidiers   Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on  ... 
Quarante //'owayes.  Le  mot  ...  est  au  ...,  parce  qu'on  ... 


NOM  OU  SUBSTANTIF.  M 

Singulier  et  pluriel  (suite). 

D    Quand  on  dit  «  une  robe  »,  «  robe  »  est-il  au  sirt^- 
gulier  ou  au  pluriel? 

R.  —  55.  Robe  est  au  singulier. 

D.  Pourquoi? 

R.  —  54.  Parce  qu'on  ne  parle  que  d'une 
seule  robe. 

D.  Quand  on  dit  «  quatre  assiettes  »,  «  assiettes  »  est- 
il  au  singulier  ou  au  pluriel? 

R.  —  55.  Assiettes  est  au  pluriel. 

D.  Pourquoi? 

R.  —  56.   Parce  qu'on  parle  de   plu- 
sieurs assiettes. 


Exercice  29. 

Distiogaez  les  noms  au  singulier  des  noms  au  pluriel.  Écrivez  :  Une  blouse, 
singulier. 

Quatre  soldats,  . 
Les  chemins,  ... 
Un  balai,  ... 
Cinq  poules,  ... 
Une  chenille,  ... 


Une  blouse,  ., 
Deux  gilets,  .. 
Les  maisons, 
La  cour,  ,.. 
Trois  ânes,  ... 


Deux  escargots,  .., 
Six  bouteilles,  ... 
Sept  hirondelles,  .. 
Huit  œufs,  ... 
La  carafe,  ... 


Neuf  chemises. 
Un  pantalon,  .. 
La  serviette,  ... 
Dix  chaises,  ... 
La  brebis,  ... 

Deux  fagots,  ... 
Un  papillon,  .., 
Le  mouton,  ... 
Trois  coqs,  ... 
Cinq  dents,  .,. 


30.  Même  exercice. 

Le  village,  ... 
Trois  roses,  ... 
Une  fleur,  ... 
Quatre  épingles, 
Une  aiguille,  ... 


Six  canards,  ... 
Le  lapin,  ... 
Sept  pommiers. 
Huit  pêches,  ... 
La  chandelle,  o. 


31.  Même  exercice. 

Neuf  plumes,  ...       Des  cartons. 


Les  meubles,  .. 
Dix  bougies,  ... 
Cinq  cruches,  . 
Neuf  élèves,  ... 


Les  souliers,  ... 
Les  serrures,  ... 
Onze  livres,    .. 
Trois  kilogrammes. 


18 


NOM  OU  SUBSTANTIF. 


L'S   du  pluriel. 

0.   Comment  forme-t-on  le  (i  pluriel  »  d'un  nom? 

SR.  —  57.   On  forme  le  pluriel 
d'un  nom  en  ajoutant  un  s  à  ce 
nom. 
D.   Cùez  des  exemples. 

L'«  du  pluriel.  R.  —  58.  Le  père,  les  pères; 
la  mère,  les  mères;  le  livre,  les  livres;  la 
table,  les  tables. 


Exercice  32. 

Mettez  tous  les  noms  au  pluriel.  Écrivez:  La  mouche,  les  mouches. 


La  mouche, 

les  .. 

Un  chardon, 

des  . 

Le  champ, 

les  .. 

Une  porte. 

des  . 

La  lettre, 

les  .. 

La  fenêtre. 

les    . 

Le  bâton, 

les  .. 

Une  fraise. 

des  . 

Le  navet, 

les  .. 

Un  âne. 

des  . 

Un  chat, 

des.. 

Le  pommier, 

les    . 

33. 

Même  exercice. 

Mon  coq, 

mes 

Ma  chèvre. 

mes 

Ton  poisson. 

tes 

Ta  bêche. 

tes 

Son  plat. 

ses 

Sa  pelle. 

ses 

Notre  blé. 

nos 

Notre  voiture. 

nos 

Votre  lampe, 

vos 

Votre  maison. 

vos 

Leur  maison, 

leurs 

Leur  ferme. 

leurs 

34. 

Même  exercice. 

Cette  chienne, 

ces  .. 

Ce  mur. 

ces  . 

Cette  chatte. 

ces  .. 

Ce  grenier. 

ces  . 

Ce  pigeon. 

ces  .. 

Ce  poirier. 

ces  . 

Ce  cahier. 

ces  .. 

Ce  chaudron. 

ces  . 

Cette  allumette. 

ces  .. 

Ce  baquet, 

ces  . 

Ce  bœuf. 

ces  .. 

Cette  balance. 

ces  . 

NOM  OU  SUBSTANTIF. 


*9 


L'S  du  pluriel  (suite). 

D.  Que  fait  -on  pour  mettre  au  singulier  un  nom  qui 
xt  au  pluriel? 

R.  —  59.  Pour  mettre  au   singulier   un 
nom  qui  est  au  pluriel,  on  supprime  t's. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.   —  40.  Les  chèvres,  la  chèvre;    les 
Qiaisons,  la  maison. 


Exercice  35. 

Hettei  les  noms  suivants  au  singulier.  Ecrivez  .-  les  canons,  le  canon. 


Les  canons, 

le  ... 

Les  serpettes, 

la  ... 

Les  fusils, 

"le  ... 

Les  brouettes. 

la  ... 

Les  pistolets. 

le  ... 

Les  faucilles. 

la  ... 

Les  sabres. 

le  ... 

Les  fourches. 

la  ... 

Les  baïonnettes, 

la  ... 

Les  bouchons. 

le  ... 

Les  bêches, 

la  ... 

Les  pelles. 

la  ... 

36.  Même  exercice. 

Mes  arrosoirs, 

mon  .. 

Mes  harengs. 

mon 

Tes  encriers. 

ton     .. 

Tes  brochets, 

ton 

Ses  poissons, 

son    .. 

Ses  écrevisses. 

son 

Nos  goujons. 

notre.. 

Nos  escargots. 

notre 

Vos  carpes. 

votre .. 

Vos  limaçons. 

votre 

Leurs  anguilles, 

leur   .. 

Leurs  lentilles. 

leur 

37.  Mê 

me  exercice. 

Ces  fèves, 

cette  .. 

Ses  canifs. 

son  .. 

Ces  tomates, 

cette  .. 

Ses  épingles. 

son  . 

Ces  arbres. 

cet     .. 

Ses  livres. 

son  .. 

Ces  plumes, 

cette  .. 

Ses  cahiers. 

son  .. 

Ces  boîtes, 

cette  .. 

Ses  gibecières. 

sa     . 

Ces  crayous. 

ce 

Ses  volets, 

son  .. 

Ces  fauteuils. 

ce 

Ses  pendules, 

sa    . 

20  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

Singulier  et  pluriel  (suite). 

D.  A  quel  nombre  est  un  nom  qui  ne  représente 
«  qu'une  seule  »  personne  ou  «  qu'une  seule  »  chose? 

R.  —  44 .  Un  nom  qui  ne  représente 
qu'une  seule  personne  ou  qu'une  seule 
chose  est  au  singulier. 

D.  A  quel  nombre  est  un  nom  qui  représente  «  plu- 
st'ew's  n  personnes  ou  «  plusieurs  »  choses  ? 

R.  —  42.  Un  nom  qui  représente  plu- 
sieurs personnes  ou  plusieurs  choses 
est  au  pluriel. 

D.  Quelle  lettre  ajoute-t-on  aux  noyns  pour  indiquer 
qu'ils  sont  au  pluriel? 

R.  —  45.  On  leur  ajoute  la  lettre  s. 

Exercice  38. 

Mettez  les  noms  suivants  au  pluriel.  Ecrioes  :  Un  homme,  deux  tiommes. 


Un    homme, 

deux... 

Un    angle, 

huit... 

Une  femme, 

trois... 

Une  corbeille. 

neuf... 

Une  abeille. 

quatre... 

Une  cage. 

dix... 

Un    doigt, 

cinq... 

Un    panier. 

onze... 

Une  échelle, 

six... 

Un    chandelier,  douze... 

Un    ramoneur, 

,  sept... 

Une  brosse. 

treize... 

39.  Même 

exercice. 

Une  guêpe, 

quatorze... 

Une  framboise 

,  vingt  et  un. 

Une  faucille, 

quinze... 

Une  baleine. 

vingt-deux... 

Un   arrosoir. 

seize... 

Un    cerf, 

vingt-trois... 

Une  violette. 

dix-sept... 

Un    sapin, 

vingt-quatre 

Un    rosier, 

dix-huit... 

Un    chevreuil, 

,  vingt-cinq... 

Une  racine, 

dix-neuf... 

Une  cerise. 

vingt-six... 

Un    oignon, 

vingt... 

Une  noisette. 

vingt-sept... 

NOM  OU  SUBSTANTIF.  2! 

44.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le  passé  indéfini  du  verbe  «  être  ». 

J'  ai  été        attentif  et  studieux. 

Tu  as  été        attentif  et  studieux. 

Mon  frère    a  été         attentif  et  studieux. 

Nous  avons  été  attentifs  et  studieux. 

Vous  avez  été    attentifs  et  studieux. 

Mes  frères  ont  été     attentifs  et  studieux. 

40    Un  bon  pecit  cœur. 

[Qaestionner  sur  le  sens  des  mois.  —  Progr.  de  (887.] 
Distinguez  les  noms  au  singulier  des  noms  au  pluriel.  Écrivez  :  Le  petit  Paul, 
le  visage  (singulier)  tout  attristé,  etc. 

Le  petit  Paul,  le  visage  (...)  tout  attristé  vint  un  jour  (...) 
trouver  sa  mère  (...)  dans  sa  chambre  (...). 

«  Maman  (...),  lui  dit-il,  il  y  a  dans  la  cuisine{...)  un  petit 
ramoneur  (...)  que  vous  avez  fait  appeler  pour  nettoyer  nos 
cheminées  (...).  11  est  bien  malheureux,  je  vous  assure. 

«(  Ses  vêtements  (...)  sont  tout  usés,  sa  chemise  (,..),  en  lam- 
beaux{...),  couvre  à  peine  sa  poitrine  (...).  Il  a  lespieds  (...) 
nus  dans  des  souliers  (...)  troués. 

«  Me  permeltez-vousde  lui  faire  cadeau  (...)  d'une  de  mes 
chemises  (...)  et  do  la  rhoisir  aussi  neuve  que  possible,  afin 
qu'elle  dure  plus  longtemps  ? 

41.  «  Si  vous  le  voulez  bien,  je  lui  offrirai  une  paire  (...) 
de  6as  (...)  de  l'une  (...)  qui  lui  seront  ég-alement  très  utiles. 

«  Enfin,  parmi  mes  souliers  (...),  j'en  ai  qui,  bien  que 
n'étant  plus  tout  à  fait  neufs,  vaudront  beaucoup  mieux  quf 
ses  misérables  chaussures  (...).  Consentez  à  ce  que  je  le- 
abandonne?  » 

La  mère  (...)  attira  son  fils  (...)  dans  ses  6ms  (...)  et  l' 
couvrant  de  baisers  (...)  : 

"  Oui,  mon  enfant,  lui  dit-elle,  je  consens  volontiers  à  l;i 
demande  (...)  que  tu  m'adresses;  elle  prouve  la  bonté  (...)  de 
ton  cceur  (...).  Etre  bon  pour  les  malheureux  {...)  est  l'une  des 
plus  grandes  rvîr/v,s(...)  qu'un  hornmef...)  puisse  posséder. -» 


22  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

45.    Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le  futur  du  verbe  «  être  ». 

Je  serai     attentive     et  studieuse. 

Tu  seras    attentive     et  studieuse. 

Ma  sœur      sera      attentive    et  studieuse. 
Nous  serons  attentives  et  studieuses. 

Vous  serez     attentives  et  studieuses. 

Mes  sœurs  seront  attentives  et  studieuses. 

42.  Le  vilain  petit  Edouard. 

Ci>piez  l'exercice  suivant,  et  distiuguez,  parmi  les  noms  en  italique,  les  nom* 
propres  des  noms  communs.  Écrivez  :  Éiiouard  (nom  propre)  a  huit  ans. 

Edouard {...)  a  huit  ans,  et  déjà  il  fait  de  la  peine  (...)  à  sa 
mère  {...).  Il  va  a^vec  Jacques  (...),  avec  Louis  (...),  avec 
Pierre  (...)  qui  sont  des  enfants  (...)  mal  élevés,  et  qui  ne  se 
conduisent  pas  bien. 

Il  parle  mal,  pour  parler  comme  Jacques  (...);  il  marche 
mal,  pour  marcher  comme  Louis  {...)',  il  met  ses  worms  (...)■ 
dans  ses  poches  (...)  pour  faire  comme  Pierre{...). 

Tout  le  monde  plaint  Edouard  {...). 

Ses  petits  voisins  {...):  Joseph{...),  Ernest  {...),  Gustave  (...), 
qui  soûl  bien  élevés,  ne  veulent  plus  jouer  avec  lui. 

Vous  verrez  qn'Êdouard  (...)  finira  mal.  Quand  on  prend 
de  mauvaises  habitudes,  on  ne  peut  plus  s'en  débarrasser. 

43.  L'été. 

Copiez  l'exercice  suivant,  et  distinguez,  parmi  les  noms  en  italique,  les  noms 
masculins  des  noms  féminms.  Ecrivez:  Maman  (fiirainin). 

«  Maman  (...),  dit  Léon  (...),  en  essuyant  son  front  (...) 
couvert  de  sueur  (...),  il  fait  trop  chaud;  je  n'aime  pas 
Vété  (...),  moi!  » 

Mon  enfant  (...),  répondit  la  mère(..^),  tu  ne  penses  donc 
pas  au.v  malheureux  (...}?  Leurs  petits  enfants  (...)j  qui  n'ont 
pas  comme  toi  un  bon  lit  (...)  bien  chaud,  ont  froid  l'hi- 
ver (...)  ,  quand  vient  Vété  (...),  ils  se  réjouissent. 

Pense  aux  petits  enfants  (...)  pauvres,  et  ne  dis  plus  que 
tu  n'aimes  pas  Vété  (...)!  » 


NOM  on  SUBSTANTIF.  23 

Pluriel  des  noms  en   «  s,  x,  z  ». 

D.  Les  noms  terminés  au  singulier  par  <>  s,  x,  z  »  chan- 
gent-ils au  pluriell 

R.  —  46.  Non.  Les  noms  terminés  au  sin- 
gulier par  s,  X,  z  ne  changent  pas  au  pluriel. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  A7.  Le  fils,  les  fils;  la  voix,  les 
voix;  le  nez,  les  nez. 

Exercice  44. 

Copiez  et  mettez  an  pluriel.  Ecrivez  :  La  suuiis,  les  souris. 

La  souris,  les  ...  Le  remords,  les 

La  noix,  les  ...  Un  matelas,  des 

Le  choix,  les ...  Un  salsifis,    des 

Le  harnais,  les  ...  1-a  voix,         les 

Une  croix,  des  ...  La  perdrix,    les 

Exercice  45. 

Copiez  les  défiaitioat  tuiv&otes  et  remplacez  les  points  de  la  seconde  phrase 
par  le  substantif  en  italique    de  la  première. 

La  souns  est  un  petit  animal  incommode  qui  vil  dans  les 
maisons,  où  il  mange  les  provisions,  le  linge,  le  papier.  Le 
chat  attrape  les  ... 

La  noix  est  un  fruit  enveloppé  dans  une  coquille  dure 
comme  du  bois.  Les  ...  servent  à  faire  de  l'huile. 

Le  harnais  est  la  réunion  de  toutes  les  pièces  en  cuir 
dont  on  garnit  un  cheval  qu'on  attelle  à  une  voiture. 
Les  ...  sont  fabriqués  par  le  bourrelier. 

Un  salsifis  est  une  racine  que  l'on  mange  comme  légume. 
Les  ...  se  mangent  souvent  frits. 

Un  matelas  est  un  grand  sac  de  toile  rempli  de  laine. 
Les  ...  se  mettent  sur  les  lits. 

Le  remords  est  le  chagrin  que  nous  éprouvons  quand  nous 
avons  fait  mal.  Les  ...  sont  la  première  punition  du 
coupable. 


24  NOM  OU  SUBSTANTIF. 

Pluriel  des  noms  en  «  au,  eau,  eu  ». 

D.  Quelle  lettre  les  noms  terminés  au  singulier  par 
«  au,  eau,  eu  »,  prennent-ils  au  pluriel? 

XR.  —  48.  Les  noms  ter- 
minés au  singulier  par  au, 
eau,  eu,  prennent  un  x  au 
pluriel. 
D.  Citez  des  exemples. 

L'x  des  Doms 

m  au,  eau,  eu.  R  —  49^  L^  noyEu,  les 
noyaux;  le  bateau,  les  bateaux;  le  feu,  les 
feux. 

Exercice  46. 

Copiez  et  mettez  au  pluriel.  Écrivez  :  ce  noyau,  ces  noyaux. 

Ce  noyau,  ces  ...  Son  bateau,  ses 

Ce  hoyau,  ces  ...  Son  château,  ses 

Ce  troupeau,  ces  ...  Son  couteau,  ses 

Ce  moineau,  ces  ...  Soq  tonneau,  ses 

Ce  copeau,  ces  ...  Son  marteau,  ses  .., 

47.  Même  exercice. 

Leur  cheveu,    leurs  ...  Notre  chevreau,  nos  ., 

Notre  perdreau,  nos  ., 

Notre  lionceau,  nos  ., 

Notre  lapereau,  nos  ... 

Notre  blaireau,  nos 

Exercice  48. 

Copiez  les  définitions  suivantes,  et  remplacez  les  points  de  la  seconde  phrase 
par  le  substantif  eu  italique   de  la  première. 

\]n  chevreau  est  le  petit  d'une  chèvre.  Les  ...  sont  bons 
à  manger. 

Un  perdreau  est  une  perdrix  toute  jeune.  La  chair  des  ... 
est  excellente. 

Un  lionceau  est  un  jeune  lion.  Les  lionnes  défendent  leurs ... 

Un  lapereauesi  un  tout  jeune  lapin.  Le  renard  attrape  les ... 


Leur  pieu,  leurs 

Leur  neveu,  leurs 

Leur  moyeu,  leurs 

Leur  feu,  leurs 


KOM  OU  SUBSTANTIF.  Sfî 

Pluriel  des  noms   en    «  ou  ». 

D.  Citez  sept  noms  terminés  par  «  ou  »  qui  prennent 
aussi  «  X  n  au  pluriel. 

R.  —  50.  Sept  noms  terminés  par  ou 
prennent  aussi  x  au  pluriel.  Ce  sont  :  bijou, 
caillou,  chou,  genou,  hibou,  joujou,  pou,  qui 
font  au  pluriel  :  bijoun,  caillouiL,  choux,, 
genous.,  hiboux,  joujoux,  poux. 

D.  Quelle  lettre  prennent  au  pluriel  fnus  les  autres 
noms  en  «  ou  »  ? 

R.  —  5^ .  Tous  les  autres  noms  en  ou 
prennent  un  s  au  pluriel.  Ex.  :  Un  clou,  des 
clous;  un  verrou,  des  verrous. 


Exercice  49. 

Pluriel  en  x.  Mettez  au  pluriel  les  noms  suivants: 

Le  hibou,      les  ...  Le  caillou,  les. 

Le  château,  les  ...  Le  chou,  les 

Le  genou,     les  ,..  Le  bureau,  les  , 

Le  bijou,       les  ...  Le  gâteau,  les 

Le  râteau,     les  ...  Le  pou,  les 

Le  plumeau,  les  ...  Le  joujou,  les 

L'essieu,         les...  Le  chameau,  les 

Exercice  50. 

Pluriel  en  s.  Mettez  au  pluriel  les  noms  suivants. 

Le  fou,         les  ...  Le  clou,  les 

Le  sou,         les  ...  La  deut,  les 

Le  coucou,  les  ...  La  bouche,  les 

Le  verrou,    les  ...  Un  écrou,  des 

Le  trou,        les  ...  Un  filou,  des 

La  plume,    les  ...  Un  licou,  des. 

Le  pavé,       les  ..,  Le  cou,  les 


26  NOM  OU  SlIBSTAlSlil'\ 

Pluriel  des   noms  en  «  al  m. 

D.  Comment  les  noms  terminés  au  singulier  par  «  al  » 
font-ils  au  pluriel? 

I  R.  —  52.    Les  noms  ter- 

^T^l        minés    au    singulier    par    al 

changent    au    pluriel  al    en 

se  change  en  aUX. 


aux 


an  pluriel. 


D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  55.  Le  mal,  les  maux; 
le  cheval,  les  chevaux. 


Exercice  51. 

Mettez  au  pluriel  les 

aoms  suivants. 

Écrivez  :  ce  cheyal,  ces 

cheTaux. 

Ce  canal, 

ces  ... 

Son  journal, 

ses  ... 

Cet  hôpital, 

ces  ... 

Son  tribunal 

ses  ... 

Ce  minéral. 

ces  ... 

Son  cheval, 

ses  ... 

Ce  maréchal. 

ces  ... 

Son  général, 

ses  ... 

Ce  végétal, 

ces  ..-. 

Son  métal, 

ses  ... 

Exercice  52. 

Copier  les  déSnitions  saivanfes,  et  remplacez  les  points  de  la  seconde  phrase 
par  le  substantif  en  italique  de  la  première. 

Un  canal  est  une  rivière  creusée  par  les  hommes.  Les  ... 
sont  des  routes  pour  les  bateaux. 

Un  hôpital  est  une  maison  où  l'on  soigne  les  malades  qui 
-sont  pauvres.  11  y  a  des  ...  dans  les  villes. 

Un  maréchal  est  un  ouvrier  qui  ferre  les  chevaux.  Les  ... 
font  un  métier  très  pénible. 

On  appelle  végétal,  une  plante  ou  un  arbre.  Les  ...  nour- 
rissent beaucoup  d'animaux. 

Un  journal  est  un  papier  imprimé  où  l'on  apprend  ce  qui 
se  passe.  Les...  ont  beaucoup  de  lecteurs. 

Un  métal  est  un  corps  ordinairement  dur  et  brillant.  Le 
fer,  le  cuivre,  l'argent,  l'or,  le  plomb,  l'étain,  le  zinc,  sont 
des  ... 


NOM  OU  SUBSTANTIF.  27 

54.  Leçon   préparatoire. 

D.  Recitez  le  présent  de  f  indicatif  et  l'imparfait  du 
verbe  «  avoir  ». 

Imparfait 

J'  avais  soif. 
Tu  avais  soif. 
EU?  I  avait  soif. 
Nous  avions  soif. 
Vous  aviez  soif. 
Jlfie?  i  avaient  soif. 


Indicatif  présent 

J'        ai  faim. 

Tu      as  faim, 

t'nrl   a  faim. 

Nous  avons  faim. 

Vous  avez  faim. 

tt  I  ont  faim. 


53.  Gomment  on  fait  le  vin. 

Mettez  au  pluriel  les  noms  en  italique. 

Les  vt^Aieron...  plantent  des  cep...,  qu'ils  ont  soin  de  dis- 
poser en  rang...  bien  alignés. 

La  vigne  pousse;  elle  se  garnit  de  feuille...;  elle  se  charge 
de  grappe...  de  raisin. 

Viennent  les  vendangeur...,  armés  de  leurs  couteau...,  qui 
détachent  les  grappe...  et  les  déposent  dans  des  panier... 
Puis  on  porte  le  raisin  dans  la  cuve. 

Les  grappe...  écrasées  fournissent  un  jus,  qui,  au  bout 
de  quelques  ;o«r...,  est  devenu  du  vin. 

Le  vin  répare  les  force...  de  l'homme-,  mais  il  ne  faut  pas 
trop  en  boire,  car  le  vin  pris  en  excès  nous  ôte  la  raison. 

54.    Comment  on  fait  le   pain. 

Les  cultivateur...  labourent  leurs  champ...;  ils  y  sèment 
du  blé.  Le  blé  pousse,  il  produit  des  tige...,  d'abord  vertes 
et  qui  jaunissent  en  mûrissant. 

Ces  tige...  sont  terminées  par  des  épi...  qui  contiennent 
les  grain...  de  blé. 

Les  moissonneur...  coupent  ces  tige...  et  les  battent  pour 
faire  sortir  le  blé  des  épi... 

Puis  on  porte  dans  les  moulin...  le  blé,  que  les  meunier... 
écrasent  sous  des  meule...  pour  en  faire  de  la  farine. 

Avec  la  farine  et  de  l'eau  on  fait  de  la  pâte;  cette  pâte, 
cuite  au  four,  donne  du  pain. 


28 


NOM  OU  SUBSTANTIF. 


55.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le    passé  indéfini    et  le   futur  du   verbe 
«  avoir  ». 


Passé  indéfini 

ai  eu       tort 

as  eu       tort 

Elle  \   a  eu         tort 


Y 

Tu 

Il  ou 
Elle 

Nous  avons  eu  tort 
Vous  avez  eu  tort 
L'nes"  I  ont  eu    tort 


Futur 

aurai  raison 

auras  raison 

aura  raison 

Nous  aurons  raison 

Vous  aurez  raison 

Ses"  I  auront  raison 


J' 

Tu 

Il  ou 
Elle 


PETITS  EXERCICES  D'INVENTIONS 

Exercice  55. 

Dites  si  chacun  des  noms  suivants  est  un  nom  de  plante  ou  un  nom  d'animal. 
Ecrivez:  L'ortie  est  une  plante. 


L'ortie  ... 
La  greuouille 
Le  dindon  ... 
Le  blé  ... 
Le  canard  ... 


Le  crapaud 
La  souris  .. 
La  vigne  ... 
Le  cheval  ... 
Le  limaçon  . 


La  mauve  ... 
La  violette  ... 
Le  bœuf  ... 
Le  chevreuil 
Le  réséda  ... 


Exercice  56. 

Dites  si  chacun  des  noms  suivants  est  un  nom  de  plante  ou  d'arbre. 

Le  poirier...  Le  cerfeuil  ...  Le  coquelicot ... 

La  luzerne  ...  Le  hêtre  ...  Le  seigle  ... 

La  pomme  de  terre.  L'avoine  ...  L'orme  ... 

Le  persil ...  La  chicorée  ...  Le  bluet ... 

Le  chêne  ...  Le  gazon  ...  L'orge  ... 

Exercice  57. 

Dites  si  chacun  des  noms   suivants   est  un   nom  d'oiseau  ou  de  quadrapèile 

Le  moineau  ...  Le  mouton  ...  Le  chardonneret.. 

La  fauvette  ...  Le  serin...  La  chèvre... 

Le  chien  ...  Le  dindon  ...  Le  cygne  ... 

La  poule  ...  La  perdrix  ...  Le  chat  ... 

Le  bœuf...  Le  rat ...  La  taupe... 


1.   On  trouvera  dani    le  Livre  du  Maître  d'autreg  exercices  d'inTentlon. 


NOM  OU  SUBSTANTIF.  29 

RÉSUMÉ. 

D.  Comment  reconnait-on  qu'tin  nom  est  du  genre  masmlin  ? 

R.  —  56.  On  reconnaît  qu'un  nom  est  du  genre 
masciilin  quand  on  peut  mettre  le  ou  un  devant  ce 
nom. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  57.  Père,  lion,  soleil  sont  du  genre  masculin, 
parce  qu'on  peut  dire  :  le  père,  un  père  ;  le  lion,  un 
lion;  le  soleil,  un  soleil. 

D.  Comment  reconnaît-on  qu'un  nom  est  du  genre  féminin? 
R.  —  58.  On  reconnaît  qu'un  nom  est  du  genre 
féminin  quand  on  peut  mettre  la  ou  une  devant 

ce  nom. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  59.  Mère,  lionne,  lune  sont  du  genre  féminin, 
parce  qu'on  peut  dire  :  la  mère,  une  mère;  la  lionne, 
une  lionne;  la  lune,  une  lune. 

D.  Quand  un  nom  est-il  au  singulier? 

R.  —  60.  Un  nom  est  au  singulier  quand  il  ne 
représente  qu'une  seule  personne  ou  qu'une  seule 
chose,  comme  un  homme,  un  livre;  Vkomm.e^  le  livre. 

D .  Quand  un  nom  est-il  au  pluriel  ? 

R.  —  6i.  Un  nom  est  au  pluriel  quand  il  repré- 
sente plusieurs  personnes  ou  plusieurs  choses, 
comme  les  hommes,  les  livres;  cinq  hommes,  trois 
livres. 

D.  Comment  forme-t-on  le  pluriel  d'un  nom? 
R.  —  62.  On  forme  le  pluriel  d'un  nom  en  ajoutant 
un  s  à  ce  nom. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  63.  Le  père,  les  pères;  la  mère,  les  mères; 
le  livre,  les  livres;  la  table,  les  tables. 


30  ARTICLE. 

ARTICLE. 

D.  Combien  avons-nous  «  d'articles  »  en  français  ? 

1  ^,1^         R.  —  64.  Nous  n'avons  en  fran- 
1  v3     ^^^^  qu'un  article,  qui  est  : 

Le,  pour  le  masculin  singu- 

f  Article  magculin.)   J^iûj»    •    1  g    DÀrP, 

La,  pour  le  féminin  singulier  :  la  mère. 
Les,  pour  le  pluriel  des  deux  genres  :  les 
pères,  les  mères. 

D.  Ne  retranche-t-on  pas  souvent  «  e  »  dans  «  /e  »  et 
«an  rfaws  «  la  »  ? 

1  Rc  —  6d.   Oui,  on   retranche 

I  ^T^     souvent  e  dans  le  et  a  dans  /a. 

Ainsi,  l'on  dit  :  V argent,  pour  :  le 

(Article féminin.)  argent',  l'histoire,  pour  :  la  histoire. 

D.  Quel  «  szi^ne  »  met-on  à  la  place  de  la  lettre  retran- 
chée ? 

R.  —  66.  On  met  une  apostrophe  ('), 

D.  Dit-on  «  de  le  »  père^  «  aie  n  hameau? 

I  R.  _  67.  Non,   on  dit  :  du 

1^^  Vipère,  pour:  de  le  père;  au  ha- 
meau, pour  :  à  le  hameau. 

(Article  pluriel.)        j)    Dit- on  «  de  ks  »  /jères,  d  à  les  9 
mètres  ? 

R.  —  68.  Non,  on  dit  :  des  pères,  pour  : 
de  les  pères;  aux  mères,  pour  :  à  les  mères. 


ARTICLE.  3J 

58.  L'école  buissonnière. 

Le  maitra  (en  lire  l'historiette  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  sens, 
li'niifur*  et  {'orthographe  des  mots.  (l*rogr.  de  1887.) 

1.  Pierre  et  Jacques,  deux  enfauts  du  même  hameau, 
n'étaient  pas  venus  à  /'école. 

2.  Le  lendemain,  /'instituteur  voulut  savoir  comment  ils 
avaient  l'un  et  laiilre  employé  leur  temps.  «  Pourquoi,  Pierre, 
n'es-tu  pas  venu  hier  à  /'école?  demanda  /'instituteur. 

3.  —  Je  gardais  mon  petit  frère  pendant  /'absence  de  mes 
parents,  répondit  Pierre  avec  un  ton  plein  d'assurance. 

4.  —  Et  toi,  Jacques,  que  faisais-tu?  —  Moi,  monsieur, 
balbutia   Jacques,  la  rougeur  au  visage,  j'étais  malade.  » 

5.  Cette  réponse  hésitante  fit  comprendre  à  /'instituteur 
que  les  deux  enfants  n'avaient  pas  dit  la  vérité. 

6.  Il  les  questionna  donc  de  nouveau. 

7.  Tandis  que  Pierre  s'obstinait  à  répéter  sa  première 
réponse,  Jacques  avoua  qu'au  lieu  de  se  rendre  à  /'école,  il 
avait  passé  tout  son  temps  à  jouer  aux  billes  avec  soti 
camarade  au  fond  de  la  vallée. 

8.  Cet  aveu  fit  pardonner  à  Jacques  son  absence,  mais 
/'entêtement  de  Pierre  fut  puni  sévèrement  par  /'institu- 
teur d'abord,  et  par  ses  parents  ensuite. 

9.  Soyons  toujours  francs  :  la  franchise  répare  bien  des 
fautes. 

59.  Devoir.  —  L'élève  analysera  les  articles, 

60.  Exercice  de  diction.  (Progr.  de  1887.) 

Questions  sur  l'historiette  qui  précède. —  Les  élèves  y  répondront  de  vive  voix, 
à  leur  manière. 


1.  Qu'avaient  fait  Pierre  et 
Jacques? 

2.  Que  voulut   savoir  l'insti- 
tuteur? 

3.  Quelle  fut  la  réponse  de 
Pierre  à  l'instituteur  ? 

4.  Quelle  fut   la  réponse  de 
Jacques? 

5.  Que  pensa  l'instituteurde 
l'hésitation  de  Jacques? 


6.  Que  fit  alors  l'instituteur 
pour  connaître  la  vérité  ? 

7.  Rapportez  la  réponse  de 
chacun  des  enfants? 

Réflexion:  Que  pensez-vous 
de  l'obstination  de  Pierre? 

S.Quevalut  à  Jacques  son  aveu 
et  à  Pierre  son  entêtement  ? 

9.  Pourquoi  devons-nous  tou- 
jours être  francs? 


61.  Rédaction.  —  Tous  les  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur  manière, 
l'historiette  qui  précède. 

[On  trouvera  dans  le  Livre  du  maître  et  dans  le  volume  à' Exercices  prépa~ 
raloiret,  des  devoirs  analogues  à  ceux  qai  précèdent.] 


32  ADJECTIF. 

ADJECTIF  QUALIFICATIF 

D.  Dans  «  bon  père  »,  quel  est  le  mot  qui  désigne  une 
qualité  ? 

R.  —  69.    C'est  le  mot  bon. 

D.  Dans  «  méchant  enfant  »,  quel  est  le  mot  qui  dé- 
signe un  défaut? 

R.  —  70.  C'est  le  mot  méchant. 

D.   Dans  «  robe  bleue  »,  quel  est  le  mot  gui  désigne  une 
couleur  ? 

R.  —  7\.  C'est  le  mot  bleue. 

D.   Comment  appelle-t-on   ces  mots   «  bon,  méchant, 
bleu  »  ? 

R.  —  72.  On  les  appelle  des  adjectifs 
qualificatifs. 

D.  Qu  est-ce  quun  «  adjectif  qualificatif  ^^  ? 

R.  —  75.  Un  adjectif  qualificatif  est 

un  mot  que  l'on  ajoute  au  nom  pour  en 
faire  connaître  une  qualité  bonne  ou  mau- 
vaise, une  manière  d'être. 

Exercice  62. 

Dites  SI  les  adjectifs  suivants  désirent  une  qualité,  ua  défaut  ou  uue  couleur. 

Un  beau  jardin.  Beau  est  un  adjectif,  parce  qu'il  désigne  une 

qualité. 
Un  enfant  n?e72feur.  Menteur  est  un...,  parce  qu'il  désigne  un... 
Une  petite  fille  paresseuse.  Pare.sseuse  est  un  ...,  parce  qu'il  ... 
Un  écolier  gourmand.  Gourmand  est  un  ...,  parce  qu'il ... 
Une  robe  grise.  Grise  est  un  ...,  parce  qu'il  désigne  une  ... 
Une  6o«ne  galette.  Bonne  est  un  ...,  parce  qu'il  désigne  ... 
UnejoZie  maison.  JoZie  est  un  ...,  parce  qu'il  désigne  une... 
Un  cheval  noir.  Noir  est  un  ...,  parce  qu'il  désigne  une  ... 


ADJECTIF.  33 

Adjectif    qualificatif    [suite]. 

■     D.  Comment  reconnait-on  qu'un  mot  est  adjectif? 

R.  —  74.  On  reconnaît  qu'un  mot  est 
adjectif  quand  on  peut  mettre  devant  ce 
mot  :  personne  ou  chose. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  7o.  Les  mots  habile,  agréable,  sonl 
des  adjectifs,  parce  qu'on  peut  dire  per- 
sonne habile,  chose  agréable. 

63.  L'aventure    de    M.  Léonard. 

Copiez  l'eicrcice  suivant  et  indiquez  si  les  mots  en  italique  sonl  des  noms 
propres,  des  noms  communs  ou  des  adjectifs.  Ecrivez  :  Monsieur  Léonard  (nom 
propre)  à  un  ami  (nom  commun),  etc. 

Monsieur  L<^07iard(...)  a  un  ami{...)  qui  possède  un  bel  (...) 
étang  (...)  où  il  y  a  despoissons  (...).  Cet  ami  (...)  lui  envoie 
de  temps  en  temps  une  belle  (...)  carpe  (...)  par  Jacques  (...), 
son  vieux  (...)  domestique  (...). 

Jacques  (...)  n'est  pas  content  (...),  parce  que  monsieur 
Léonard  (...)  ne  lui  donne  jamais  rien  pour  sa  peine  (...). 

L'autre  jour,  Jacques  (...)  arrive  avec  une  grosse  (...) 
carpe  {...);i\  entre  chez  monsieur  L(?onard  (...),  et,  sans  dire 
bonjour,  met  la  carpe  (...)  sur  la  table  (...)  et  s'en  va. 

Monsieur  Léonard  (...)  le  rappelle  et  lui  dit:  «Mon  ami  (...), 
vous  n'êtes  pas  poli  (...).  Je  veux  vous  montrer  comment  on 
fait.  Asseyez-vous  à  ma  place  (...);  je  m'en  vais  faire  comme 
vous  auriez  dû  faire.  » 

64.  —  Monsieur  Léonard  (...)  se  lève,  prend  la  carpe  (...), 
-ort  de  la  chambre  (...)  et  rentre  en  disant  :  «  Monsieur,  j'ai 
I  honneur  de  vous  saluer.  Mon  maître  (...)  vous  envoie  ses 
compliments  (...),  et  vous  prie  d'accepter  ce  poisson  (...).  » 

Jacques  (...),  qui  n'est  pas  sot  (...),  répond  tout  de  suite  : 
'  Mon  ami  (...),  je  vous  remercie.  Faites  mes  compliments  {...) 
à  votre  m'/tfre  (...),  et  voici  cinq  soM.ç(...)  pour  votre /)eine  (...).» 

Qui  futbien  attrapé?  C'est  monsieur  Léonard  (...). Il  avait 
donné  unelecon  (...)  à  Jacques  (...)  pour  son  impolitesse  {...); 
msiis  Jacques  {...)  lui  en  avait  donné  une  pour  son  «tance  (...). 

flRAïui.  nir.   (slktb;.  2 


FÉMININ  DES  ADJECTIFS. 


FÉMININ  DES  ADJECTIFS 


D.  Comment  forme-t-on  le  i(  féminin  n 
des  adjectifs  ? 

R.  —  76.  On  forme  le  fémi- 
nin des  adjectifs  en  ajoutant 
un  e  muet  au  masculin. 

D.  Citez  des  exemples. 

Un  homme  prudent,  une  femme 
prudente]  un  tils  j)oli,  une  fille  polie\  un 
ijrand  château,  une  grande  maison. 


L'  e  du  féminin. 

R.  — 77. 


Exercice  65. 

lifriii'lacez  les  points  par   l'adjectif  au  féminin.  Écrives  :  Le  grand  village, 
la  grande  ville. 

Le  grand  village,  la  ...  ville.  —  Le  petit  garçon,  la  ...  fille. 

—  Le  chien  intelligent,  h.  chienne  ...  —  Le  dîner  chaud,  la 
soupe  ... —  Un  homme  hardi,  une  femme  ...  —  Le  jo/t  mou- 
ton, la  ...  biebis.  —  L'habit  noir,  la  robe  ..  —  Le  pinson 
bavard,  la  pie  ...  —  L'abricot  mûr,  la  cerise..  —  Le  trou 
noir,  la  nuit ...  —  Le  cornichon  vert,  l'arbre  ...,  la  feuille  ... 

—  Lit  grande  maison,  le...  château. 
la  ...  cabane,  le  ...  logement. 


-.6  petit  appartement, 


66.  Même  exercice. 

Le  bois  vert,  la  forêt ...  -  L'homme  gai,  la  femme  ...  — 
Le  village  voisin,  la  ville  ...  —  L'écolier  poli,  l'écolière  ...  — 
Le  ruban  bleu,  la  ceinture  ...  —  Le  cheveu  blond,  la  cheve- 
lure ...  —  Le  pré  vert,  la  prairie  ...  —  Le  miroir  brillant,  la 
glace...  —  Le  verre  plein,  la  bouteille...  —  Le  haut  clocher, 
la...  tour. —  Le  hcRuï  brun,  la  vache...  —  Le  ciel  bleu,  le 
drap...,  la  fleur...  —  Le  visage  noir.  J'encre  ...,  la  robe.... 


FÉMININ  DKS  ADJECTIFS.  35 

Adjectifs  en    «  e  ». 

D.  Les  adjectifs  terminés  au  masculin  par  un  «  e  » 
muet  changent-ils  au  féminin? 

R.  —  78.  Non,  les  adjectifs  terminés  au 
masculin  par  un  e  muet  ne  changent  pas  au 
féminin . 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  79.  Un  homme  juste,  une  femme 
juste. 


Exercice  67. 

Remplacez  les  points  par  l'adjectif.  Ecrives  :  L'homme  avare,  la  femme  avare. 

L'homme  avare,  la  femme  ...  —  L'écolier  docz7e,récolière... 

—  Le  fruit  jaune,  la  fleur  ...  —  Le  vin  rouge,  la  liqueur... 

—  Un  cœur  sensible,  une  âme  ...  —  Un  tempérament  im- 
pressionnable, une  personne  ...  —  Le  pain  tendre,  la  viande  ... 

—  Le  champ  fertile,  la  terre  ...  —  Le  garçon  aimable,  la 
fille  ...  —  Le  tailleur  p«uvre,  la  couturière...  — Un  mouve- 
ment rapide,  une  marche...  —  Un  homme  n'c/ie,  une  dame  ... 

Exercice  68. 

Copiez  et  complétez  les  phrases  suivaDtes  .  A  quoi  reconoaissez-vous  que  les 
mots  suivants  sont  des  adjectifs  ? 

Avare  ?  Le  mot  avare  est  un  adjectif,  parce  qu'on  peut 
dire:  personne  ...  —  Docile?  Le  mot  docile  est  un  adjectif, 
parce  qu'on  peut  dire  :  personne...  — Jai/ne  ?  Le  mot  jaune 
est  un  adjectif,  parce  qu'on  peut  dire:  chose  ...  —  Rouge? 
Le  mot  rouge  est  un  adjectif,  parce  qu'on  peut  dire:  per- 
sonne ...,  chose  ...  —  Sensible  ?  Le  mot  sensible  est  un  ..., 
parce  qu'on  peut  dire  personne  ...  —  Impressionnable?  Le 
mot  ...  est  un  ...,  parce  qu'on  peut  dire  :  personne  ...  — 
Tendre?  Le  mot  ...  est  un  ...,  parce  qu'on  peut  dire  :  per- 
sonne ...,  chose  ....  — Fertile?  Lq  mot  ...  est  un  ...,  parce 
qu'on  peut  dire  :  chose  ... —  Aimable?  Le  mot ...  est  un..., 
parce  qu'on  peut  dire  ;  personne  ... 


36  FÉMININ  DES  ADJECTIFS. 

Adjectifs  en  « el,  eil,  en,  on,  et». 

D.  Que  fait-on  pour  former  le  féminin  des  adjectifs 
terminés  par  «  el,  eil,  en,  on,  et  »  ? 

R.  —  80.  Pour  former  le  féminin  des  ad- 
jectifs terminés  par  el,  eil,  en,  on,  et,  on 
met  deux  1,  deux  n  ou  deux  t,  et  l'on  ajoute 
un  e  muet. 

D.   Citez  des  exemples. 

R.  —  S\.  Un  homme  cruel,  une  femme 
cruelle;  le  raisin  vermeil,  la  cerise  vermeille; 
le  meuble  ancien,  la  statue  ancienne. 

D.  Comment  les  adjectifs  «  beau,  nouveau,  fou,  mou, 
vieux  »  font-ils  au  féminin  ? 

R.  —  82.  Les  adjectifs  beau,  nouveau,  fou, 
mou,  vieux,  font  au  féminin  :  belle,  nowDdle, 
folle,  molle,  vieille. 


Exercice   69. 

Remplacez  les  points  par  l'adjectif  au  féminin.  Écrivez  :  Un  lion  cruel,  une 
lionne  cruelle. 

Un  lion  cruel,  une  lionne  ...  —  Un  homme  criminel,  une 
femme  ..  —  Un  feslin  annuel,  une  fête  ...  —  Un  chapeau 
pareil,  une  coiffure  ...  —  Un  visage  vermeil,  une  joue  ...  — 
Un  livre  ancien,  une  écriture  ...  —  Un  enfant  mignon,  une 
fille  ...  —  Un  garçon  muet,  une  fille  ...  —  Un  animal  pol- 
tron, une  bête  ...  —  Un  appartement  propret,  une  chambre 
...  —  Le  froid  continuel,  la  pluie  ... 

70.    Même    exercice. 

Un  beau  dindon,  une  ...  dinde,  une  ...  poule.  —  Un  vieux 
cheval,  une  ...  chèvre,  une  ...  maison.  —  Un  air  nouveau, 
une  chanson  ...  —  Un  homme  fou,  une  femme  ...  —  Un 
fruit  mou,  une  poire  ...  —  Un  air  solennel,  une  cérémonie  ... 
—  Le  nouvel  an,  la  ...  année.  —  Un  vieil  homme,  une  ... 
femme.  —  Un  bel  appartement,  une  ...  maison. 


FÉMININ  DtS  AnjKCTIFS.  37 

Adjectifs  en  a  f  ». 

D.  Que  fait-on  pour  former  le  féminw  des  adjectifs  en 

R.  —  85.  Pour  former  le  féminin  des  ad- 
jectifs terminés  au  mascuhn  par  f,  on  change 
f  en  ve. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  84.  Un  fruit  tardif,  une  pomme 
tardive;  un  chariot  neuf,  une  charrue  neuwe. 

Exercice  71. 

Remplacez  les  points  par  ?'adjectif  au  féminin.  Ecrivez  :  Dn  ouvrier  oisif,  une 
ouTrière  oisive. 

Un  ouvrier  oisif,  une  ouvrière  ...  —  Ua  habit  neuf,  une 
veste  ...  —  Un  homme  veuf,  une  femme  ...  -  Un  homme 
actif,  une  femme ...  —  Le  mouton  chétif,  la  brebis  ...  —  Un 
garçon  C7-aintif,  une  fille  ...  —  Un  écolier  fautif,  une  éco- 
lière  ...  —  Un  fruit  hdtif,  une  poire  ... —Uu  cri  piumfî/,  une 
voix...  —  Un  visage  rébarbatif,  uae  ligure  ...  —  Un  cheval 
rétif,  une  jument...  —  Un  caractère  vindicatif,  une  humeur ... 
72.  Exercice  d'invention. 

Indiquez  le  contraire  des  pbrases  suivantes  en  changeaut  l'adjectif  en  italique. 
Ecrivez  :  Un  enfant  désobéissant. 

Un  enfant  obéissant.  —  La  petite  maison.  —  Des  cheveux 
longs.  —  Une  grande  boîte.  —  Un  homme  fort.  — Un  meuble 
solide.  —  Une  poire  dure.  —  Un. fruit  mûr.  —  Une  rue  étroite. 

—  Une  grande  ville.  —  Un  gros  gigot.  —  Un  marteau  pesant- 

—  Un  plafond  haut.  —  Un  mur  épais.  —  Un  cheval  vif.  — 
Un  tonneau  plein.  —  Un  beau  temps.  —  Un  chien  méchant. 

—  Un  homme  violent.  —  Une  rivière  rapide. 

73.  Même  exercice. 

Une  colline  haute.  —  Un  bon  cœur.  —  Un  enfant  poli.  — 

Une  personne  agréable.  —  Un  homme  hardi.  —  Un  soldai 

courageu.T..  — Une  servante  propre.  —  Un  balai  neuf.  —  Un 

almanach  nouveau.  —  Une  robe  noire. —  Des  oreilles  longues. 

—  De  grands  yeux    —  De  l'eau  chaude.  —  Une  nèfle  durs. 

—  Une  nuit  claire.  —  Une  eau  limpide. 


38  FÉMININ  DES  ADJECTIFS- 

Adjectifs  en  «  x  m. 

D.  Que  fait-on  pour  former  le  féminin  des  adjectifs  en 
«  a;  »  ? 

R.  —  85.  Pour  former  le  féminin  des  ad- 
jectifs terminés  au  masculin  par  x,  on  change 
X  en  se. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  86.  Un  homme  heurews.,  une  femme 
heureuse  o 

D.  Comment  les  adjectifs  «  doux,  faux,  roux  n  font- 
ils  au  féminin  ? 

R.  —  87.  Les  adjectifs  dou-x.,  fans,,  toujl, 
font  au  féminin  douce,  fausse,  rowsse. 

74.  Définitions  >. 

Copiez  les  déCnitious  suivantes,  et  remplacez  les  points  par  l'adjectif  au  fé- 
minin. Ecrivez  :  Une  aventure  fâcheuse. 

Uu  événement  fâcheux  est  un  événement  qui  cause  de  la 
peine,  de  l'ennui.  —  (Une  aventure  ...  ) 

Un  travail  avantageux  est  un  travail  qu'on  paye  bien  et 
qui  est  facile  à  faire.  —  (Une  besogne  ...) 

Un  terrain  marécageux  est  un  terrain  où  il  y  a  beaucoup 
de  boue  et  d'eau.  —  (Une  terre  ...  ) 

Un    cheval   fougueux    est   un   cheval    vif  et  prompt   à 
s'emporter.  —  (Une  bête...) 

Un  homme  ambitieux  est  un  homme  qui  veut  être  très 
riche  ou  avoir  un  haut  emploi.  —  (Une  femme  ...  ) 

Un  écolier  capricieux  est  un  écolier  qui  change  d'idées  à 
chaque  instant.  —  (Une  écolière  ...  ) 

Un  enfant  curieux  est  un  enfant  qui  désire  voir  ou  savoir 
tout  ce  qui  se  passe  autour  de  lui.  —  (Une  petite  lille  ...  ) 

Un  mot  injurieux  est  un  mot  qui  fait  de  la  peine  à  celui 
à  qui  on  l'adresse.  —  (Une  parole  ...  ) 

Un  étang  poissonneux  est  un  étang  où  il  y  a  beaucoup  de 
poisson.  —  (Une  rivière  ...  ) 

1.  On  trouvera  d'autre]  i)^/{niYtoas  dans   \t  Livre   du  Maitre, 


FÉMININ  DES  ADJECTIFS. 


Adjectifs  en  «  eur  ». 

D.   Comment  les  adjectifs  terminés  par  «  eur  »  foi 
ment-Us  leur  féminin  ? 

R.  —  88.  Les  adjectifs  terminés  par  eur 
forment  leur  féminin  en  euse. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  89.  Un  langage  trompeur,  une 
promesse  trompeuse;  un  oiseau  parleur, 
une  pie  parleuse. 

Exercice  75. 

Femplacez  les  poiots  par  l'adjectif  au  rémiain.  Ecrivez  :  Le  siage  moqueur, 
la  gueuun  moqueuse. 

Le  singe  moqueur,  la  guenon  ...,  le  rire  ...  —  Le  villageois 
rieur,  la  villageoise  ...,  un  ami  ...  —  Le  loir  dormeur,  la 
marmotte  ...,  le  chat  ...  —  Le  ûh  flâneur,  la  fille  ...,  l'éco- 
lier ...  —  Le  devin  trompeur,  la  devineresse  ...,  le  charla- 
tan ...  —  L'enfant  joueur,  la  petite  fille  ...,  le  petit  chat ... 
—  Le  geai  causeur,  la  pie  ...,  la  voisine  ... 

76.  Définitions. 

Copiez  les  dénnitions  suivantes  : 

Le  singe  est  l'animal  dont  le  corps  se  rapproche  le  plus  de 
celui  de  l'homme. 

Un  villageois  est  un  homme  qui  habite  un  village. 

Le  loir  est  un  animal  qui  ressemble  à  un  rat,  qui  vit  dans 
les  creux  des  arbres  et  des  murs,  et  qui  dort  pendant 
l'hiver. 

La  marmotte  est  un  animal  qui  ressemble  au  loir  et  qui  vil 
dans  un  terrier,  où  il  dort  l'hiver. 

Un  devin  est  un  homme  qui  prétend  faussement  pouvoir 
annoncer  ce  qui  arrivera  plus  tard. 

Un  geai  est  un  oiseau  de  la  taille  d'un  corbeau  et  qui  a 
un  plumage  de  plusieurs  couleurs. 

Unep^e  est  un  oiseau  à  plumage  blanc  et  noir. 

Un  pigeon  est  un  oiseau  que  l'on  élève  dans  un  colombier. 


40  FÉMININ  DES  ADJECTIFS. 

Adjectifs  en  «  er  ». 

D.  Comment  les  adjectifs  terminés  au  masculin  par 
«er  »  font-ils  leur  féminin? 

R.  —  90.  Les  adjectifs  terminés  au  mas- 
culin par  er  font  leur  féminin  en  ère,  avec 
un  accent  grave. 

D.   Citez  des  exemples. 

R.  —  9^ .  Un  bateau  %er,  une  barque 
légère;  un  château  entier,  une  maison  en- 
tière. 


Exercice  77. 

Remplacez   les  points  par  l'adjectif  au  féminin.  Ecrivez  :  Le  liège  léger,  la 
plume  légère. 

Le  liège  léger,  la  plume  ...  —  Le  paysan  gaucher,  la 
paysanne  ...  —  Le  linge  grossier,  la  toile  ...  —  Un  poisson 
entier,  une  carpe  ...  —  Le  dernier  moment,  la  ...  heure.  — 
Un  homme  dépensier,  une  femme  ...  — Un  travail  journalier^ 
une  occupation  ...  —  Un  logis  hospitalier,  une  maison  ...  — 
Un  signe  particulier,  une  marque  ...  —  Un  animal  cnimassier, 
une  bête  ...  —  Un  visage  altier,\i\ie  figure  ...  —  Un  goùl  sin- 
gulier, une  inclination  ... 
78.  Définitions.  {Anti-alcootisme.  Air.  min.  du  9  mars  1897J. 

Copiez  les  définitions  suivantes  : 

Vivresse  est  l'état  d'une  personne  qui  a  bu  avec  excès. 

Vivrognerie  est  le  vice  de  celui  qui  a  l'habitude  de 
s'enivrer;  elle  conduit  à  l'alcoolisme. 

Valcoolisme  est  une  maladie  produite  par  l'abus  des 
boissons  alcooliques  ;  elle  affaiblit  le  corps  ;  elle  rend 
paresseux  et  méchant,  elle  abrège  la  vie. 

Ueau  est  un  liquide  transparent,  insipide  et  inodore  ; 
c'est  la  seule  boisson  qui  soit  nécessaire  à  notre  corps. 

Le  vin  est  une  liqueur  alcoolique  résultant  de  la  fermen- 
tation du  jus  sucré  du  raisin  ;  mélangé  d'eau,  le  vin  naturel 
est  une  boisson  saine. 

Le  cidre  est  une  boisson  fermentée  faite  avec  le  jus 
sucré  des  pommes;  il  contient  peu  dalcool. 


FEMININ  DES  ADJECTIFS. 


ii 


92.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  l'indicatif  présent  du  verbe  «  aimer  ». 


J' 

Tu 

La  mère 

Nous 

Vous 


aim  e  l'enfant  sage. 
aim  es  l'enfant  sage, 
aim  e  l'enfant  sas^e. 
aim  ons  les  enfants  sages. 


aim  ez 


les  enfants  sages 


Les  mères  aim  entles  enfants  sages 


79.  Exercices  d'invention. 

Remplacez  les  points  par  l'adjectif  désiguant  la  couleur  de  l'objet.  Ecrivez  ■■ 
La  neige  est  blanche. 

La  neige  est  ...  .  —  L'herbe  est  ...  .  —  Le  cornichoa  est 
...  .  —  Le  potiron  est  ...  .  — L'encre  est ...  .  —  Le  charbon 
est ...  .  —  Le  ciel  est ...  .  —  La  betterave  est  —  —  La  ca- 
rotte est —  Le  navet  est...  .  —  Le  radis  est ...  en  dehors 

et  ...  en  dedans.  —  La  cendre  est  ...  .  —  L'or  est  ...  .  — 

L'argent  est —  La  crème  est  ...  .  — Le  beurre  est ...  . — 

Le  sucre  est  ...  .  —  Le  coquelicot  est...  . 

Exercice  80. 

Dites  le  fruit  que  produisent  les  végétaux  suivants.   Ecriuez  :  Le  poaiini<- 
produit  la  pomme.  (Consultez  l'eiercice  81.) 

Le  pommier  ...  L'abricotier  ... 

Le  poirier  ...  Le  cerisier  ... 

Le  pêcher  ...  Le  merisier  ... 

La  vigne...  L'oranger... 

Le  groseillier  ...  Le  citronnier  ... 

Exercice  81. 

Dites  sar  quel  végétal  croissent  les  produits  suivants.    Ecrivez:   La  poiin'i 
croît  sur  le  pommier.  (Consultez  l'exercice  80.) 


Le  figuier  ... 
Le  cognassier 
Le  prunier  ... 
Le  fraisier ... 
Le  mûrier  ... 


La  pomme  .. 
La  poire  ... 
La  pêche  ... 
Le  raisin  ... 
La  groseille 


L'abricot ... 
La  cerise  .., 
La  merise .. 
L'orange  ... 
Le  citron  .., 


La  figue  ... 
Le  coing  ... 
La  prune  .. 
La  fraise  ... 
La  mûre  ... 


12 


FÉMININ  DES  ADJECTIFS. 


i( 


95.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  l'indicatif  présent  du  verbe  «  jouer  < 

/Je 

\  L'élève 
Nous 


Vous 


ou  e  à  la  balle, 

ou  es  à  la  balle, 

ou  e  à  la  balle, 

ou  ons  à  la  balle. 


ou  ez     à  la  balle. 


Les  élèves  jou  ent  à  la  balle. 


82.  Le   cheval  et  l'âne  (Fable). 

Un  villageois  (1)  possédait  un  cheval  (2)  et  un  âne  (3).  Il 
ménageait  extraordinairementle  premier  de  ces  animaux  (4) 
et  imposait  au  second  les  fardeaux  (5)  les  plus  pesants. 

La  pauvre  bête  (6),  harassée,  s'en  vinttrouver  le  cheval  (7)  : 
«  Mon  camarade,  lui  dit-elle,  soulage-moi  d'une  partie  de 
ma  charge, si  tu  ne  veux  que  je  meure. 

—  Avance  toujours,  reprend  le  cheval,  et  ne  m'importune 
plus.  » 

L'âne  (8)  reprit  sa  route  (9)  en  silence;  mais  bientôt  il 
succomba  de  fatigue. 

Aussitôt  le  maître  (10)  fit  arrêter  le  cheval  et  chargea  son 
dos  du  bât  et  de  la  peau  du  mort. 

«  C'est  bien  fait  pour  moi,  se  dit  en  lui-même  le  cheval  : 
je  n'ai  pas  voulu  venir  en  aide  à  mon  pauvre  compagnon 
et  je  paye  la  peine  de  mon  insensibilité. 

83.   Questions. 

Copiez  les  qucslioQS  suivantes  et  répondez-y  par  écrit. 

7.  Comment  les  mots  en  al 
font-ils  au  pluriel? 

8.  A  quoi  reconnaissez-vous 
que  le  mot  âne  est  du  mascu- 
lin? 


1.  Quel  est  le  féminin  de  vil- 
lageois? 

2.  Quel  est  le  pluriel  de  c/ieua/.' 

3.  Quel  est  le  pluriel  de  âne  ? 

4.  Quel    est   le    singulier  de 
unimaux  '! 

5.  Quel   est  le    singulier    de 
fardeaux  ? 

8.  Pourquoi  le  mot  àéle  est-il 
au  singulier? 


9.  A  (|uoi  reconnaissez  vous 
que  le  mot  route  est  du  fémi- 
nin? 

10.  Quel  est  le  féminin  de 
maître  ? 


FÉMIMN  DES  ADJKCTIFS.  43 


94.    Leçon   préparatoire. 


D.  Récitez  l'imparfait  de  l'indicatif  du  vei'be  «  jouer 

OU  ais  avec  plaisir, 
ou  ais  avec  plaisir. 
ou  ait  avec  plaisir, 
ou  ions  avec  plaisir, 
ou  iez  avec  plaisir, 
jou  aient  avec  plaisir. 


Je  j 
Tu  j 
Paul  j 
Nous 
Vous  j 

Paul  et 
Pierre 


84.  Les  biens  de  la  terre. 

Copiez  le  deToir  suiTanl,  et  distinguer  les  noms  propres  des  noms  commous. 
Ecrivez  :  On  a  comparé  la  terre  {nom  commun,  féminin  singulier). 

On  a  comparé  la  terre  {...)  à  une  bonne  mère  (...)  qui  s'é- 
puise pour  nourrir  ses  enfants  (...). 

La.  France  {...)  abonde  en  riches  moissons  (...)  :  la  Beauce 
(...)  se  couvre  chaque  a/i;iée(...)  de  beaux  épis  (...)  de  hlé  {...), 
Les  coteaux  (...)  de  la  Bourgogne  (...)  et  de  la  Guyenne  (...) 
mûrissent  à  Yautomne  (...)  des  raisins  (...)qui  donnent  uu 
tm  délicieux.  Les  environs  (...)  d'Angers  (...)  nous  fournis- 
sent le  chanvre  (...)  dont  nous  tissons  la  toile  (...). 

Les  habitants {...)dn  nord  de  17(a/te(...),ceux  de  rincïe(...), 
font  pousser  le  rù  (...)  dans  leurs  plaines  (...)  inondées; 
l'Espagne  (...),  le  Portugal  (...)  et  V Algérie  (...)  nous  envoient 
leurs  oranges  (...). 

On  cultive  en  Amérique  (...)  le  roseau  (...)  appelé  canne  à 
sucre,  dont  lejus  (...)  nous  procurera  du  sucre  (...)  ;  le  choco- 
lat (...)  est  fabriqué  avec  Vamande  (...)  d'un  végétal  (...)  ap- 
pelé cacaoyer,  qui  croît  principalement  au  Brésil{  ..);  le  coton 
(...)  provient  d'une  espèce  (...)  de  maure  (...)  que  l'on  plante 
dans  les  pays  (...)  chauds  de  Y  Asie  (...)  et  diUX  États-Unis  {...)\ 
le  ca/e  (...)  originaire  A'Arabie  (...)  est  la  graine  (...)  d'un 
arhrisseau{...)  que  les  hommes  (...)  ont  acclimaté  à  l'île  de  la 
'Réunion  (...),  aux  Antilles  (...)  et  dans  bien  d'autres  contrées 
(...)  jouissant  d'un  climat  (...)  très  chaud.  Enfin  il  n'est  au- 
cune partie  (...)  de  la  tprre  (...)  qui  ne  contribue  par  les  pro- 
duis (...)  de  son  sol  (...)  à  nous  rendre  la  vie  (...)  plus  douce 
et  plus  a^éable. 


44  FÉMININ  DES  ADJECTIFS 

95.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le  futur  du  verbe  «  plier  ». 

I  (  Je        pli  erai     une  étoffe. 
ï  J  Tu       pli  eras    une  étoffe. 

Jules   pli  era      une  étoffe. 

Nous  pli  erons  une  étoffe. 

Vous  pli  erez     une  étoffe. 

^"j^e^'  !  pl^  eront  une  étoffe. 

85.  Aline  la  Boudeuse. 

Indiquez  le  genre  et  le  nombre  des  noms  communs  et  distinguez-les  des 
adjectifs- 
Aline  est  boudeuse  (...)  ;  quand  on  lui  dit  de  bîen  se  tenir 
à  tahlo,  de  ne  [las  manger  avr^e  ses  do'gta  (...),  de  ne  pas 
pai'lor  quand  elle  a  la  bouche  (...)  pleine  (...),  Aline  se  meta 
bouder. 

Quand  elle  joue  à  cache-cacbe  avec  ses  petites  (...)  com- 
pagnes {...),  si  elle  est  prise,  elie  boude. 

Ses  petites  (...)  compagnes  (...)  disent:  «  Oh!  ]  a.  vilaine  (...) 
boudeuse  (...)!  »  et  elles  ne  veulent  plus  jouer  avec  Aline. 
Aline  est  toujours  toute  seule  (...)  maintenant. 

86.  La  grand'maman  d'Amélie 

La  petite  (...">  Amélie  avait  une  grand'maman  (...)  qui  était 
h\en  vieille  (...)  y  et  qui  restait  presque  toute  la  j'ouniée  (...) 
assise  dans  uit»  grand  (...)  fauteuil  (...). 

La  3rand'waman(...)  était  très  bonne  (...);  elle  aimait  beau- 
coup la  pe^iïe(...)  Amélie  et  elle  lui  racontait  de  longues  (...) 
histoii'es  (...). 

La  petite  (...)  Amélie,  bien  qu'elle  aimât  beaucoup  sa 
grand'maman  (...),  n'était  pas  ionjouvs  gentille  (...)  avec  elle. 
Quand  sa  grand'maman  (...)  l'appelait,  il  lui  arrivait  souvent 
de  se  sauver  potir  aller  jouer. 

Aujourd'hui  la  grand'maman  (...)  d'Amélie  est  morte. 
Amélie  a  eu  beaucoup  de  chagrin  {...).  EUepense  maintenant 
qu'elle  n'a  pas  assez  aimé  sa  bonne  (...)  grand'maman  (...), 
et  cela  lui  fait  de  la  peine  (...). 


PLURIEL  DES  ADJECTIFS. 


PLURIEL    DES    ADJECTIFS 


D.   Comment  forme-t-on  le  «  pluriel  »  des  adjectifs? 

R.  —  96.  On  forme  le  plu- 
riel des  adjectifs  en  ajoutant 
un  s,  comme  dans  les  noms. 

D.   Citez  des  exemples. 

R.  —  97.  Le  grand  chemin, 
L'*  du  pluriel.  les  grands  chemms  ;  la  grande 
école,  les  grandes  écoles. 


Exercice  87. 

Mettez  au  pluriel  les  phrases  suivantes.  Ecrivez  :  Une  table  ronde,  des  tables 
rondes. 

Une  table  ronde,  des  ... 
Ua  escalier  raide,  des  ... 
Uoe  planche  épaisse,  des  . 
Un  oiseau  joli,  des  ... 
La  rivière  rapide,  les ... 

88.  Même  exercice 


Le  chien  fidèle,  les  ... 
La  poule  couveuse,  les  . 
Un  élève  obéissant,  des 
Une  plante  robuste,  des 
La  charrue  utile,  les  ... 


La  haie  épineuse,  les 
Le  puits  profond,  les., 
Le  canard  criard,  les  . 
Le  livre  amusant,  les 
Le  vent  froid,  les  ... 


Un  tonneau  plein,  des 
Un  berger  habile,  des  ., 
Un  fruit  rouge,  des  ... 
La  bonne  viande,  les  .. 
La  servante  docile,  les 


Exercice  89. 

Mettez  au  singulier  les  phrases  suivantes.  Ecrivez 
l'école  communale. 


Les  écoles  communales, 


Les  écoles  communales,  1'  ... 
Les  longues  oreilles,  la  ... 
Des  habits  magnifiques,  un... 
Les  jolis  chevaux,  le  ... 
Desanimaux  intelligents,  un.. 


Des  enfants  doux,  un  ... 
Des  arbres  verts,  un... 
Des  fruits  rouges,  un  ... 
Les  roses  blanches,  la... 
Les  longs  voyages,  l'-... 


*6  PLURIEL  DES  ADJECTIFS. 

Adjectifs  en   a  s  »  ou  a  x  )). 

D.  Les  adjectifs  terminés  au  singulier  par  «  s  »  ou  ux  » 
cha7igent-ils  au  pluriel? 

R.  —  98.  Les  adjectifs  terminés  au  sin- 
gulier par  s  ou  X  ne  changent  pas  au  pluriel. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  99.  Le  gros  chien,  les  gros  chiens. 
Adjectifs    en    «  eau  ». 

D.  Quelle  lettre  prennent  au  pluriel  les  adjectifs  ter- 
minés au  singulier  par  «  eau  » . 

R.  —  ^00.  Les  adjectifs  terminés  au  sm- 
gulier  par  eau  prennent  un  x  au  masculin 
pluriel. 

D.  Citez  des  exemples. 

.  R.  —  \0\ .  Le  beau  pré,  les  heaus.  prés. 


Exercice   90. 

Mettez  au  pluriel  les  phrases  suivantes. 

Ud  homme  boiteux,  des...  Un  fruit  nouveau,  des... 

L'habit  gris,  les...  L'enfant  paresseux,  les... 

Le  cultivateur  laborieux,  les..  L'homme  courageux,  les... 

Le  cuir  épais,  les...  Le  paysan  malheureux,  les. 

Un  porc  gras,  des...  Le  beau  mouton,  les... 

Exercice  91. 

Mettez  au  singulier  les  phrases  suivantes. 

Les  beaux  jardins,  le...  Les  chemins  raboteux,  le... 

Les  bois  touffus,  le...  Les  fermiers  actifs,  le  ... 

Les  bouchons  légers,  le...  Des  temps  orageux,  un... 

Des  fruits  amers,  un...  Des  marchés  francs,  un... 

Les  rivières  profondes,  la...  Les  chemins  vicinaux»  Je... 


PLURIEL  DES  ADJECTIFS.  47 

92.  Il    ne   faut   se  moquer  de  personne. 

Le  naaltre  fera  lire  l'historiette  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  sens, 
la  nature  et  Vorihographe  des  mots.  (Prog.   de  1887). 

1.  Georges  était  un  petit  garçon  taquin  et  mal  élevé. 

2.  11  accablait  de  ses  méchantes  plaisanteries  un  camarade  boi- 
teux, nouveau  venu  à  1  école. 

3.  «  Mon  pauvre  ami,  lui  disait-il,  avec  un  ton  de  pitié,  tu  as 
une  jambe  plus  courte  que  l'autre,  tu  ferais  bien  mieux  de  rester 
tranquille  dans  un  coin  que  d'essayer  de  courir.» 

4.  Léon,  peiné  de  s'entendre  ainsi  traiter,  ne  tarda  pas  à  se  ven- 
ger des  rieurs  ;  il  arrivait  sans  doute  le  dernier  quand  il  s'agissait 
de  courir,  mais  il  ne  se  laissait  jamais  dépasser  en  classe  par  ses 
camarades. 

5.  A  la  fin  de  chaque  semaine,  en  effet,  Léon  obtenait  la  pre- 
mière place,  et  l'instituteur  ne  manquait  pas  de  le  citer  comme 
le  meilleur  élève  de  la  classe.  —  Georges,  au  contraire,  toujours 
au  dernier  rang,  ne  recevait  que  des  reproches  et  des  réprimandes. 

6.  Dans  la  suite,  Léon  est  devenu  un  ouvrier  honnête  et  labo- 
rieux, qui  gagne  de  bonnes  journées,  tandis  que  Georges,  pares- 
seux et  brutal,  n'a  jamais  un  sou  devant  lui. 

93.  Exercice    de    diction  (Progr.   de    1887). 

Les  élèves  répondront  de  vive  voii  aux  questions  suivantes  : 


1.  Quel  était  le  caractère  de 
Georges? 

2.  Comment  Georges  se  con- 
duisait-il à  l'égard  d'un  cama- 
rade boiteux  ■? 

3.  Rapportez  les  paroles  peu 
aimables  que  Georges  adressait 
à  Léon. 

4.  Comment  Léon  se  vengea- 


t-il  des  moqueries  de  Georges? 
Réflexion  :  Est-il  permis  aux 
écoliers  de  se  venger  comme  le 
fit  Léon? 

5.  Qu'arrivait-il  à  la  fin  de 
chaque  semaine  à  Léon  et  à 
Georges  ? 

6.  Que  sont  devenus  Léon  et 
Georges  dans  la  suite  ? 


93  bis.  Rédaction.  —  Tous  les  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur 
manière,  l'historiette  qui  précède. 

94.   Nature   des   mots    (Progr.  de    1887";. 

Distinguez  les  noms  des  adjectifs.  —  Écrivez  :  La  cave  (nom)  est  fraîche 
(adjectif). 

La  cave  est  fraîche.  —  Le  sable  est  fin.  —  Le  foin  est  sec. 
—  Le  puits  est  profond.  ~  La  violette  est  odorante.  —  La 
table  est  ronde.  —  Le  vin  est  rouge.  —  L'aiguille  est 
pointue.  —  L'hiver  est  froid.  —  L'été  est  chaud. 

[On  trouvera  dans  le  Livre  du  Alaiire  et  dans  le  volume  d'Exercices  français 
d'Année  préparatoire  des  devoirs  analogues  à  ceux  qui  précèdent. 


4«  ACCOHU  UtS  AUJhiuiltbr 

ACCORD  DES  ADJECTIFS. 

D.  Quand  un  nom  est  au  a  masculin  singulier  »,  à  quel 
genre  et  à  quel  nombre  met-on  l'adjectif  qui  le  qualifie  ? 

R.  —  ^02.  Quand  un  nom  est  au  masculin 
singulier,  on  met  l'adjectif  qui  le  qua-lilie  au 
masculin  singulier. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  105.  Le  bon  père;  le  beau  livre. 

D.  Dans  «  bon  père  n,  pourquoi  l'adjectif  a  bon  »  est-il 
■■/  masculin  et  au  singulier? 

R.  —  -104.  Parce  qu'il  qualifie  le  substantif 
père,  qui  est  du  masculin  et  du  singulier. 


95.   L'honnêteté  est  toujours  récompensée. 

Copiez  et  faites  accorder  les  adjectifs  avec  les  substantifs  qu'ils  qualifient 
(Tous  les  adjectifs  sont  au  luasculia  singulier.) 

Deux  (jeune)  garçons,  Paul  et  Théodore,  étaieut  (voisin). 
Paul  était  (?"«cÂe)  et  sa  plus  (agréable)  distraction  consistait  à 
élever  dans  un  (6eau)  colombier  de  (^nombreux)  et  (magnifique) 
pigeons. 

Théodore  était  (pauvre),  et  comme  il  avait  les  (même) 
goiits  que  sou  (petit)  voisin,  il  avait  rassemblé  dans  un  (mo- 
deste) colombier  un  (petit)  nombre  de  pigeons  de  l'espèce  la 
plus  (commun). 

Un  jour,  ô  prodige!  Théodore  en  visitant  son  pigeonnier 
aperçut  deux  (superbe)  pigeons  (étranger),  dont  le  plumage 
était  (blanc)  comme  la  neige,  et  dont  la  queue  brillait  des 
plus  (splendide)  couleurs. 


ACCORD  DES  ADJECTIFS.  49 

Accord  des  adjectifs  (suite). 

D.  Quand  un  nom  est  au  «  févu'nin  singulier  »,  à  quel 
genre  et  à  quel  nombre  met-on  l'adjectif  qui  le  qualifie  ? 

R.  —  105.  Quand  un  nom  est  au  féminin 
singulier,  on  met  l'adjectif  qui  le  qualifie  au 
féminin  singulier. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  ^06.  La  bonna  mère,  la  Mie  image. 

D.  Dans  «  bonne  mère  »,  pourquoi  l'adjectif  n  bonne  » 
est-il  au  féminin  et  au  singulier  ? 

R.  —  107.  Parce  qu'il  qualifie  le  substantif 
mère,  qui  est  du  féminin  et  du  singulier. 

(Suite.) 

98.  —La  (premier)  pensée  de  l'enfant  fui  celle-ci  :  «  Si  je 
gardais  ces  {beau)  oiseaux?  » 

Mais,  après  un  rnomeut  de  réflexion,  il  se  dit  :  «  Ces 
pigeons  ne  sont  pas  à  moi,  ils  sont  à  Paul,  et  ce  serait 
comaiettre  une  action  {malhonnête)  que  de  ne  pas  les  lui 
rendre.  » 

Aussitôt  il  fernieles  Irappesducolombier, saisit  lespigeoiis 
et  va  les  reporter  au  {légitime)  propriétaire. 

Paul  fut  touché  de  l'acte  de  probité  de  son  ipetit)  voisin 
et  lui  adressa  ses  remerciements  les  plus  {chaleureux);  mais 
il  ne  s'en  tint  pas  là. 

97.  —  Bientôt  ses  pigeons  ayant  pondu,  il  prit  deux  œufs 
et  alla  les  substituer  en  cachette  aux  oetifs  des  pigeons 
{commun)  de  Théodore. 

Qu'on  juge  de  la  surprise  de  l'{honn6te)  Théodore,  lors(jue 
les  œufs  étant  éclos  et  le  corps  des  pigeonneaux  s'étant 
garni  de  plumes,  Théodore  vit  ces  derniers  {pareil)  en  tout 
aux  pigeons  de  son  voisin. 

11  devina  promptemenl  ce  qui  était  arrivé,  et,  plein  de 
reconnaissance ,  alla  remercier  son  {jeunn)  camarade.  Dés 
lors,  ils  devinrent  amis  {inséparable),  et  Théodore  dut  à  sa 
probité  celte  amitié  {précieuse). 


50  ACCORD  DES  ADJECTIFS. 

Accord  des  adjectifs  (suite). 

D.  Quand  un  nom  est  au  «  ?nascuh'n  pluriel  »,  à  quel 
genre  et  à  quel  nombre  met-on  l'adjectif  qui  le  qualifie  ? 

R.  —  ^08.  Quand  un  nom  est  au  masculin 
pluriel,  on  met  l'adjectif  qui  le  qualifie  au 
masculin  pluriel. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  ^09. Les  bons  pères;  les  beaux,  livres. 

D.  Dans  «  beaux  livres  »,  pourquoi  l'adjectif  «  beaux  » 
est-il  au  masculin  et  au  pluriel  ? 

R.  —  ^  ^  0.  Parce  qu'il  qualifie  le  substantif 
livres,  qui  est  du  masculin  et  du  plurieL 

93.  Le  pâtre  et  le  voleur. 

[Questionner  sur  la  nature  des  mots.  —  Progr.  de  1881.] 

Copiez  le  devoir  suivant.  Faites  accorder  les  adjectifs  a.vec  les  substantifs  qu'ils 
qualifieot. 

Isidore  était  uq  (pe^îï)  garçon,  fort (jsaMurt;),  qui  gagnait  sa 
vie  à  garder  un  troupeau  de  chèvres. 

Chaque  matin,  il  conduisait  ses  bêtes  {cafricieux]  au  milieu 
de  rochers  (escarpé)  qui  dominaient  son  village,  et  le  soir  il 
les  ramenait  chez  le  propriétaire. 

Ses  journées  s'écoulaient  (paisiôZe)  dans  une  (profond)  soli- 
tude. Quoiqu'il  n'eût  à  manger  qu'un  pain  (noir)  et  quelques 
fruits  {sauvage),  il  se  trouvait  {heureux),  parce  qu'il  avait  une 
conscience  (pur). 

Un  jour  qu'il  gardait  ses  chèvres,  près  d'une  {sombre) 
forôt,  il  en  vit  sortir  un  homme  de  {haut)  taille,  aux  membres 
{robuste),  mais  dont  le  visage  {farouche)  fit  peur  au  {jeune) 
chevrier. 

99.  -^  Cet  homme  était  un  voleur,  qui  avait  été  mis  i^lu- 
sieurs  fois  eu  prison  pour  ses  méfaits. 


ACCORD  DES  ADJECTIFS.  51 

Accord  des  adjectifs  (suite), 

D.  Quand  un  nom  est  au  i<.  féminin  pluriel  ^> ,  à  quel 
genre  et  à  quel  nombre  met-on  l'adjectif  qui  le  qualifie  ? 

R.  —  i  M .  Quand  un  nom  est  au  féminin 
pluriel,  on  met  l'adjectif  qui  le  qualifie  au 
féminin  pluriel. 

D.   Citez  des  exemples. 

R.  —  ^^2.  Les  tones  mères;  les  belles 
images. 

D.  Dans  «  belles  images  »,  pourquoi  l'adjectif  «  belles  » 
est-il  au  féminin  et  au  plia'iel  ? 

R.  —  1^5.  Parce  qu'il  qualifie  le  substantif 
images,  qui  est  du  féminin  et  du  pluriel. 

(Suite.) 

Abordant  Isidore,  il  lui  dit  :  «  Tu  fais  là  un  bien  [triste) 
métier,  et  qui  ne  le  rapporte  guère  :  vois,  tu  portes  des  vête- 
ments {déguenillé),  el  tu  as  les  jambes  {nu)  dans  de  (mauvais) 
chaussures.  Consens  à  entrera  mon  service,  je  te  donnerai 
de(feon)  vêtements  bien  (chaud)  ;  tu  auras  aux  pieds  de  [solide) 
souliers  (new/'),  tu  feras  des  repas  [excellmt)  ;  tu  boiras  chaque 
jour  (quelque)  verres  de  (bon)  vin,  qui  augmenteront  tes 
forces.  Tu  n'auras  plus  à  souffrir  ni  des  chaleurs  (brid'tnt) 
de  1  été,  ni  des  pluies  [froid)  et  [glacial)  delà  [mauvais)  saison. 
Bref,  tu  seras  le  plus  [heureux)  de  tous  les  enfants  de  nos 
campagnes.  » 

100.  —  «  Non,  répondit  courageusement  Isidore,  je  ne 
puis  accepter  vos  olfres,(iMclque  [séduisnnl;  (^i  (avantageux) 
qu'elles  paraissent.  En  consentant  à  vivre  avec  vous  je 
perdrais  la  paix  du  cœur,  j'aurais  la  conscience  bourrelée 
de  remords,  et  la  jouis.sance  des  biens  dont  vous  me  faites 
le  tableau  serait  pour  moi  une  source  d\affreux)  tour- 
ments. Je  veux  rester (profee)  et  [honnête);  c'est  le  moyen  le 
plus  sûr  de  goûter  un  bonheur  [inaltérable).  » 


52  ACCORD  DES  ADJECTIFS. 

Accord  des  adjectifs  (suite). 

D.  Des  règles  qui  précèdent  tirez  la  règle  générale. 

R.  — WA.  Les  adjectifs  se  mettent  au 
même  genre  et  au  même  nombre 
que  les  noms  qu'ils  qualifient  :  on  dit  alors 
qu'ils  s'accordent  avec  ces  noms. 

D.  Répétez  les  exemples. 

R. — ]\d.  Le  bon  père,  la  bonne  mère  ;  les 
beaux  livres,  les  belles  images. 

101.  L'oie  que  l'on  engraisse  (fable). 
Faites  accorder  les  adjectifs  entre  parenthèses. 

Une  oi>,  qui  avait  une  fort  (bon)  opinion  d'elle-même,  se 
disait,  en  se  dandinant  fièrement  dans  la  (bas)  -cour  : 

«  Combien  suis-je  {heureux)  d'appartenir  à  des  gens 
qui  savent  apprécier  mes  mérites  !  Je  nage  dans  une 
{complet}  abondance  ;  on  me  gorge  de  son,  de  maïs,  d'orge 
et  de  froment.  Le  fermier,  la  fermière,  les  enfants,  les  valets 
sont  {attentifs)  à  me  procurer  tout  le  bien-être  imaginable.  » 

Sans  doute  elle  avait  prononcé  cette  {deniier)  phrase  à 
(haut)  voix  ;  car  un  dindon,  qui  se  trouvait  sur  le  fumier  à 
côté  d'elle,  lui  adressa  la  parole  en  ces  termes: 

«  Un  sot  orgueil  te  trouble  la  tête  ;  ce  n'est  point  par  ten- 
dresse que  ces  gens  te  nourrissent  si  bien,  c'est  dans  le 
but  de  te  faire  rôtir  dès  que  tu  seras  (gras)^->. 

102.  Les  mois,  les  jours,  les  saisons. 

Copiez  l'exercice  suivant  : 

11  y  a  douze  mois  dans  l'année,  ce  sont  :  janvier,  février, 
mars,  avril,  mai,  juin,  juillet,  août,  septembre,  octobre, 
novembre,  décembre.  —  L'année  se  compose  de  cinquante- 
deux  semaines  de  septjourschacune,qui  sont;  lundi, mardi, 
mercredi,  jeudi,  vendredi,  samedi,  dimanche.  —  Il  y  a  quatre 
saisons  qui  sont  :  le  printemps,  l'été,  l'automne  et  l'hiver. 
—  Chaque  saison  dure  trois  mois.  —  Le  milieu  du  jour  est 
midi.  —  Le  milieu  de  la  nuit  est  minuit. 


ACCORD  DES  ADJECTIFS.  r3 

Accord   des   adjectifs  (suite). 

D.  Comtyient  s'accorde  l'adjectif  qui  qualifie  deux 
noms  au  singulier  ? 

R.  —  1 16.  Tout  adjectif  qui  qualitie  deux 
noms  au  singulier  se  met  au  j)luriel,  parce 
(]ue  deux  singuliers  valent  un  plu- 
riel. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  ^\7.  L'oncle  et  le  neveu  intelligents; 
la  tante  et  la  nièce  intelligentes. 

D.  Quand  l'un  des  deux  noms  est  du  masculin  et  l'autre 
du  féminin,  comment  l'adjectif  s'accorde-t-il  ? 

R.  —  ^^8.  Quand  l'un  des  deux  noms  est 
du  masculin  et  l'autre  du  féminin,  l'ad- 
jectif se  met  au  masculin  pluriel. 

Citez  un  exemple. 

R.  —  ^  'l  9.  Le  neveu  et  la  nièce  intelligents. 


Exercice  103. 

Faites  accorder  les  adjectifs  suivant  la  régie. 

Le  lioQ  et  le  léopard  sont  (cruel),  (féroce),  (sanguinaire).  — 
La  route  et  la  chaussée  sont  (beau),  (neuf),  (spacieux).  — 
Le  jardin  et  le  parc  sont  'vaste).  —  Cet  homme  et  cette  femme 
sont  [aimable).  —  Cette  cerise  et  cette  poire  sont  imùr).  — 
Le  seigle  et  le  blé  sont  (abondant).  —  Le  peintre  et  le  sculp- 
teur sont  [habile).  —  Le  petit  garçon  et  la  petite  fille  sont 
(attentif).  —  Emile  et  Gaston  soni(silenciev^).  —  Louise  et 
Marie  sont  (gai).  —  Edouard  et  sa  sœur  sont  (content).  — 
Cette  pêche  et  cette  amande  sont  (excellent).  —  Cet  homme 
et  cette  femme  se  sont  montrés  très  (courageux).  —  Le  cerf 
et  le  chevreuil  sont  (anile). 


54  ACCORD  DES  ADJECTIFS. 

^20.   Leçon   préparatoire. 

D.  Récitez  le  conditionnel  présent  du  verbe  if.  arroser  ». 


(^   1 

J' 

arroserais 

mes    fleurs. 

1' 

Tu 

arroserais 

tes     fleurs. 

Le  jardinier 

arroserait 

ses     fleurs. 

_.  1 

Nous 

arroserions 

nos     fleurs. 

Vous 

arroseriez 

vos    fleurs. 

K  1 

,  Les  jardiniers 

arroseraient  leurs  fleurs. 

104.  Usons  de  tout  avec  prudence. 

Indiquez  le  genre  et  le  nombre  de  chaque  adjectif  (en  italique  ),  ainsi  que 

le  substantif  qualifié.  Ecrivez  :  Jeune,  masc.  sing.,  qualifie  étmirdi. 

Adolphe,  jetfne  étourdi,  s'avisa  un  jour  de  cueillir  de  belles 
roses  qui  ornaient  le  jardin  paternel;  mais  il  le  fit  avec  tanl 
de  précipitation,  que  les  épines  aont  la  tige  du  rosier  était 
couverte  lui  entrèrent  dans  les  doigts.  Il  en  éprouva  de 
vives  douleurs. 

«  Pourquoi,  demanda  l'enfant  à  son  père,  ces  roses  si 
belles  et  d'un  parfum  si  suave  ont-elles  des  épines  si  aiguës? 

—  C'est  peut-être,  répondit  le  père,  pour  nous  rappeler 
que  les  choses  les  plus  admirables  et  les  plus  douces  peuvent 
nous  être  très  funestes,  si  nous  en  usons  d'une  manière  im- 
prudente. )) 

105.  Orthographe  des  noms  de   nombres. 

Copiez  l'exercice  suivant  : 

Un,  deux,  trois,  quatre,  cinq,  six,  sept,  huit,  neuf,  dix, 
onze,  douze,  treize,  quatorze,  quinze,  seize,  dix-sept,  dix- 
huit,  dix-neuf,  vingt,  vingt  et  nn...{VélèvecomTpUtera),[.venit, 
trente  et  un...  (/'é/éi)e  comp/e^era),  quarante,  quarante  et 
un...  {l'élève  complétera),  cinquante,  cinquante  et  un.. 
(l'élève  complétera),  soixante,  soixante  et  un...  {rélève  com- 
plétera), quatre-vingts,  quatre-vingt-un...  {l'élève  complé- 
tera), cent. 

Deux  cents,  trois  cents,  quatre  cents,  cinq  cents,  six  cents, 
sept  cents,  huit  cents,  neuf  cents,  mille. 


ACCORD  DRS  ADJECTIFS. 


^2\ .  Leçon   préparatoire. 

D.  Récitez  l' indicatif  présent  du  ver-be  «  démolir  », 


Je 

Tu 

Le  maçon 

Nous 

Vous 


démolis  mon 

démolis  ton 

démolit  son 

démolissons  notre 

démolissez  votre 


Les  maçons  démolissent  leur 


mur. 
mur, 
mur. 
mur. 
mur. 
mur. 


106.  Les  beautés  d'un  jardin. 

Copiez  le  devoir  suivant  : 

Allons  visiter  le  jardin  (1)  :  nous  y  contemplerons  des 
beautés  merveilleuses  (2)  que  l'art  ne  pourrait  pas  imiter. 
Voici  les  roses  (3),  qui  présentent  les  couleurs  les  plus  va- 
riées (4). 

Voici  les  œillets  (5),  voici  les  fleurs  (6)  bleues  (7)  de  l'aco- 
nit, plante  vénéneuse  (8).  Plus  loin  on  aspire  la  douce  (9) 
senteur  du  muguet  à  côté  duquel  s'étale  la  tulipe. 

Mille  parfums  (10)  odorants  (H)  viennent  nous  réjouir,  et 
nous  considérons  avec  ravissement  les  beautés  naturelles  (12) 
qu'un  simple  jardin  étale  à  nos  yeux  (13)  étonnés  (14). 

107.  Questions. 

Répondez  par  écrit  aux  questions  suivantes  : 


1.  Comment  appelle-t-on  celui 
qui  prend  soin  dun  jardin  ? 

2.  Pourquoi  merveilleuses  est- 
il  au  féminin  pluriel? 

3.  Sur  quel  arbuste  poussent 
les  roses  ? 

4.  Pourquoi  variées   est-il  au 
féminin  pluriel  ? 

5.  Écrivent  le  singulier  deœî7/e/s. 

6.  Écrivez    le    singulier    de 
fleurs. 

7.  Pourquoi  bleues  est-il  au  fé- 
minin pluriel? 

ti.  Qu'est-ce  qu'une  plante  vé- 
néneuse ? 


9.  Quel  est  le  masculin  singu- 
lier de  douce  ? 

10.  Comment  écrit-on  parfums 
au  singulier? 

11.  Pourquoi  odorants  est-il  au 
masculin  pluriel  ? 

12.  Quel  est  le  masculin  sin- 
gulier de  naturelles  ? 

12.  Comment  forme-t-on  le  fé- 
minin des  adjectifs  qui  finissent 
par  ei ? 

13.  Quei  est  le  singulier  de 
yeux? 

14.  Pourquoi  a-t-on  écrit  éton- 
nés au  masculin  pluriel? 


56 


ACCORD  DES  ADJECTIFS. 


^22.   Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  l'indicatif  présent  du  verbe  «  être  ». 

Moi  qui  suis  laborieux. 
Toi     qui  es  laborieux. 

Lui    qui  est  laborieux. 

Nous  qui  sommes  laborieux. 
Vous  qui  êtes  laborieux. 
Eux   qui  sont        laborieux. 


108.  Le  petit  Louis. 

Copiez  le  devoir  suivant  : 

Le  petit  Louis  (1)  part  de  bonne  (2)  heure  pour  l'école.  lia 
promis  à  sa  maman  (3)  qu'il  sera  bien  attentif  (4)  et  bien 
obéissant,  qu'il  ne  s'arrêtera  pas  en  route  pour  jouer  avec 
les  petits  garçons  (5)  qu'il  rencontrera,  et  qu'il  étudiera  bien 
ses  leço7is  (6). 

Aussitôt  qu'il  sera  arrivé  en  classe  il  se  mettra  au  travail. 
S'il  a  quelques  camarades  (7)  légers  (8)  qui  essayent  de  lui 
l'aire  perdre  son  temps,  il  ne  les  écoutera  point. 

II  s'appliquera  à  bien  écrire  et  à  profiter  des  bonnes  (9) 
leçons  qu'on  lui  donnera. 

En  sortant  de  la  classe,  il  reviendra  à  la  maison,  tout 
fier  (10)  des  bons  (H)  points  qu'il  aura  mérités. 

109.  Questions. 

Répondez  par  écrit  aux  questions  suivautes  : 


1.  Quel  est  le  féminin  de  Louis? 

1.  Mettez  au  féminin  le  petit 
Louis. 

2.  Quel  est  le  masculin  singu- 
lier de  bonne  ? 

3.  Ecrivez  maman  au  pluriel. 

4.  S'il  s'agissait  d'une  petite 
fille,  comment  écrirait-on  atten- 
tif e,\,  of/éissnnt? 

5.  Pourquoi  a-l-on  écrit  gar- 
çons avec  un  «  y 


6.  Comment  écrit-on  leurs  au 
singulier? 

7.  Comment  écrit-on  camfl?'flrfe5 
au  singulier? 

8.  Pourquoi    légers  est-il   au 
masculin  pluriel? 

9.  Pourquoi   bonnes  est-il  au 
féminin  i)luriel  ? 

10.  Quel  est  le  féminin  singu- 
lier de  fier? 

H .  Quel  est  le  singulier  de  bonû 


ACCORD  DES  ADJECTIFS.  57 

^25.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le  passé  indéfini  du  verbe  «  voyager  ». 

i  i  C'est  moi  qui  ai  voyagé. 
ly  C'est  toi  (lui  as       voyagé. 

^  C'est  elle  qui  a  voyagé. 
^  ,  C'est  nous  qui  avons  voyagé. 
I  1  C'est  vous  qui  avez  voyagé. 
"~  V  Ce  sont  elles  qui  ont     voyagé. 

110.    Animaux. 

Copiez  le  devoir  suivant  : 

Le  chien  [i,  est  fidèle  (2)  à  son  maître  (3). 

Le  cheval  (4)  est  rapide  (5)  à  la  course;  il  eai  fort  (6)  et 
vigoureux  (7),  et  traîne  nos  fardeaux  (8)  les  phis  pesants  (9). 

Vdne  (iO)  est  patient  (il),  sobre  et  frugal  (12);  il  se  con- 
tente de  la  nourriture  la  plus  groasière  (13). 

Le  coq  (14)  est  l'ornement  de  la  basse-cour  (lo).  Son  chant 
matinal  (16)  réveille  tous  les  gens  de  la  ferme. 

La  poule  nous  fournit  d'excellents  œufs.  Elle  veille  sur 
ses  poussins  (17)  avec  un  grand  soin.  Elle  les  réchauffe 
sous  son  3i'ûe  maternelle  (18).  Elle  les  défend  à  l'occasion. 

111.    Questions'. 

Répondez  par  fcrit  aux  questions  suivantes  : 

1.  Quel  estle  féminin  de  c/«e?i.'  i      11.  Quel  le    féminin  de  pa- 

2.  Quel  est  le  féminin  de/îdè/e.'  I  tient? 


—  Pourquoi! 
S.Quelestleféminindewaî/re.' 

4.  Quel  est  le  pluriel  de  cAet'a/.' 
^.  Écrivezlepiurielde^-apîrfe.'' 
6.  Écrivez  le  féminin  de  fort? 
1.  Écrivez  le  féminin  de tig'OM- 

reux  ? 

5.  Comment     écrit-on     far- 
deaux au  singrulier? 


12.  Écrivez  le  féminin  ùe  fru- 
gal? 

13.  Quel    est     masculin    de 
grossière  ? 

14.  Écrivez  coq  au  pluriel? 
lô.Qu'est-cequ'une6asse-eo«r.' 

16.  Pourquoi  dit-on  que  le  coq 
a  le  chant  matinal? 

17.  Quel  le  singulier  de  pous- 


9.  Pourquoi  pe-saw^s   est-il  au     sins  . 
masculin  pluriel?  j      18.  Quel    est  le  masculin  de 

10.  Quel  est  le  féminin  de  dne?     maternelle? 

1.  Le  Livre  du  ifaître  contient  d"autres  devoirs  du  même  genre. 


S8  ACCORD  DES  ADJECTIFS. 

424.  Leçon  préparatoire. 

D.  Récitez  le  subjonctif  présent  du  verbe  «  être  », 

Il  faut  que  je      sois       docile. 
Il  faut  que  tu      sois      docile. 
Il  faut  qu'il        soit       docile. 
Il  faut  que  nous  soyons  dociles. 
Il  faut  que  vous  soyez    dociles, 
llfautqu'ils       soient  dociles. 


112.  Exercices  d'invention. 

Dites  par  quel  ouvrier  est   fait  chacun  des  objets  suivants.   Ecrivez;   Les 
ma.\%OTi%  sont  faites  par  les  maçons.  (Consulter  l'exercice  suivant.) 


Les  maisons... 

Le  pain... 

Les  lampes... 

Les  habits... 

Le  vin... 

Les  tonneaux... 

La  toile... 

Les  souliers... 

Les  pots... 

Les  portes., , 

Les  serrures... 

Le  cuir... 

Les  chapeaux.. 

Les  livres... 

La  farine... 

Les  couteaux... 

Les  robes... 
Exercice  113. 

Le  plâtre... 

Dites  l'objet  que 

font  les  ouvriers    suivants.   Ecrivez  :  Le  maçon  fait  les 

maisons.  (Consulter 

l'exercice  précédent). 

Le  maçon... 

Le  boulanger... 

Le  lampiste,.. 

Le  tailleur... 

Le  vigneron... 

Le  tonnelier... 

Le  tisserand... 

Le  cordonnier... 

Le  potier... 

Le  menuisier... 

Le  serrurier... 

Le  tanneur... 

Le  chapelier... 

Le  libraire... 

Le  meunier... 

Le  coutelier... 

La  couturière... 
Exercice  114. 

Le  plâtrier... 

Citez  un  nom    formé  par  chacun  des  noms  suivants.   Ecrivez  :  Os  a  formé 

oxsement. 

Os... 

Hôtel... 

Labour... 

Crin... 

Couteau... 

Cuirasse... 

Sucre... 

Cheveu... 

Pompe... 

Encre... 

Cloche... 

Plomb... 

Horloge... 

Jardin... 

Pomme... 

Perruque... 

Charpente... 

Cerise... 

ACCORD  DKS  ADJECTIFS.  59 

115.  Fonction  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

\.e6  verbes  îles  phrases  suiv.nite^  e\|>rimeiit  nue  nction  ;  ks  »oms  qui  répon- 
«leni  aux  questions  qui  ou  quoi  faites  avec  ces  verl  es  en  sont  les  compléments 
Jirccts.  —  l.e  maître  le  fera  remarquer  aui  élèves. 

LhoHoge  marque  les  heures.  —  Les  oiseaux  construisent 
dos  nids.  —  Le  berger  tond  les  moulons.  —  [.es  volcans 
Munissent  des  tlammes.  —  Le  pivert  porce  les  arbres.  —  Les 
voleurs  briboni  les  meubles.  —  Le  Rhône  traverse  Lyon.  — 
I  e  menuisier  enfonce  des  clous.  —  Le  brasseur  fabrique 
la  bière. —  Le  vigneron  transvase  ic  vii..  —  Le  meunier 
moud  le  blé.  —  L'écureuil  grignote  les  noix. 

115  liis.  Devoir.  —  Écrivez  :  L'horloge  marque  (  \erl)e)  les  heures  fcomnlé- 
iiient  direct). 

116.  Composition  de  petites  phrases,  f  l'rot'r.  de  1887.) 
Les  élerts  répunHronl  à  haute  voix  aux  questions  suivantes  : 


I.  Que  doit  faire  un  enfant  à 
ooii  lever? 

•2.  Dans  quel  état  doivent  être 
les  vêtements  d'un  écolier  quand 
il  se  présente  en  classe? 

."{.  Que  doit  faire  un  écolier 
poli  en  entrant  en  classe  ? 

4.  Comment  un  bon  écolier 
se  rend-il  à  sa  place? 

.5.  A  quoi  passe  son  temps  un 
écolier  studieux? 

6.  Que  fait  l'écolier  paresseux? 


7.  Conmient  le  maître  encou- 
rage-l-il  l'élève  laborieux? 

8.  Comment  le  maître  essaye- 
t-il  de  corriger  l'élève  pares- 
seux? 

9.  Quel  est  l'accueil  que  le  bon 
écolier  trouve  le  soir  dans  sa 
famille? 

10.  Quel  est  l'accueil  que  font 
les  parents  au  mauvais  écolier? 

11.  Dans  la  vie  qu'arrive-t-il 
aux  paresseux  ? 


117.  Devoir.  —  Les  Olèves  répondront  par  écrit  aux  questions  qui  précèdent. 

118.  Fonction  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

Les  verbes  des  phrases  suivantes  expriment  une  action.  Le  sujet  a  fait  •  cette 
action.  —  Le  maiire  le  fera  remarquer  aux  élèves. 

Le  boulanger  pétrit  la  pcàle.  —  Le  palefrenier  panse  les 
chevau.x.  —  L'horloger  répare  les  montres.  —  La  lessiveuse 
iave  le  linge. —  L'àoe  lance  des  ruades.—  L'orage  détruit  la 
récolte.—  Le  contre-maître  surveille  les  ouvriers. —  La  ser- 
vante époussette  les  meubles.  —  La  couturière  confectionne 
les  robes.  —  Le  bûcheron  fend  le  bois.  —  La  cuisinière 
apprête  les  repas.  —  Le  rémouleur  repasse  les  rasoirs. 

118  bis.  Devoir.  —  Écrivez  :  Le  boulanger  (sujet)  pétrit  (verbe)  la  pâte. 

[On  trouvera  dans  le  Livre  du  maiire  et  dans  le  volume  d'Exercices  prépa- 
ratoires, des  devoirs  analogues  à  ceux  qui  précèdent.] 


60  ADJECTll'S  DÉMOASTRATiFS. 

ADJECT.    DÉMONSTRATIFS 

D.  Quels  sont  les  adjectifs  «  démonstratifs  »  ? 

R.  —  ^25.  Les  adjectifs  démonstra- 
tifs sont  : 

Ce,  cet,  pour  le  masculin  singulier  :  ce 
village  que  vous  voyez  ;   cet  homme. 

Cette,  pour  le  féminin  smgulier  :  cette 
ville. 

Ces,  pour  le  pluriel  :  ces  livres  que  vous 
lisez;  ces  images  que  vous  regardez. 

ADJECTIFS   POSSESSIFS. 

D.  Quels  sont  les  adjectifs  «  possessifs  »? 

R.  — ^26.  Les  adjectifs  possessifs  sont: 


MASCULIN. 

FÉMININ, 

PLUKIEL(des2geures). 

Mon  (livre). 

Ma  (maison). 

Mes  ('amis). 

Ton... 

Ta... 

Tes... 

Son... 

Sa... 

Ses... 

Notre... 

Notre... 

Nos... 

Votre... 

Votre... 

Vos... 

Leur... 

Leur... 

Leurs... 

Exercice    119. 

Remplacez  les  points  par  ces,  adjectif  d(^nioiislratif,  ou  par  ses,  adjectif 
possessif. 

C...  tours  sont  très  élevées.  —  G...  maisons  sont  fort 
belles.  —  Le  berger  mène  paître  s...  moutons.  —  Cet  enfant 
use  s...  chaussures.  —  G...  champs  me  font  vivre.  —  Jean 
brosse  s...  habits.  —  Mon  voisin  ouvre  s...  fenêtres.  —  G... 
bois  sont  très  grands.  —  G...  terres  sont  excellentes.  —  11 
va  visiter  s...  fermes.  —  G...  troupeaux  sont  beaux. 


ADJKCTIF,  61 

RÉSUMÉ 

D.  Combien  avons-nous  «  d'articles  «  en  français  ? 

R.—  127.  Nous  l'avons  en  français  qu'un  article 
qui  esl  : 

Le,  pour  le  masculin  singulier  :  Xepère. 

La,  pour  le  féminin  singulier  :  la  mère. 

Les,  pour  le  pluriel  des  deux  genres  ;  les  pères,  les 
mères. 

D.  Comment  recon)iait-on  qu'un  mot  est  adjectif? 
R.  —  128.  On   reconnaît  qu'un  mot  est  adjectif 
quand  on  peut  y  joindre  un  des  mots  personne  ou  chose. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  129.  Lesmois  habile,  agréable  sont  des,  adiecliïs, 
parce  qu'on  peut  dire  personne  habile,  chose  agréable. 

D.  Comment  forme-t-on  le  féminin  des  adjectifs? 

R.  —  130.  On  forme  le  féminin  des  adjectifs  en 
ajoutant  un  e  muet. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  131 .  Un  homme  prudent,  une  femme  prudente; 
un  fils  poli,  une  fille  polie;  un  grand  château,  une 
grande  maison. 

D.  Comment  fonne-t-on  le  pluriel  des  adjectifs? 

R.  —  132.  On  forme  le  pluriel  des  adjectifs  en  ajou- 
tant iiti  s,  comme  dans  les  noms. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  133. Le  grand  chemin,  les  grands  chemins;  la 
grande  école,  les  grandes  écoles 

D.  Comment  les  adjectifs  s'accordent-ils  avec  les  noms? 
R.  — 134.  Les  adjectifs  se  mettent  aumêmegenre 
et  au  même  nombre  que  les  noms  qu'ils  qualifient  : 
on  dit  alors  qu'ils  s'accordent  avec  ces  noms. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  135.  Le  bon  père,  la  bonne  mère;  les  beaux. 
livres,  les  belles  images. 


62  PRONOM. 

PRONOMS    PERSONNELS 

[Le  Livre  du  maître  contient  des  exercices  sur  les  pronoms  personnels.] 

D.  Dit-on  :  «  Etienne  »  ne  lit  pas,    «  Etienne  »  ne 
travaille  pas,  «  Etienne  »  joue  toujours  ? 

R.  —  156.  Non,  on  dit  :  «  Etienne  ne  lit 
pas,  il  ne  travaille  pas,  il  joue  toujours». 

D.  Qu  est-ce  que  le  mot  «  il  y<,   qui  t^'ent  la  place  de 
■  «  Etienne  »  ? 

1  Gk      R.  —  |57.  Le  mot  il  qui  tient  la 
J  ^^  place  de  Etienne  est  un  pronom. 

D.  Qu'appelle-t-on  «  pronom  »  ? 

I  R.  —  H  58.  On  appelle  pronom 

Tll    tout   mot  qui  tient  la  place  d'un 
nom. 

D.  Qu'appelle-t-on  «  pronoms  personnels  »  ? 

R.  —  ^59.  On  ap- 
pelle pronoms  per- 
sonnels ceux  qui  in- 
diquent  les    trois  personnes. 

D.  Quelle  est  la  «  première  »  personne  ? 

I  y  II  ^^  ^s  mière     personne    est 

celle  qui  parle  :  je  pense, 
nous    pensons. 

D.  Quelle  est  la  «  deuxième  n personne? 

X  r  /^^  1   1  r>       ^*    —  ^  44 .  La    deu- 
Y  yj  LA  ^5  xième    personne    est 

celle   à  qui  l'on    parle  : 
tu  penses,   vous  pensez. 


il,  elle 


ils,  elles 


PRONOM.  63 

Pronoms  personnels  (suite). 

D.   Quelle  est  la  «  (roisthue  »  peï'sotine  ? 

R.  -  U2. 
Latroisième 
personneest 
celle  de  qui  Ton  parle  :  il  pense,  elles 
pensent  ;  Paul  joue  ;  les  enfants  causent. 

D.  Quels  sont  les  pronoms  personnels  de  la  «  pre- 
mière  »  personne? 

R.  —  ^45.  Les  pronoms  personnels  de  la 
première  personne  sont  :  je,  me,  moi, 
nous. 

D .  Quels  sont  les  pronoms  personnels  de  la  «  deuxième  » 
pei'sonne  ? 

R.  —  -144.  Les  pronoms  personnels  de  la 
deuxième  personne  sont  :  tu,  te,  toi, 
vous. 

D.  Quels  sont  les  pronoms  personnels  de  la  «  trot- 
sterne  »  personne  ? 

R.  —  H  45.  Les  pronoms  personnels  de  la 
troisième  personne  sont  :  il,  elle,  ils, 
elles,  eux  ;  se,  soi  ;  en,  y. 

Le,  la,    les,    lui,    leur. 

D.  Citez  des  exemples  de  l'emploi  de  «  le,  la,  les  »  pro- 
noms. 

R.  —  ^  46.  Je  le  connais,  c'est-à-dire  :  je 
connais  lui. 

Je  la  connais,  c'est-à-dire  :  je  connais 
elle. 

Écoutez-les,  c'est-à-dire  :  écoutez  eux. 


5*  PRONOM. 

Me,  te,    nous,  vous,  se. 

D.  Citez  dea  exemples  de  l'emploi  de  «  me,  te,  nous, 
vous,  se  «. 

R.  —  I  57.  -Le  maître  me  regarde,  c'est- 
à-dire  :  regarde  moi. 

Le  maître  te  regarde,  c'est-à-dire  :  re- 
garde toi. 

Le  maître  nous  regarde,  c'est-à-dire  : 
regarde  nous. 

Le  maître  vous  regarde,  c'est-à-dire  : 
regarde  vous. 

Le  maître  se  regarde,  c'est-à-dire  :  re- 
garde lui. 

Les  maîtres  se  regardent,  c'est-à-dire  :  re- 
gardent eux. 

D.  Citez  d'aut7'es  exemples  dans  lesquels  «  me,  te,  nous, 
vous,  se  »  sont  mis  pour  a  à  moi,  à  toi,  à  nous,  à  vous, 
à  lui,  à  eux  ». 

R.  —  Wè.  Le  maître  me  parle,  c'est-à- 
dire  :  parle  à  moi. 

Le  maître  te  parle,  c'est-à-dire  :  parle  à 
toi. 

Le  maître  nous  parle,  c'est-à-dire  :  parle 
à  nous. 

Le  maître  vous  parle,  c'est-à-dire  :  parle 
à  vous. 

Le  maître  se  parle,  c'est-à-dire  :  parle  à 
lui. 

Les  maîtres  se  parlent,  c'est-à-dire  :  par- 
lent à  eux  ou  entre  eux. 


PRONOM.  65 

Lui,  leur. 

D.  Citez  des  exemples  de  l'emploi  de  <(  lui  »  et  de 
«  leur  >) . 

R.  —  ^49.  Je  lui  parlerai,  c'est-à-dire  :  je 
parlerai  à  lui. 

Je  leur  parlerai,  c'est-à-dire  :  je  parlerai 
à  eux. 

En,   y. 

D.  Citez  des  exemples  de  l'emploi  de  «  en  »  pronom. 

R.  —  ^150.  Aimez-Yous  la  bière?  J'en  bois, 
c'est-à-dire  :  je  bois  d'elle. 

Aimez-vous  les  fruits?  J'en  mange,  c'est-à- 
dire  :  je  mange  d'eux. 

D.   Citez  des  exemples  de  l'emploi  de  «  y  »  pronom. 

R.  —  \d\.  Je  connais  ces  orphelines,  je 
m"y  intéresse,  c'est-à-dire  .  je  m'intéresse 
à  elles. 

PRONOMS    RELATIFS 

D.  Quels  sont  les  pronoms  «  relatifs  »? 

R.  —  ^52.  Les  pronoms  relatifs  sont  : 
Qui,  que,  quoi,  dont,  des  deux  genres 

et  des  deux  nombres. 
Lequel,  duquel,  masculin  singulier. 
Laquelle,  de  laquelle,  féminin  singulier. 
Lesquels,  desquels,  masculin  pluriel. 
Lesquelles,  desquelles,  féminin  pluriel. 

6H1HM.  PBÉP.  (Élève;.  3 


66  PRONOM. 

120.  Le  voleur  de  prunes. 

Le  matfre  fera  lire  l'historiette  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  sens, 
\dinature  et  l'orthographe  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

1.  Henri  et  Jules  revenaient  de  l'école. 

2.  Sur  leur  chemin  se  trouvait  une  ferme  avec  son  jardin 
entouré  de  haies  vives. 

3.  Henri  jeta  un  coup  d'œil  dans  le  jardin  et  s'aperçut 
que  les  pruniers  étaient  chargés  de  fruits. 

4.  «  Boni  s'écria-t-il,  les  prunes  sont  mûres,  et  en  ce 
moment  il  n'y  a  personne  dans  la  ferme.  Profitons  de  cette 
occasion  pour  manger  des  prunes  tout  à  notre  aise. 

5.  —  Tu  oublies  donc,  mou  cher  Henri,  que  nos  parents  et 
l'instituteur  nous  ont  toujours  recommandé  de  ne  jamais 
prendre  le  bien  d'autrui.  Pour  moi,  je  veux  continuer  mon 
chemin,  et  je  t'engage  à  me  suivre.  » 

6.  Henri  hésita  un  peu,  mais  il  aimait  trop  les  prunes 
pour  ne  pas  satisfaire  sa  gourmandise. 

7.  D'un  bond  il  franchit  la  haie  et  grimpa  sur  un  prunier. 

8.  Mais  le  chien  de  la  ferme  se  mit  à  aboyer  si  fort  que 
le  fermier  et  tous  les  domestiques  accoururent. 

9.  Henri  essaya  de  fuir,  mais,  dans  sa  précipitation,  il  se 
prit  le  pied  entre  deux  branches  du  prunier. 

10.  Maintenu  ainsi,  comme  dans  un  piège,  il  fut  obligé 
d'avouer  qu'il  avait  voulu  voler  des  prunes. 

121.  Exercice  de  diction.  (Progr.  de  1887.) 
Les  élèves  répondront  de  vive  voix,  à  leur  manière,  aux  questions  suivantes  : 

duite  de  Jules  ? 

6.  Henri  suivit-il  les  bons  con- 
seils de  Jules  ? 

7.  Comment  Henri  entra-t-il 
dans  le  jardin? 

8.  Que    se    passa-t-il    dès 
qu'Henri  fut  dans  le  jardin  ? 

9.  Qu'arriva-t-il  à  Henri  lors- 
qu'il voulut  descendre  de  l'arbre? 

10.  Quel  aveu  dut  faire  Henri? 
Réflexion  :  Que  devons-nous 

faire  pour  ne  pas  nous  exposer 
à  la  honte  comme  Henri  ? 
122.  Rédaction.  —  Tons  le»  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur  manière, 
l'historiette  qui  précède. 

[On  trouvera  dans  le  Livre  du  maître  et  dan»  le  volupie  d' Exercices  prépa- 
ratoires, des  devoiri  analof^ues  à  ceux  qui  précèdent.] 


1.  D'où  venaient  Henri  et  Ju- 
les? 

2.  Quelle  habitation  se  trou- 
vait sur  leur  chemin? 

3.  Quelle  remarque  fit  Henri 
en  passant  près  du  jardin  ? 

4.  Que  proposa-t-il  à  Jules  ? 
Réflexion  :    Que  pensez-vous 

e  la  proposition  d'Henri  ? 

5.  Quel  conseil  Jules  donna- 
t-il  à  Henri  ? 

Réflexion  :  Comment  appré- 
ciez-vous les  paroles  et  la  con- 


VERBE.  «7 

VERBE 

D.  Comment  reconnaît-on  qu'un  mot  est  un  averbe  »  ? 

R.  —  155.  On  reconnaît  qu'un  mot  est 
un  verbe  quand  on  peut  mettre  devant  ce 
mot  :  je,  tu,  il,  nous,  vous,  ils. 

D.  Citez  un  exemple. 

R.  —  ^54.  Chanter  est  un  verbe,  parce 
qu'on  peut  dire  :  je  chante,  tu  chantes,  il 
chante,  nous  chantons,  vous  chantez,  ils 
chantent. 

Temps. 

D.  Combien  y  a-t-il  de  «  temps  n  principaux? 

R.  —  -155.11  y  a  trois  temps  prmcipaux: 
le  présent,  le  passé  et  le  futur. 

D.  Citez  un  exemple  de  l'emploi  du  «  présent  ». 

R.  —  156.  Je  lis,  je  voyage  en  ce  mo- 
ment. 

D.  Citez  un  exemple  de  l'emploi  du  «  passé  ». 

R.  —  157.  J'ai  lu  hier,  j'ai  voyagé  l'an 
passé. 

D.  Citez  un  exemple  de  l'emploi  du  «  futur  ». 

R.  —  158.  Je  lirai  demain,  je  voyagerai 
l'année  prochaine. 

Conjugaisons. 

D.  Combien  y  a-t-il  de  «  conjugaisons  »  ? 

R.  —  159.  Il  y  a  quatre  conjugaisons. 


68  VERBE 

D.  Comment  les  quatre  conjugaisons  se  distinguent- 
elles  les  unes  des  autres^ 

R.  —  ^60.  Les  quatre  conjugaisons  se 
distinguent  les  unes  des  autres  par  la  termi- 
naison de  l'infinitif. 

D.  Comment  se  termine  l'infinitif  de  la  «.première* 
conjugaison  ? 

R.  —    ^6^.    La    première 

^^  j  conjugaison  a  rintinitif  terminé 

par  er.  Ex.  :  Aim  er,  chant  er. 

D,  L'infinitif  de  la  «  deuxième  »  conjugaison? 

■  R.  —   ^62.    La   deuxième 

11^  conjugaison  a  l'infinitif  terminé 

par  ir.  Ex.  :  Fin  ir,  part  ir. 

D.  L'infinitif  de  la  <.;  troisième  »  conjugaison? 

^^  ■  R.  —  ^63.    La   troisième 

C/^£      conjugaison  a  l'infinitif  terminé 
par  oir.  Ex.  :  Recev  oir. 

D.  L'infinitif  de  la  «  quatrième  •»  conjugaison? 

^^  R.   —  ^64.   La  quatrième 

I    ^J        conjugaison  a  l'infinitif  terminé 
par  re.  Ex.  :  Rompre,  rendre. 

Verbes  auxiliaires. 

D.  Quels  sont  les  deux  verbes  «  auxiliaires  »  ? 

R.  —  ^ 65.  Ce  sont  le  verbe  auxiliaire 
avoir  et  le  verbe  auxiliaire  être  ' . 

1 .  Nous  ne  aoanerons,  dans  les  tableaux  qui  vont  suivre,  que  les  principaui 
temps  (les  verbes.  Gela  nous  parait  suffisant  pour  les  jeunes  élèves  auxquels  esi 
destiné  cet  ouvrage  éléii.entaire. 

(Au  début  de  l'élude  des  conjugaisons,  le  meilleur  exercice  est  celui  qui  consiste 
à  faire  conjuguer  des  verbes  par  écnt.  On  trouvera  au  bat  de  chaque  tableau 
une  liste  de  verbes  à  conjuguer.) 


VERBE. 


60 


466.  Verbe  auxiliaire  ÊTRE. 

(Principaux    temps.     —    Apprendre    et    copier.) 
[Il  s'agit  lie  un  ou  île  plusieurs  petits  parçons.] 


INDICATIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui) 

.T3  suis  bon. 

Tu  es... 

Il  est... 

Nous  sommes  l>ons. 

Vous  êtes... 

Ils  sont... 

Imparfait.  (Hier) 

J'  étais  bon. 

Tu  étais... 

Il  était... 

Nous  étions  bons. 

Vous  étiez... 

Ils  étaient. 

Passé  indéfini.  (Hier) 


J' 

Tu 
II 

Nous 
Vous 
Ils 


ai  été  bon. 
as  été... 
a  été... 
avons  été 
avez  été.., 
ont  été... 


bons. 


Plus-que-parfait.  (Hier) 

J'  avais  été  bon. 

Tu  avais  été... 

Il  avait  été... 

Nous  avions  été  bons. 

Vous  aviez  été... 

Us  avaient  été... 


Je 
Tu 
II 

Nous 
Vous 
Ils 


Futur.  (Demain) 

serai  bon. 

seras... 

sera... 

serons  bons. 

serez... 

seront... 


CONDITIONNEL.  —  Pré- 
sent ou  futur. 

(Aujourd'iuii  ou  demain) 


Je 
Tu 
îl 

Nous 
Vous 
Ils 


serais  bo7î  si... 

serais... 

serait... 

serions  bons. 

seriez... 

seraient... 


SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  il  faut...) 

Que  je        sois  bon. 
Que  tu       sois... 
Qu'il  soit... 

Que  nous  soyons  bons. 
Que  vous  soyez.. 
Qu'ils        soient... 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  veux...) 

Être  bon. 

PARTICIPE.  —  Passé. 

Été... 


Conjuguez  de  même  :  être  fort,  être  sage,  être  gai,  être  studieux, 
être  content,  être  attentif,  être  joyeux,  être  obéissant,  etc. 


70  VERBE. 

^Q7.  Verbe  auxiliaire  ÊTRE. 

(Principaux     temps.     —    Apprendre    et    copier.) 

[Il  s'agit  de  une  ou  de  plusieurs  petites   filles.] 


INDICATIF.  —  Présent. 
(Aujourd'hui) 

Je       suis  bonne. 

Tu      es... 

Elle     est... 

Nous  sommes  bonnes. 

Vous  êtes... 

Elles  sont... 


J' 

Tu 

Elle 

Nous 

Vous 

Elles 


Imparfait.   (Hier) 

étais  bonne. 

étais... 

était... 

étions  bonnes. 

étiez... 

étaient... 


Passé  défini.  (Hier) 

Je        fus  bonne. 
Ta       fus... 
Elle    fut... 
Nous  fûmes  bonnes. 
Vous  fûtes... 
Elles  furent... 

Passé  indéfini.  (Hier) 

J'         ai  été  bonne. 
Tu      as  été... 
Elle    aété...^  ^ 
Nous  avons  été  bonnes. 
Vous  avez  été... 
Elles  ont  été... 


Futur.  (Demain) 

Je        serai  bonne. 
Tu       seras... 
Elle    sera... 
Nous  serons  bonnes. 
Vous  serez... 
Elles  seront... 

CONDITIONNEL.  —  Pré- 
sent ou  futur. 

(Aujourd'hui  ou  demain) 

Je  serais  bonne  si. 

Tu  serais... 

Elle  serait... 

Nous  serions  bonnes. 

Vous  seriez... 

Elles  seraient... 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  il  faut...) 

Que  je       BOIS,  bonne. 
Que  tu      sois... 
Qu'elle      soit... 
Que  nous  soyons  ôonwes 
Que  vous  soyez... 
Qu'elles    soient... 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  veux..,) 

Être  bonne. 

PARTICIPE.  —  Passé. 

Été. 


Conjmjucz  de  même  :  être  douce,  être  attentive,  être  soigneuse, 
être  nriodeste,  être  propre,  être  affectueuse. 


VERBE. 


71 


H 68.  Verbe  auxiliaire  AVOIR. 

(Principaux     temps.     —    Apprendre     et    copier.; 


INDICATIF.  —  Présent. 
(Aujourd'hui) 

J'  ai  un  chien. 

Tu  as... 

Il  0?^  elle     a... 
Nous  ayons... 

Vous  avez... 

Ils  0?/ elles  ont... 

Imparfait.   (Hier) 


J' 

Tu 

Il  ou  elle 

avais... 
avais... 
avait... 

Nous 

avions... 

Vous           aviez... 
Ils  ou  elles  avaient... 

Passé  défini.  (Hier) 

J' 

Tu 

Il  ou  elle 

eus  ^^n  chien 

eus... 

eut... 

Nous 

eûmes... 

Vous  eûtes... 

Ils  ou  elles  eurent... 

Passé  indéfini.  (Hier) 

J'  ai         eu... 

Tu  as       eu... 

Il  ou  elle     a         eu... 
Nous  avons  eu... 

Vous  avez    eu... 

Ils  ou  elles  ont      eu... 


Futur.  (Demain) 

J'  aurai... 

Tu  auras... 

Il  ou  elle     aura... 
Nous  aurons... 

Vous  aurez... 

Ils  o?< elles  auront... 

CONDITIONNEL.  —  Pré- 
sent uu  futur. 
(Aujourd'hui  ou  demain) 

J'  aurais... 

Tu  aurais... 

Il  oî/ elle      aurait... 
Nous  aurions... 

Vous  auriez... 

Ils  ou  elles  auraient... 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  il  faut...) 

Quej'  aie... 

Que  tu  aies,.. 

Qu'il  ow  qu'elle    ait... 
Que  nous  ayons. 

Que  vous  ayez... 

Qu'ils  OM  qu'elles  aient. 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  veux...) 

Avoir  un  chien. 
PARTICIPE.  —  Passé. 

Eu. 


Conjuguez  de  même  :  avoir  raison,  avoir  tort,  avoir  chaud,  avoir 
froid,  avoir  soif,  avoir  faim. 


72 


VERBE. 


469.    Verbe   AIM  ER. 

(Principaux    temps.  —  Apprendre   et  copier.) 


INDICATIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui) 

J'  aim  e  r  étude. 

Tu  aim  es. . . 

Il  ocelle  aim  e... 
Nous       aimons... 
Vous       aimez... 
lisoM  elles  aiment... 

Imparfait.   (Hier) 

J'  aimais... 

Tu  aimais... 

Il  o?^elle  aimait... 
Nous       aimions... 
Vous       aimiez... 
Ils  OM elles  aimaient... 

Passé  défini.  (Hier) 

J'  aimai... 

Tu  aimas... 

Il OM elle  aima... 
Nous       aimâmes... 
Vous       aimâtes... 
Ils  OM  elles  aimèrent... 

Passé  indéfini.  (Hier) 

J'  ai        aimé... 

Tu  as       aimé... 

Jli-  !  a         aimé... 

Nous  avons  aimé... 

Vous  avez    aimé... 

ilfe^M  ont      aimé... 


Futur.  (Demain) 

J'  aim  erai  V  étude 

Tu  aimeras... 

Viou  elle  aim  era... 
Nous       aimerons... 
Vous       aimerez... 
Ils OM  elles  aimeront... 

CONDITIONNEL.  -  Pré- 

sent  ou  futur. 
(Aujourd'hui  ou.  demain) 

J'  aimerais... 

Tii  aimerais... 

Il  02/  elle  aim  erait... 
Nous       aimerions... 
Vous        aimeriez... 
Ils  ou  elles  aim  eraient... 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'liui  il  faut...) 

Quej'      aime... 
Que  tu     aimes... 

Qu'il  ou  \    ojm  p 
qu'elle     (    'Aime... 

Quenous  aim  ions... 
Que  vous  aimiez... 

Qu'ils  ou  )  „•       ^-«# 
qu'elles    j  ^inilCIH,... 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  veux...) 

Aim  er  l'étude. 

PARTICIPE.  —  Passé. 

Aimé. 


Comuqufiz  fie  même:  travailler,   trembler,  faucher,   parler, 
écouler,  planter,  donner,  penser,  sonner,   habiter, etc. 


VERBE.  73 

123.  Exercice  sur  le  verbe  ÊTRE. 

Dans  les  phrases  suivanies,  le  verbe  efre  est  à  l'iuSnitlf;   l'élève  l'écrira    au 
■  présent  de  l'indicatif  :  L'eufant  est  obéissant. 

L'enfant...  (é/re)  obéissant.  —Je...  {être)  propre.  —Mon 
maître...  (éh-e)  content  de  mon  travail.  —  II...  [être]  lent  à 
se  mettre  à  la  besogne.  —  Tu...  (être)  un  écolier  studieux. 

—  ie...  (être)  un  fils  respectueux.  —  Cet  ouvrier...  [être] 
robuste.  —  Elle...  (être)  sensible  aux  reproches.  —  Elle... 
{être)  une  ouvrière  active.  — Tu...  {être)  malheureux  parce 
que  tu...  {être)  paresseux.  —  II...  {être}  bienveillant  pour  ses 
concitoyens.  —  La  ville...  {être)  voisine  de  mon  habitation. 

Autres  exercices.  —  124.  Mettez  l'exercice  précédent  au  pluriel.  — 
125.  Écrive?,  le  verbe  être  à  l'imparfait.  —  126.  Au  futur.  —  127.  Au  passé 
délini.  —  128.  Ecrire  le  contraire  des  adjcctils. 

129  Exercice  sur  le  verbe  AVOIR. 

Dans  les  phrases  suivantes,  le  verbe  avoir  est  à  l'infinitif;  l'élève  l'écrira  au 
présent  de  l'indicatif  :  Ce  soldat  a  du  courage. 

Ce  soldat...  {avoir)  du  courage.  —  Nous...  (avoir)  l'habi- 
tude de  Tordre  et  de  l'économie.  —  Tu...  {avoir)  tort  de  te 
quereller.  —  II...  {avoir)  raison  d'écouter  les  bons  avis.  — 
Cet  homme...  (aioj>)  le  courage  de  son  opinion.  —  Vous... 
(avoir)  de  la  patience.  —  II...  (avoir)  une  santé  robuste.  — 
Ils  {avoir)  peu  d'ambition.  —  Nous...  {avoir)  beaucoup  de 
malheur.  —  Je...  (avoir)  de  l'affection  pour  mes  parents.  — 
La  mère...  (avoir)  soin  de  son  enfant. 

Autres  exercices.  —  130.  Ecrivez  le  devoir  précédent  en  changeant  le 
nombre.  —  131.  Écrivez  le  verbe  avoir  au  futur.  —  132.  Au  présent  du  condi- 
tionnel. —  133.  A  l'imparfait  de  l'indicatif. 

134.  Exercice  sur  les  verbes  de  la  l»"*  conjugaison. 

Dans  les  phrases  suivantes,  le  verbe  est  à  l'infinitif;  l'élève  l'écrira  au  présent 
de  l'indicatif  :  Le  remède  calme  ma  douleur. 

Le  remède...  {calmer)  ma  douleur.  —  Tu...  {commander)  une 
armée.  —  Le  chameau...  {porter)  un  fardeau.  —  L'homme 
économe...  {augmenter)  son  capital.  —  II...  {former)  un  pro- 
jet. —  Le  jardinier...  (enfoncer)  un  pieu.  —  Le  berger... 
(g'irder)  le  troupeau.  —  L'enfant...  {dénicher)  un  nid  d'oiseau. 

—  Tu...  (réparer)  ton  bâtiment.  —  J'...  (amrpr)  toujours  à 
l'heure.  —  Le  journal...  (raconter)  une  histoire  navrante. 

—  Cet  élève...  (tromper)  son  maître. 

Autres  exercices.  —  135.  Ecrivez  les  plieases  qui  précèdent  au  pluriel.— 
136.  Mettez  les  verbes  à  l'imparfait  de  l'indicatif.  —  137.  Au  futur. 

3. 


74  VERBE. 

138.  Exercice  sur  les  verbes  en  GER. 

Pans  leB  verbes  en  cer,  le  c  devient  ç  devant  les  voyelles  a,  o.  Ex..  Avancer, 
j'avançais,  nous  avançons.  —  Écrivez  à  l'imparfait  les  verbes  des  phrases  sui- 
vantes :  Le  maître  menaçait  l'écolier  paresseux. 

Le  maître  menace  l'écolier  paresseux.  —  Le  chant  du  coq 
annonce  l'approche  du  jour.  —  Mon  frère  ne  ôaZance  jamais 
devant  un  devoir  à  remplir,  —  Cet  homme  prononce  avec  res- 
pect le  nom  de  son  bienfaiteur.  —  Le  froid  me  glaceles  mem- 
bres.—  Tu  m'amtonces  une  nouvelle  consolante.  —  Le  juge 
prononce  une  sentence  contre  le  coupable.  —  L'instituteur 
trace  un  modèle  d'écriture.  —  Il  ne  lance  jamais  de  pierres. 
—  Tu  devances  tes  camarades  par  ton  ardeur  au  travail. 

139.  Autre  exercice.  —  Écrivez  les  phrases  précédentes  au  pluriel  et  les 

verbes  au  passé  défini. 

140.  Exercice  d'invention.  (Progr.  de  1887.) 
Cherchez  le  contraire  des  verbes  suivants.  —  Écrivez:  Je  l'aime,  je  le  hais. 

Je  l'aime.  —  Tu  ris.  —  Il  avance.  —  Nous  punissons.  — 
Vous  ignorez.  —  Ils  travaillent.  —  Elle  vend.  —  Vous  vous 
reposez.  —  Je  refuse.  —  Tu  descends.  —  Elle  parle.  —  Ces 
enfants  se  recherchent.  —  Ces  hommes  s'enrichiront. 

141.  Fonction  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

Trouvez  le  sujet  des  verbes.  —  Ecrive:  :  La  mère  (sujet)  soigne  sop  enfant 
malade. 

...  (sujet)  soigne  son  enfant  malade. —  ..,  (sujet)  plante  une 
vigne. — ...  (sujet)  récompense  l'élève  laborieux. — ...  (sujet) 
écoutera  son  maître.  —  ...  (sujet)  soigne  le  malade.  —  ... 
(sujet)  élève  un  veau.  —  ...  (sujet)  rabotera  la  planche.  — 
...  (sujet)  ensemença  son  champ. —  ...  (sujet)  répare  la  ser- 
rure. —  ...  (sujet)  fabriquait  la  toile.  —  ...  (sujet)  réparait 
un  vêtement.  —  ...  (sujet)  administre  une  commune.  —  ... 
(sujet)  arrêta  le  voleur.—  ...  (sujet)  garde  le  troupeau.  — 
...  (sujet)  rentre  le  foin. 

142.  Autre  exercice.  —  Écrivez  au  pluriel  les  phrases  précédentes. 

143,  Exercice  de  conjugaison. 

Conjuguez  par  écrit  les  verbes    suivants  au  temps  indiqué. 

1.  Songer  au  bien  (au  présent  de  l'indicatif).  —  2.  Tra- 
cer une  ligne  droite  (à  l'imparfait  de  l'indicatif).  —  3,  Pro- 
téger les  faibles  (au  futur).  —  Enfoncer  un  clou  (au.  passé 
détinil. 


VERBE.  75 

144.  Exercice  sor  les  verbes  en  GER. 

Les  Terbes  en  ger  prennent  un  e  ranet  après  le  g  devant  les  voyelles  a,o. 
Ex.  :  Manger,  je  mangeais,  nous  mangeons.  —  Mettez  au  passé  dé6ni  les  verbes 
de»  phrases  suivantes  :  Cet  écolier  paresseux  affligea  son  maitr*. 

Cet  écolier  paresseux  ofjhiic  sou  maître.  —  Cette  dame 
charitable  soulage  les  malheureux, — La  tempérance  pro/onge 
la  vie  de  mou  oncle.  —  L'enfant  partage  son  goûter  avec 
ses  camarades.—  Tu  diriges  le  voyageur  égaré.  —  L'institu- 
teur encourage  ses  éJèves  à  faire  le  bien. —  Je  me  venge  en 
rendant  le  bien  pour  le  mal.  —  La  mère  inflige  une  puni- 
tion à  son  fils  désobéissant. 

145.  Exercice  d'invention. 

Former  les  contraires  des  verbes  suivants  en  plaçant  devant  chacun  la  syl- 
labe dé.  —  Écrivez  :  Plier,  déplier. 

Plier.  Brouiller.  Boucler.  Brider. 

Ranger.  Boiser.  Bourrer.  Coiffer. 

Barbouiller.      Boucher.  Boutonner.        Chausser. 

146.  Composition  de  petites  phrases.  (Progr,  de  1887.) 

Les  élèves  composeront  de  vive  voix  de  petites  phrases  avec  le«  éléments  sui- 
vants. —  Ex.  :  La  pluie  arrose  les  plantes. 

Avec  pluie  et  plantes.—  Avec  arbres  et  fruits.  —  Avec  rosea 
et  bonne  odeur.  —  Avec  poule  et  œufs.  —  Avec  oiseaux  et  nids. 

—  Avec  renard  et  poulets. —  Avec  enfants  et  confitures. — Avec 
mouches  et  chevaux.  —  Avec  bûcheron  et  bois. 

147.  Devoir.  —  Les  élèves  reproduiront  par  écrit  les  phrases  trouvées  et 
souligneront  les  verbes. 

148.  Exercice  de  conjugaison. 

Écrivez  au  passé  déGni  les  verbes  en  ger  et  en  cer  des  phrases  suivantes  : 

Hier,  je...  (partager)  mon  déjeuner  avec  un  malheureux. 

—  L'hirondelle...  [annoncer]\Q  retour  du  printemps. —  Je... 
{prolonger)  mon  travail  jusqu'à  la  nuit.  —  Tu...  {diriger)  le 
travail  de  tes  ouvriers.  —  Le  cultivateur  intelligent...  {rem- 
placer) une  culture  épuisante  par  une  culture  améliorante. 

—  L'alouette...  {commencer)  son  chant  au  lever  du  soleil.  — 
Nous...  {encourager)  ce  jeune  homme  à  persévérer  dans  la 
voie  du  bien.  —  Ils...  (placer)  leur  espérance  dans  le  travail. 

—  Le  laboureur...  (tracer)  un  long  sillon. 

149.  Autre  exercice. —  Changez  le  nombre  des  sujets  et  faites  accorder  le 
verbes- 


76  VERBE. 

150.  Verbes  en  «  ELER  »  et  en  «  ETER  ». 

Les  verbes  en  eler  et  en  eter  prennent  deux  1  ou  deux  t  devant  uu  e  muet. 
Ex.:  Atteler,  j'attelle  ;  jeter,  je  jette.  —  Écrivez  les  verbes  suivants  au  présent 
de  l'indicatif  :  Les  nuages  s'amoncellent  au  ciel. 

Les  nuages  ?>' amoncelèrent  au  ciel. —  Je  renouvelai  ma  pro- 
messe.—  Le  charretier  attela  soq  cheval. — Mon  frère  cacheta 
sa  lettre.  —  La  victoire  chancela.  —  Je  ne  rejetai  pas  votre 
avis.—  Cette  lampe  'projeta  une  vive  lumière.  —  Je  ficelai  ce 
paquet  avant  de  l'expédier. —  Tu  épelas  plusieurs  mots  sans 
faute.  —  Ce  cultivateur  morcela  sa  propriété.  —  Nous  nive- 
lâmes notre  cour.  —  La  pluie  ruissela  des  feuilles. 

151.  Exercice  de  dérivation. 

Avec  les  verbes  suivants  formez  des  noms  qui  se  terminent  en  eur. —  Écrivez  : 


Couper,  cou 

ipeur. 

Couper. 

Planter. 

Labourer. 

Ronger. 

Pêcher. 

Tailler. 

Chanter. 

Frotter. 

Chasser. 

Faucher. 

Voler. 

Coller. 

Parler. 

Mener. 

Porter. 

Sauver. 

152.  Exercice  d'invention. 

Placez  la  syllabe  re  devant  les  verbes  suivants  et  formez  d'autres  verbes. 
Écrivez  :  Boucher,  reboucher. 


Boucher. 

Commencer. 

Faire. 

Jouer. 

Charger. 

Bondir. 

Gonfler. 

Nouer, 

Chauffer. 

Dire. 

Lancer. 

Plier. 

153.  Fonction  des  mots.  (Progr.  de  1887.) 

Les  élèves  répondront  de  vive  voix  aux  questions  suivantes. 

Q)ui  est-ce  qui  herse  son  champ?  —  Qui  est-ce  qui  châ- 
tiera son  fils  désobéissant?  —  Qui  est-ce  qui  recherche  les 
friandises?— Qui  est-ce  qui  greffe  les  arbres?—  Qu'est-ce 
qui  inonde  les  prairies?  —  Qu'est-ce  qui  cache  les  étoiles? 
—  Qui  est-ce  qui  distribue  les  lettres?  — Qui  est-ce  qui  tue 
les  perdrix?  —  Qui  est-ce  qui  lie  les  gerbes?  —  Qui  est-ce 
qui  fabrique  les  roues?  —  Qui  est-ce  qui  casse  des  pierres 
sur  les  routes? 

154.  Devoir.  —  Ecrivez  :  Le  labourenr  (sujet)  berse  (verbe^  son  champ. 


VERBE.  77 

155.  Exercice  de  conjugaison. 

Les  verbes  qui  ont  un  e  muet  à  l'avaiit-iiernière  syllalie  de  l'inGnitif  cliangci  t 
IV  muet  en  è  grave  ilevunt  les  syllabes  nniettes.  Ex.:  Soulever,  je  soulève,  je 
soulèverai.  —  Écrivei  au  présent  de  l'indicatif  les  verbes  des  phrases  suivantes. 

Ma  mère...  {enlever)  une  tache  d'huile  à  mou  paotaloa. 
—  .\vec  UQ  levier  on...  {soulever)  les  plus  lourds  fardeaux  — 
Vous...  {semer)  les  bienfaits  autour  de  vous.  —  Cette  jeune 
fille  se...  [modder)  sur  son  excellente  mère.  —  Au  moment 
du  danger,  tous  Jes  hommes  se...  {lever)  pour  défendre  ?a 
patrie.  —  Une  première  faute...  {mener)  à  d'autres. —  Tu  .. 
{achever)  ton  devoir  avec  soin.  — A  la  gare  on...  (peser)  les 
bagages  des  voyageurs. 

156.  Autre  exercice.  —  L'élève  écrira  les  phrases  précédentes  en  niclt-anl 
tous  les  verbes  au  futur. 

157.  Exercice  d'invention. 

Formez  le  coutiaire  des  verbes  suivants  en  mettant  devant  chacun  d'eux  la 
ivliabe  des  ou  dés.  —  Écrivez  :  Habiller,  déshabiller. 


Habiller. 

Ennuyer. 

Obéir. 

Serrer. 

Emplir. 

Habituer. 

Se  saisir. 

Saler. 

Enner. 

Infecter. 

Sécher. 

Seller. 

Obliger. 

Organiser. 

Enchanter. 

Espérer, 

158.  Exercice  de  dérivation. 

Avecles  noms  suivants  formez  des  verbes  qui  se  terminent  en  er.  —  Ecrivez  : 
Lard,  larder. 


Lard. 

Fouet. 

Bois. 

Rang. 

Bord. 

Flot. 

Toux. 

Bain. 

Saut. 

Tamis. 

Galop. 

Amas 

159.  Fonction  des  mots.  (Projir.  de  1887.) 
Les  élèves  répondront  de  vive  voix  aux  questions  suivantes. 

Les  locomotives  traînent  quoi?  —  L'abeille  suce  quoi?  — 
Le  chien  flatte  qui? — Le  ver  à  soie  file  quoi? —  Les  poules 
appellent  qui?  —  Le  hibou  dévore  quoi? —  La  cuisinière 
assaisonne  quoi? —  Le  vigneron  écrase  quoi?  —  Le  cocher 
attelle  quoi?  —  Les  écoliers  épellent  quoi?  —  Le  maître 
encourage  qui? 

160.  Devoir.  —  Écrivez  :  Les  locomotives  (sujet)  traînent  (verbe)  'es 
wagons  (complément  direct). 


78  VERBE. 

161.  Exercice  de  conjugaison. 

Les  verbes  en  «  ayer  »  conservent  partout  l'y.  Ex. .  Payer,  je  paye,  nous 
payerons. 

Les  verbes  en  «  ier  •  prennent  deux  i  aux  deux  premières  personnes  du  plu- 
riel de  l'imparfait  de  l'indicatif  et  du  présent  du  subjonctif:  Prier  ;  imparfait 
nous  priions  ;  subjonctif  présent,  que  nous  priions- —  Ecrivez  au  présent  de  l'in- 
dicatif les  verbes  suivants  : 

II...  (payer)  la  dette  qu'il  a  contractée.  —  Elle...  {çgayer) 
son  enfant.  —  Je...  {certifier)  avoir  reconnu  le  coupable.  — 
II...  [délayer)  sa  farine  avec  de  l'eau.  —  Je  me...  (justifier), 
car  je  ne  suis  pas  coupable.  —  Tu...  (copier)  cette  maxime 
pour  la  graver  dans  ton  cœur.  —  Elle...  (balayer)  soigneu- 
sement sa  chambre.  -»-  J'...  (oublier)  les  injures  que  vous 
m'avez  adressées. 

Autres  exercices.  —  162.  Dans  les  phrases  précédentes,  l'élève  écrira  le 
verbe  au  futur.  —  163.  A  l'imparfait  de  l'indicatif.  —  164.  A  la  seconde 
personne  plurielle  du  présent  du  subjonctif,  en  plaçant  il  faut  que  vous  en  tête 
de  chaque  phrase. 

165.  Exercice  d'invention. 

Trouvez  le  contraire  des  verbes  dans  les  phrases  suivantes.  —  Écrivez  :  Le 
rideau  se  baisse. 

Le  rideau  se  lève.  —  Le  voyageur  arrive.  —  Le  fermier 
lie  une  gerbe.  —  Tu  avoues  ta  faute.  —  Le  cultivateur  vend 
un  pré. —  L'écolier  commence  son  devoir. —  Je  recherche  la 
solitude.  —  Cet  homme  déteste  une  occupation  sérieuse. 
—  Je  sème  le  blé.  —  Mon  ennemi  s'éloigne  de  moi.  —  Tu 
acceptes  ma  proposition.  —  Il  ouvre  la  porte. 

166.  Autre  exercice.  —  Les  contraires  étant  trouvés,  l'élève  écrira  les 
phrases  au  pluriel. 

167.    Composition   de    petites   phrases 

[Anti-alcoolisme.  Arr.  min.  du  9  mars  1897). 
Les  élèves  répondront  de  vive  voix,  puis  par  écrit,  aux  questions  suivantes'  ; 


1.  Qu'est-ce  qu'une    boisson 
saine? 

2.  Quelles  sont  les  boissons 
saines? 

3.  Qu'est-ce  qu'un  vin  naturel? 

4.  Qu'est-ce  qu'un  vin  arti- 
ficiel? 

5.  Quelles    liqueurs  prépare- 
t-on  avec  les  alcools? 

6.  Qu'est-ce  qu'un  apéritif? 

1.  ConsulleF  le  Livret  d'Anti- Alcoolisme,  de  la  Collection  Charles  Dupuy. 


7.  Donne-t-il  de  l'appétit? 

8.  Quel   est  le  plus  terriblo 
des  apéritifs? 

9.  Quels  sont  ses  effets? 

10.  Quels  sont  les  signes  de 
l'ivresse? 

11.  Quelle    est    la    maladie 
produite  par  l'abus  de  l'alcool? 

12.  La  famille  de  l'alcoolique 
est-elle  heureuse? 


VERBE. 


79 


\76.  2«  Conjugaison.— Verbe  FINIR. 


(Principaux  temps.  —  Apprendre  et  copier.) 

INDICATIF.  —  Présent 
(Aujourd'hui) 

Je        fin  is  un  devoir... 
Tu       finis... 


fin  it 


]1  ou 
elle 

Nous  fin  issons... 
Vous  fin  issez... 
^lre°s|  finissent... 

Imparfait.    (Hier) 

Je  fin  issais... 
Tu  finissais... 
elle  I  finissait... 
Nous  fin  issions... 
Vous  fin  issiez... 
eues  t  fin  issaient. 

Passé  défini.  (Hier) 

Je       fin  is... 
Tu      finis... 

elle  1    fin  It... 

Nous  fin  îmes... 
Vous  fin  îtes... 
i'fie^sl  finirent... 

Passé  indéfini.  (Hier) 

3'       ai         fin  i.. 
fu      as        fini.. 

'Àîel^  fini.. 

Nous  avons  fin  i.. 
Vous  avez  fin  i.. 
i^îl-jont       fini.. 


Je 
Tu 

il  ou 
elle 


Futur.  (Demain) 

fin  irai  un  devoir. . 
fin  iras... 
fin  ira... 


Nous  fin  irons... 
Vous  fin  irez... 
^\y,"  I  fin  iront...- 

CONDITIONNEL    —  Pré- 
sent ou  futur. 

(Aujourd'hui  ou  demain) 

Je        fin  irais  im  devoir  si. 
Tu      finirais... 
l\re  [finirait... 
Nous  fin  irions... 
Vous  fin  iriez... 
ènJs!  fin  iraient... 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  il  laut...) 

Que  je       fin  isse... 
Que  tu      fin  isses... 
?i^^tie"  !    finisse... 
Que  nous  fin  issions... 
Que  vous  fin  issiez... 
^ïeuesl  finissent... 

INFINITIF.  —  Présent 

(Aujourd'hui  je  veux...) 

Fin  ir  un  devoir. 
PARTICIPE.  —  Passé. 

Fini... 


Conjuguez  de  même  :  guérir,  avertir,  rougir,  punir,   faiblir, 
pâlir,  établir,  salir. 


80 


VERBE. 


nr.  3^  conjug.  —  Verbe  REGEV  OIR. 

{Principaux    temps.  —  Apprendre   et   copier.) 


INDICATIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui) 

Je       reç  ois  une  lettre. 
Tu      reçois... 
Ilowellereçoit... 
Nous  recev  ons... 
Vous  recevez... 
eiîes"!  reçoivent... 

Imparfait.    (Hier) 

Je  recevais... 
Tu  recevais... 
Il  oz<  elle  recev  ait... 
Nous  recevions... 
Vous  receviez... 
elles  I  i'6cev  aiciit. .. 

Passé  défini.  (Hier) 

Je       reç  us  une  lettre. 
Tu      reçus... 
Ilowellereçut... 
Nous  reçûmes... 
Vous  reçûtes... 
^\1-}  reçurent... 

Passé  indéfini.  (Hier) 

J'  ai  reçu... 
Tu  as  reçu... 
Il  OM  elle  a  reçu... 

Nous  avons  reç  u... 
Vous  avez  reçu... 
i\!-îont       reçu... 


Futur.  (Demain) 

Je         recev  rai  une  lellre. 
Tu        recevras... 
Il  ou  elle  recevra... 
Nous    recevrons... 
Vous    recevrez... 
recevront... 


ils  ou 
elles 


CONDITIONNEL.  —  Pré- 
sent ou  futur. 

(Aujourd'hui  ou  demain) 

Je         recevrais..,  si... 
Tu        recevrais... 
Il  ou  elle  recevrait... 
Nous    recevrions... 
Vous    recevriez... 
eUes  i  recevraient... 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  il  faut...) 

Que  je         reçoive... 
Que  tu         reçoives... 
Qu'il  OM qu'elle  reçoive. 
Que  nous    recevions... 
Que  vous    rec  eviez... 
Jà'LWos"  I    i-eç  oivent. 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  dois...) 

Recev oir  une  lettre.. . 
PARTICIPE.  —  Passé. 

Reçu... 


Conjuguez  de  même  :  apercev  oir,  concev  oir,   percev  oir. 


VERBE. 


H 


ns.  4^  Conjug.  — 

(Principaux  temps.)  - 

INDICATIF.  —  Présent. 

(..Aujourd'hui) 

Je  romp  s. 

Tu  romps. 

Il  ou  elle    rompt. 
Nous  romp  ons. 

Vous  rompez. 

Ils  ou  elles  romp  eut. 

Imparfait    (Hier) 

Je  romp  ais. 

Tu  romp  ais. 

Il  ou  elle    romp  ait. 
Nous  rompions. 

Vous  rompiez. 

Ils  ou  elles  romp  aient. 

Passé  défini.  (Hier) 

Je  romp  is. 

Tu  rompis. 

Il  ou  elle     romp  it. 
Nous  rompîmes. 

Vous  rompîtes. 

Ils 02< elles  rompirent. 

Passé  indéfini.  (Hier) 

J'  ai         rompu. 

Tu  as  rompu. 
il  ou  elle  a  romp  u. 

Nous  avons  rompu. 
Vous  avez  rompu, 
lis  ou  elles  ont       rompu. 


Verbe  ROMP  RE. 

-  Apprendre  et  copier. 
Futur.  (Demain) 

Je  romprai. 

Tu  romp  ras. 

Il  021  elle     romp  ra. 
Nous  romp  rons. 

Vous  romprez. 

Ils OM elles  rompront. 

CONDITIONNEL.  —  Pré- 
sent ou  futur. 
(Aujourd'hui  ou  demain^ 

Je  romprais  si 

Tu  romp  rais. 

Il  ou  elle  romp  rait, 

Nous  romprions. 

Vous  rompriez. 

Ils  ou  elles  rompraient. 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 
(Aujourd'hui  il  faut...) 

Que  je  rompe... 

Que  tu  rompes. 

Qu'il  ou  qu'elle    rompe. 
Que  nous       rompions. 
Que  vous       rompiez. 
Qu'ils  ou  quelles  rompent. 

INFINITIF.  —  Présent. 

(Aujourd'hui  je  veux...) 

Romp  re. 

PARTICIPE.  —  Passé. 

Romp  u. 


Conjuguez  de  m^me  •  attend  re,    répond  re,   mord  re,    perdre , 
vend  re,  entend  re,   lépand  re. 


82  VERBE. 

479.  Verbe  interrogatif. 

(Principaux  temps.  —  Apprendre  et  copier.) 

(Le  pronom  se  place  après  le  verbe.  —  A  la  troisième  personne  de 
singulier,  quand  le  verbe  finit  par  une  voyelle,  on  place  un  1 
entre  le  verbe  et  le  pronom  :  joue-t-il,  jouera-t-il.) 

Plus-que-parfait.  (Hier) 


INDICATIF.   —  Présent. 

(Aujourd'hui.) 

Est-ce  que  ^e  joue? 
Jou  es-tu? 

Jou  e-t-ilowjoue-t-elle? 
Jou  ons-nous? 
Jou  ez-vous? 
Jou  ent-ils  oz/jou  ent- 
elles? 

Imparfait.  (Hier) 

Jou  ais-je? 
Jou  ais-tu? 

Jou  ait-il  o^^ jouait-elle? 
Jou  ions-nous? 
Jou  iez-vous? 
Jou  aient-ils  ou  jou  aient- 
elles? 

Passé  défini.  (Hier) 

Jou  ai-je? 
Jou  as-tu? 

Jou  a-t-il  0?/ joua-t-elle? 
Jou  âmes-nous? 
Jou  âtes-vous? 
Jou  èrent-ils    ou 
jouèrent-elles? 

Passé  indéfini.  (Hier) 

Ai-je  joué? 

As-tu  joué? 

A-t-il  ou  a-t-elle  jou  é? 
Avons-nous  joué? 

Avez-yous  joué?j 

Ont-ils  OM  ont-elles  jou  é?  | 


Avais-je  jou  é? 
Avais-tu  joué? 
Avait-il    ou    avait-elle 

jou  é? 
Avions-nous  jou  é? 
Aviez-vous  jou  é? 
Avaient-ils  ou  avaient- 

elles  jou  é? 

Futur.  (Demain) 

Jou  erai-je? 

Jou  eras-tu? 

Jou  era-t-il  ou  jouera- 

t-elle? 
Jou  erons-nous? 
Jou  erez-vous? 
Jou  eront-ils  ou  jou  e- 

ront-elles? 


CONDITIONNEL.  - 
sent  ou  futur. 


Pré- 


(Aujourd'hui  ou  demain^ 

Jou  erais-je  si...  ? 

Jou  erais-tu...? 

Jou  erait-il    ou   jou  e- 

rait-elle...? 
Jou  erions-nous...? 
Jou  eriez-vous...? 
Jou  eraient-ils  o?/jou«î- 

raient-elles...? 


VERBE.  83 

169.  Exercice  de  conjugaison. 

Le»  phrases  sniTantes  sont  au  singulier.  —  L'élève  les  copiera,  puis  mettra  au 
pluriel  les  mots  eu  italique. 

Le  boulanger  pétrit  la  pâte. —  Le  sauvage  bâtit  des  cabanes. 

—  Le  clairon  retentissait  au  loin.  —  Le  fermier  étend  le  blé 
dans  les  greniers.  —  Le  cultivateur  a  vendu  des  fruits  au 
marché.—  Un  vêtement  en  laine  nous  garantit  contre  le  froid. 

—  Le  ruisseau  coule  à  pleins  bords.  —  Le  malheureux  languit 
dans  la  misère. — 11  faut  que  tu  réfléchisses  avant  de  répondre. 
Le  menuisier  rabote  les  planches. 

170.  Accord  du  verbe  avec  le  sujet. 

Copiez  les  phrases  suivantes  et  mettez  les  verbes  au  présent  de  l'indicatif  en 
faisant  l'accord. 

Le  rat  et  la  souris...  (établir)  leur  demeure  dans  des  trous. 

—  La  brebis  et  la  chèvre. . .  (allaiter)  leurs  petits.  —  Le  renard 
et  le  blaireau...  (passer)  le  jour  dans  leurs  terriers.  —  La 
moule  et  l'huître...  (n'avoir  pas)  d'os. —  Le  putois  et  la  fouine 
...  (glisser)  sans  bruit  dans  les  poulaillers.  —  Le  perroquet 
et  le  pivert...  {grimper)  sur  les  arbres. —  La  taupe  et  la  cour- 
tilière...  (fouir)  le  sol  avec  leurs  pattes.  —  L'éléphant  et  la 
girafe...  (habiter)  les  pays  chauds.—  La  martre  et  la  belette 
...  {sucer)  le  sang  des  animau.x.  —  Le  renard  bleu  et  l'ours 
blanc...  (/ourmr)  de  belles  fourrures. 

171.  Exercice  oral  de  conjugaison. 

Conjuguez  les  phrases  suivantes  à  l'imparfait  de  l'indicatif  et  au  futur. 

Remplir  son  devoir. —  Nourrir  ses  vieux  parents. —  Atten- 
dre du  secours. —  Répondre  avec  douceur. —  Ne  pas  perdre 
son  temps.  —  Rougir  de  son  ignorance.  —  Fléchir  le 
genou. 

172.  Exercice  de  conjugaison. 

Copiez  les  phrases  saivantes,  puis  mettez  au  singulier  les  mots  en  italique. 

Les  taupes  se  nourrissent  d'insectes.  —  Les  bouvreuils  rava- 
gent les  vergers.  —  Les  écureuils  mangent  des  noisettes  et 
des  glands.  —  Lps  chiens  aboyaient  après  les  étrangers.  — 
Les  jardiniers  greffèrent  les  arbres.  —  Les  bœufs  traînent  la 
charrue.  —  Les  bûcherons  abattirent  le  bois.  —  Il  faut  que 
vous  balayiez  la  chambre. 


84 


VERBE. 


VERBES  IRRÉGULIERS''' 


(Principaux  verbes  et  principaux  temps, 
et   copier.) 

ALLER 

INDICATIF.   —    Présent. 

Je        vais. 
Tu       vas. 
Il         va. 
Nous  allons. 
Vous  allez. 
Ils       vont. 


Apprendre 


J' 

Tu 
II 


Futur. 

irai. 

iras. 

ira. 


Nous  irons. 
Vous  irez. 
Ils       iront. 

SUBJONCTIF.  —  Présent. 

Quej'       aille. 
Que  tu      ailles. 
Qu'il         aille. 
Que  nous  allions. 
Que  vous  alliez. 
Qu'ils        ailleot. 

BOIRE 

INDICATIF.    —   Présent. 

.Je  bois. 
Tu  bois. 
Il       boit. 


Nous 

buvons. 

Vous 

buvez. 

Ils 

boivent. 

CRAINDRE 

INDICATIF.    —    Présent. 

Je 

crains. 

Tu 

crains. 

II 

craint. 

Nous 

craignons. 

Vous 

craignez. 

Ils 

craignent. 

DEVOIR 

INDICATIF.    —   Présent. 

Je 

dois. 

Tu 

dois. 

II 

doit. 

Nous 

devons. 

Vous 

devez. 

Ils 

doivent. 

Futur. 

Je 

devrai. 

Tu 

devras. 

II 

devra. 

Nous 

devrons. 

Vous 

devrez. 

Ils 

devront. 

I .  Uii  sait  qu'en  français,  comme  dans  tontes  les  langues,  les  verbes  irréf^uliers 
sont  d'un  emploi  extrêmement  fréquent.  Il  n'est  donc  pas  inutile  de  faire  apprendre 
aux  enfants,  dès  le  début  de  leurs  études,  quelques  temps  des  principaux  de  ces 
verbes. 


VERBE. 


85 


Verbes    irréguliers   (suite). 


DIRE 

INDICATIF.    —   Présent. 

Je  dis. 

Tu  dis. 

Il  dit. 

Nous  disons. 

Vous  dites. 

Ils  disent. 

ÉCRIRE 

INDICATIF.    —   Présent. 

J'  écris. 

Tu  écris. 

Il  écrit. 

Nous  écrivons. 

Vous  écrivez. 

Ils  écrivent. 

Passé  défini. 

J'  écrivis. 

Tu  écrivis. 

Il  écrivit. 

Nous  écrivîmes. 

Vous  écrivîtes. 

Ils  écrivirent. 

Futur. 

J'         écrirai. 
Tu       écriras. 
Il         écrira. 
Nous  écrirons. 
Vous  écrirez. 
Ils       écriront. 


ENVOYE  R 

Futur. 

J' 

enverrai. 

Tu 

enverras. 

II 

enverra. 

Nous 

enverrons. 

Vous 

enverrez. 

Ils 

enverront. 

FAIRE 

INDICATIF.    —    Prése 

Je 

fais. 

Tu 

fais. 

II 

fait. 

Nous 

faisons. 

Vous 

faites. 

Ils 

font. 

Imparfait. 

Je 

faisais 

Tu 

faisais. 

II 

faisait. 

Nous 

faisions. 

Vous 

faisiez. 

Ils 

faisaient. 

Futur. 

Je 

ferai. 

Tu 

feras. 

II 

fera. 

Nous 

ferons. 

Vous 

ferez 

Ils 

feront. 

86 


VERBE. 


Verbes  irréguliers  (suite). 


SUBJONCTIF.  —Présent. 

Nous 

moulons. 

Que  je         fasse. 
Que  tu        fasses. 

Vous 
Ils 

moulez, 
moulent. 

Qu'il           fasse. 
Que  nous    fassions. 
Que  vous    fassiez. 
Qu'ils          fassent. 

Je 
Tu 
II 

Imparfait. 

moulais, 
moulais, 
moulait. 

Nous 

moulions. 

LIRE 

INDICATIF.    —  Présent. 

Vous 
Ils 

mouliez, 
moulaient. 

Je        lis. 
Tu       lis. 
Il         lit. 

MOURIR 

INDICATIF.   —    Présent 

Nous  lisons. 
Vous  lisez 
Ils       lisent. 

Je 
Tu 
II 

Nous 

meurs, 
meurs, 
meurt, 
mourons. 

METTRE 

Vous 
Ils 

mourez, 
meurent. 

INDICATIF.   —    Présent. 

Passé  indéfini. 

Je        mets. 

Je 

suis          mort. 

Tu       mets. 

Tu 

es            mort 

Il         met. 

II 

est            mort 

Nous  mettons. 

Nous 

sommes  morl.*t 

Vous  mettez. 

Vous 

êtes         mort» 

Ils       mettent. 

Ils 

sont         morts. 

Futur . 

MOUDRE 

INDICATIF.   —  Présent. 

Je 
Tu 
II 

mourrai. 

mourras. 

mourra. 

Je        mouds. 

Nous 

mourrons. 

Tu       mouds 

Vous 

mourrez. 

Il         moud. 

Ils 

mourront. 

VERBE. 


Verbes   irréguliers  (suite). 


SUBJONCTIF.  —  Présent 

FUTUR. 

Que  je       meure. 

Je 

pourrai. 

Que  tu       meures. 

Tu 

pourras. 

Qu'il          meure. 

II 

pourra. 

Que  nous  mourions. 

Nous 

pourrons. 

Que  vous  mouriez. 

Vous 

pourrez. 

Qu'ils        meurent. 

Ils 

pourront. 

PLAIRE 

RIRE 

INDICATIF.    —   Présent. 

INDICATIF.    —    Présent. 

Je        plais. 

Je 

ris. 

Tu       plais. 

Tu 

ris. 

Il         plaît. 

II 

rit. 

Nous  plaisons. 

Nous 

rions. 

Vous  plaisez. 

Vous 

riez. 

Ils       plaisent. 

Ils 

rient. 

POUVOIR 

SAVOIR 

INDICATIF.    —   Présent. 

INDICATIF.    —   Présent 

Je        puis  ou ^e  peux. 

Je 

sais. 

Tu       peux. 

Tu 

sais. 

Il         peut. 

II 

sait. 

Nous  pouvons. 

Nous 

savons. 

Vous  pouvez. 

Vous 

savez. 

Ils       peuvent. 

Ils 

savent. 

Passé  indéfini. 

Futur 

J'        ai        pu. 

Je 

saurai. 

Tu       as       pu. 

Tu 

sauras. 

Il        a         pu. 

II 

saura. 

Nous  avons  pu. 

Nous 

saurons. 

Vous  avez    pu. 

Vous 

saurez. 

Ils       ont      pu. 

Ils 

sauront. 

88 


VERBE. 


Verbes  irréguliers  (suite). 


SUBJONCTIF.  -  Présent. 

TENIR 

Que  je       sache. 

INDICATIF.  —    Présent. 

Que  tu       saches. 
Qu'il         sache. 
Que  nous  sachions. 
Que  vous  sachiez. 
Qu'ils       sachent. 

Je 

Tu 

II 

Nous 

Vous 

tiens, 

tiens, 

tient, 

tenons. 

tenez. 

SERVIR 

Ils 

tiennent. 

INDICATIF.  —   Présent. 

Futur 

Je        sers. 

Je 

tiendrai. 

Tu       sers. 

Tu 

tiendras. 

Il         sert. 

II 

tiendra. 

Nous  servons. 

Nous 

tiendrons. 

Vous  servez. 

Vous 

tiendrez. 

Ils       servent. 

Ils 

tiendront. 

SORTIR 

VALOIR 

INDICATIF.   —   Présent. 

INDICATIF.   —   Présent. 

Je        sors. 

Je 

vaux. 

Tu       sors. 

Tu 

vaux. 

Il         sort. 

II 

vaut. 

Nous  sortons. 

Nous 

valons. 

Vous  sortez. 

Vous 

valez. 

Ils       sortent. 

Ils 

valent. 

SUIVRE 

VENIR 

INDICATIF.   -    Présent. 

INDICATIF.    —    Présent. 

Je        suis. 

Je 

viens. 

Tu       suis. 

Tu 

viens. 

Il         suit. 

II 

vient. 

Nous  suivons. 

Nous 

venons. 

Vous  suivez. 

Vous 

venez. 

Ils       suivent. 

Ils 

viennent. 

VERBE. 


89 


Verbes  irréguliers  (suite). 


Passé  indéfini. 

Je 

suis         venu. 

Tu 

es            venu. 

II 

est           venu. 

Nous 

sommes  venus. 

Vous 

êtes         venus. 

Ils 

sont         venus. 

Futur. 

Je 

viendrai. 

Tu 

viendras. 

II 

viendra. 

Nous 

viendrons. 

Vous 

viendrez. 

Ils 

viendront. 

VIVRE 

INDICATIF.    —   Présent. 

Je 

vis. 

Tu 

vis. 

II 

vit. 

Nous 

vivons. 

Vous 

vivez. 

Ils 

vivent. 

I 


Passé  indéfini. 

J'  ai    vécu. 

Tu  as    vécu. 

Il  a    vécu. 

Nous  avons  vécu. 

Vous  avez  vécu. 

Ds  ont   vécu. 


VOIR 

INDICATIF.    —    Présent. 

Je 

vois. 

Tu 

vois. 

II 

voit. 

Nous 

voyons. 

Vous 

voyez. 

Ils 

voient. 

Futur. 

Je 

verrai. 

Tu 

verras. 

II 

verra. 

Nous 

verrons 

Vous 

verrez. 

Ils 

verront. 

VOULOIR 

INDICATIF.   —    Présent- 

Je 

veux. 

Tu 

veux. 

II 

veut. 

Nous 

voulons. 

Vous 

voulez. 

Ils 

veulent. 

Futur. 

Je 

voudrai. 

Tu 

voudras. 

II 

voudra. 

Nous 

voudrons. 

Vous 

voudrez. 

Ils 

voudront 

G»'>iii.  ff.ip.   (élève). 


90  VERBE. 

173.  Verbes  irréguliers. 

Les  phrases  suivantes  sont  au  siugulier.  —  L'élève  les  copiera  puis  mettra  au 
pluriel  les  mots  en  italique. 

Demain, /irai  faire  la  moisson. —  Le  bavard  dit  des  paroles 
inutiles.  —  J'écris  au  maire.  —  Tu  fais  des  fautes  d'ortho- 
graphe. —  L'épicier  moud  le  café.  —  Tu  mourras  un  jour.  ~~ 
La  cuisinière  met  du  sel  dans  les  ragoûts.  —  Le  chat  attrape 
les  souris  et  les  rats.  —  L'hirondelle  quitte  nos  pays  à  l'au- 
tomne. —  Le  vitrier  pose  des  carreaux.  —  Le  maçon  construit 
des  maisons. 

174.  Même  exercice. 

Mettez  les  verbes  au  présent  de  l'indicatif,  puis  au  passé  défiai. 

Je...  {aller)  où  mon  devoir  m'...  {appeler).  —  Nous...  {aver- 
tir) les  coupables.  —  Mon  frère  se...  (repentir)  d'avoir  trop 
parlé.— Mon  ami...  {mourir)  k  la  fleur  de  l'âge. — Je...  (partir) 
pour  remplir  ma  mission.  —  Tu...  (cueillir)  les  fruits  de  ton 
jardin-  —  J'...  {apercevoir)  le  gibier  qui  se...  [sauver). —  Cet 
homme...  (concevoir)  et.,  {mûrir)  son  projet. 

175.  Même  exercice. 

Copiez  les  phrases  suivantes,  puis  mettez  au  singulier  les  mots  en  italique. 

Les  enfants  ne  doivent  pas  interrompre  la  conversation.  — 
Ceux  qui  vivent  sagement  ne  craignent  pas  la  mort.  —  Les 
bons  écoliers  se  verront  récompensés.  —  Il  est  important  que 
les  enfants  sachent  lire.  —  Quand  nous  serons  grands,  nous 
servirons  la  patrie.  —  Fous  courrez  au  secours  de  l'homme 
eu  danger.  —  Les  enfants  vont  à  l'école.  —  Les  Flamands 
boivent  de  la  bière.  —  Vous  devez  obéir  à  la  loi.  —  Vous  ne 
saurez  rien  sans  travail. 

176.  Même  exercice. 

Mettez  les  verbes  au  futur. 

Vous...  {savoir)  une  nouvelle  importante.  —  Tu...  (vouloir) 
lui  rendre  service.  —  Paul..,  {écrire)  bientôt  couramment. — 
Vous...  {faire)  une  bonne  action.  —  Nohs...  (boire)  une  excel- 
lente liqueur.—  Je...  (lire)  une  histoire  instructive. —  Votre 
fils...  (pourvoir)  à  vos  besoins.  —  Ces  enfants  ne  se...  (préva- 
loir) pas  de  leurs  qualités.  —  Je...  (pouvoir)  réussir. 


SUJET  DU  VERBE.  91 

SUJET  DU  VERBE 


D-   Comment  truuce-t-on  le  «  sujet  »  d'un  verbe? 

R  — 182.  On  trouve  le  sujet  d'un  verbe 
en   faisant   devant    ce    verbe    la    question 

qui  est-ce  qui?|::i„':; 
qu'est-ce  qui?  IZL^'' 

D.  Cherchez  le  sujet  dans  :  «  L'enfant  joue  », 

R.  —  ^85.  Qui  est-ce  qui  joue?  l'en- 
fant. ■ —  L'enfant  est  le  sujet  déjoue. 

D.  Cherchez  le  sujet  dans  :  «  L'étoile  brille  ». 

R.  —  ^84.  Qu'est-ce   qui  brille?  l'é- 
toile. —  L'étoile  est  le  sujet  de  brille. 

Exercice  177.  (Ancien  123.) 

Copiez  et  indiquer  le  sujet  des  verbes  suivants.  Écrivit  :  Tu  manges  :  qui 
est-ce  qui  mange?  Tu,  sujet  de  manges. 

Tu  manges  :  qui  est-ce  qui  mange?  ... 

Le  cultivateur  laboure  :  qui  est-ce  qui  laboure?,.. 

L'enfant  joue  :  qui  est-ce  qui  joue?  ... 

Le  mouton  broute  l'herbe  :  qui  est-ce  qui  broute?... 

Le  coq  chante  :  qui  est-ce  qui  chante?  ... 

La  servante  épluche  les  légumes:  qui  est-ce  qui  épluche?... 

Le  feu  brûle  :  qu'  est-ce  qui  brûle?  ... 

La  cloche  sonne  :  qu'est-ce  qui  sonne?  ... 

Le  menuisier  rabote  :  qui  est-ce  qui  rabote?  ... 

Le  vent  souffle  :  qu'est-ce  qui  souffle?  ... 

Le  tonnerre  gronde  :  qu'est-ce  qui  gronde?  ... 

La  pluie  tombe  :  qu'est-ce  qui  tombe?  ... 


92  SUJET  DU  VERBE. 

Sujet  du  verbe  (suite). 

D.  Dans  cette ph'ase  :  «  Le  tonnerre  gronde  »,  de  quel 
oerbe  «  tonne7're  »  est-il  le  sujet? 

R.  —  ^85.  Tonnerre  est  sujet  du  verbe 
gronde. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  Les  enfants  sages  sont  aimés 
de  tout  le  monde  »,  de  quel  verbe  «  enfants  sages  »  est-il 
le  sujet  ? 

R.  —  ^86.  Enfants  sages  est  le  sujet 
du  verbe  sont  aimés. 

Exercice  178. 

Copiez  et  cherchez  le  sajet  dans  les  phrases  suivantes.  Écrives  :  Qui  est-ce  qui 
soigne  les  malades?  Le  médecin. 

Le  médecin  soigne  les  malades.  —  Le  fermier  rentre  ses 
blés.  —  Le  bûcheron  abat  le  chêne,  —  L'araignée  file  sa  toile. 
—  Le  serpent  glisse  dans  l'herbe.  —  Le  paresseux  perd  son 
temps.  —  Le  berger  conduit  son  troupeau.  —  Le  chien  est 
l'ami  de  l'homme.  —  Les  fleurs  ornent  nos  jardins.  —  Le 
menuisier  scie  une  planche. 
179.  Composition  de  petites  phrases.  (Progr.  de  1887.) 

Composez  de  vive  voix  de  petites  phrases  avec  les  éléments  suivants.  £i.  :  Le 
serrurier  fabrique  des  clefs. 

Avec  senuner  et  clefs. — Avec  charrue  et  sillon. —  Avec  étui 
et  aiguilles.  —  Avec  àne  et  ruade.  —  Avec  vent  et  arbres.  — 
Avec  écureuil  et  fruits. —  Avec  vétérinaire  et  bestiaux.  —Avec 
abeilles  et  cire.  —  Avec  -pompier  et  incendie. 

180.  Devoir.  —  Ecrivez  les  phrases  trouvées  et  soulignez  les  verbes, 

181.  Accord  du  verbe  avec  le  sujet. 

Ecrivez  les  verbes  au  préseut  de  l'indicatif  en  faisant  l'accord. 

Le  travail  et  l'économie...  {pouvoir)  nous  enrichir.— L'àne 
et  le  mulet...  (por/er)  nos  fardeaux. —  Le  hibou  et  la  chouette 
...  {aller)  à  la  chasse  pendant  la  nuit.  —  Le  thé  et  le  ver  à 
soie...  {venir)  de  la  Chine.—  Le  père  et  la  mère...  {vouloir)  le 
bien  de  leurs  enfants.  —  La  caille  et  la  bécasse...  {revenir) 
chaque  année. 


ACCORD  DU  VERRE.  93 

ACCORD    DU    VERBE 

avec   son  sujet. 

D.  Quand  le  sujet  est  au  «  singulier  »,  à  quel  nombre 
met-on  le  verbe? 

R.  —  ^87.  Quand  le  sujet  est  au  singu- 
lier, on  met  le  verbe  au  singulier. 

D.   Quand  le  sujet  est  au  a  pluriel  »,  à  quel  nombre 
met-on  le  verbe  ? 

R.  —  ^88.  Quand  le  sujet  est  au  plu- 
riel, on  met  le  verbe  au  pluriel. 

.4  quelle  «personne  »  met-on  le  verbe? 

R.  —  ^89.  On  met  le  verbe  à  la  même 
personne  que  le  sujet. 

Exercice  182. 

Mettez  le  Terbe  au  présent  de  l'indicatif.  Écrivez  :  Viul  joue  aux  quilles. 

Paul  ...  {Jouer)BiUx  quilles.  —  Tu  ...  (chanter)une  chanson 

—  Ce  militaire  ...  (arriver)  de  soa  pays.  —  Les  médecins  .. 
(visiter)  les  malades.  —  Nous  ...  (admirer)  le  soleil  couchant 

—  Mes  voisins  ...  (planter)  des  haricots.  —  Les  poules  .. 
(couver)  leurs  œufs.  —  Les  chiens ...  (aboyer)  pendant  la  nuit 

—  Nous  ...  (sonner)  à  la  porte. 

183  .Mettez  les  phrases  qui  précèdent  :  1°  au  futur;  2(>  an  conditiooneL 

184.  Exercice  de  dérivation. 

Formez  avec  les  verbes  suivants  des  noms  terminés  en  oir  ou  oire. 

Arroser.  Laver.  Abattre.  Balancer. 

Parler.  Abreuver.         Saler.  Nager. 

Écumer.  Passer.  Fumer.  Cracher. 

185.  Exercice  de  conjugaison. 

Conjuguez  au  futur  et  au  conditionuel. 

Lire  les  journaux  et  les  lier  en  paquets. 
Ecrire  une  lettre  et  la  confier  à  la  poste. 


94  ACCORD  DU  VERBE. 

Règle   générale  d'accord. 

D.  Des  règles  qui  précèdent,  tirez  la  règle  générale.- 

R.  —  190.  Tout  verbe  s'accorde  en  nom- 
bre et  en  personne  avec  son  sujet. 

D.  Citez  un  exemple. 

R.  —  -1 9^ .  Les  oiseaux  volent. 

D.  Pouy^quoi  «  volent  »  est-il  au  pluriel  et  à  la  troi- 
sième personne  ? 

R.  —  ^92.  Volent  est  au  pluriel  et  à  la 
troisième  personne,  parce  que  son  sujet,  les 
oiseaux,  est  au  pluriel  et  de  la  troisième  per- 
sonne. 

Exercice  186. 

Mettez  au  présent  de  l'indicatif  le  vei-be  des  phrases  suivantes.  Éerivex  :  Les 
enfants  jouent  après  avoir  travaillé. 

Les  enfants  ...  {jouer)  après  avoir  travaillée  —  Tu  .:.  (ven- 
danger) ta  vigne.  —  Le  rémouleur  ...  (repasser)  les  couteaux. 

—  Je  ...  (clouer)  une  planche.  — Les  tailleurs  ...  (essayer)  les 
habits  avant  de  les  livrer.  —  Vous  ...  (dételer)  vos  chevaux. 

—  Les  médecins  (soigner)  les  malades.  —  On  ...  (avertir)  mes 
parents  de  ton  arrivée. —  Les  renards...  (gZapzr).  —  Nous... 
{réussir)  dans  nos  projets.  —  Vous  ...  (franchir)  ce  fossé. 

187.  Mettez  les   phrases  qui   précèdent  :  {o  à   l'imparfait  ;    2o   au  futur. 

188,  Composition  de  petites  phrases.  (Progr.  de  1887.) 

L'élève  répondra  de  vive  voir  aux  questions  suivantes  : 

1.  D'où  retire-t-on  la  houille?  ]  est-elle  dangereuse  ? 

2.  A  quoi  sert  la  houille?  8.  Que  doit-on  faire  quand, 

3.  Qu'est-ce  que  les  mineurs  ?  |  par  malheur,  on  a  été  mordu 

4.  En  quoi  les  oiseaux  sont-ils  |  par  une  vipère  ? 

utiles?  9.  Qu'appelle -t-on  animaux 

5.  Quelle  conduite  devons-nous  I  herbivores? 


tenir  relativement  aux  oiseaux  ? 

6.  Qu'est-ce  qu'une  vipère? 

7.  La  morsure  de  la  vipère 


10.  Citez  les  animaux  herbi- 
vores qui  rendent  des  services 
à  l'homme  ? 


189.  Devoir.  —  Les  élèves  copieront  les  questions   précédentes  et  y  répon- 
ironl  par  écrit. 


ACCORD  DU  VERBE.  98 

Deux  sujets  au  singulier. 

D.  Quand  il  y  a  ^<.  deux  sujets  »  au  singulier,  à  quel 
nouibre  met-on  le  verbe? 

R.  —  ^95.  Quand  il  y  a  deux  sujets  au 
singtiUer,  on  met  le  verbe  Ulu  pluriel,  parce  que 
deux  singuliers  valent  un  pluriel. 

D.   Citez  un  exemple. 

R.  —  ^94.  Le  père  et  le  fils  chantent. 

D.  Pourquoi  n  chantent»  est-il  au  pluriel? 

R.  —  195.  Chantent  est  au  pluriel  |)arce 
qu'il  a  deux  sujets  au  singulier  :  père  et  fils. 

Exercice  ISO. 

Mettez  au  présent  de  l'indicatif  le  verbe  des  phrases  suivantes  :  (Consultez  la 
bste  des  Terbes  irrégoliers,  p   85  et  suiv. 

Paul  et  Louis  ...  {pouvoir)  nous  aider.  —  Mon  grand-père 
et  ma  grand'mère  ...  {venir)  nous  voir.  —  Tu  ...  {apercevoir) 
ce  nid.  —  L'enfant  sage  et  reniant  studieux  ...  {rece- 
voir} une  récompense.  —  Dans  l'état  militaire,  le  soldat  et 
l'officier  ...  {devoir)  obéir  à  leurs  supérieurs.  —  Louis  et 
Louise  ...  (savoir)  écrire.  —  Ton  frère  et  ta  sœur  ...  {devoir) 
venir.  —  Jacques  et  Jean  ...  {faire)  des  progrès.. 

191.  Mettez  les  phrases  qui  précèdent  :  lo  à  l'imparfait  de  l'iadicatif  ;  2o  au 
futur. 

Exercice  192. 

Mettez  au  présent  de  l'indicatif  le  verbe  des  phrases  suivantes  : 

Mon  oncle  et  mon  cousin  ...  {recevoir)  une  bonne  nou- 
velle.— Eugène  et  Luc  ...  {voir)  le  clocher  du  village  voisin. 
—  Le  matelot  et  le  mousse  ...  {vouloir}  partir.  —  Tu  ...  {en- 
tendre) bien  ce  que  je  ...  {dire).  —  Mon  frère  et  ma  sœur  ... 
{savoir)  lire.  —  L'enfant  et  l'homme  ...  (devoir)  toujours  dire 
la  vérité.  —  Le  chien  et  le  chasseur  ...  (poursuivre)  un 
lièvre.  —  Le  fermier  et  son  charretier  ...  {conduire)  leurs 
chevaux  à  l'abreuvoir. 

193.  Mettez  les  phrases  qui  précèdent  :  lo  à  l'imparfait  de  l'indicatif;  2o  au 
futur. 


96  ACCORD  DU  VERBE. 

L'S    de  la  deuxième  personne 

da  singaller. 

D.  Comment   se  termine  la  «  deuxième 
personne  du  singulier  »  de  tous  les  verbes  ? 

R.    —   H 96.    La    deuxième 
I personne  du   singulier    de 

tous  les  verbes    se   termine   par 

de  la  deuxième     11  ti     q 
personne.  "^^^    *• 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  197.  Tu  manges;  tu  dormiras;  il 
faut  que  tu  travailles  ;  m'entends-tu  ? 

Exercice  194. 

Mettez  le  verbe  à  la  2*  personne  du  singulier  da  présent  de  l'indicatif. 

Tu  ...  {visiter)  la  ville.  —  Tu  ...  (chanter)  une  chanson.  — 
Tu  ...  (labourer)  ton  champ.  —  Tu  ...  (traverser)  la  rivière. 
—  Tu  ...  (entrer)  dans  la  maison.  —  Tu  ...  (fuir)  les  mé- 
chants.—Tu  ...  (éveiller)  les  enfants.  —  Tu  ...  (parler)  sage- 
ment. —  Tu  ...  (vérifier)  les  comptes.  —Tu  ...  (venir)  nous 
voir.  —  Tu  ...  (atteler)  ton  cheval.  —  Tu  ...  te  (méfier)  des 
flatteurs.  —Tu  ...  (manger)  les  cerises.  —Tu  ...  (cueillir)  des 
pommes.  —  Tu  ...  (gauler)  des  noix.  —  Tu  ...  (arroser)  les 
fleurs. 

195.  Mettpz  Ips  verbes  q^lip^fc^d^ntà1a  2'  personne  de  l'imparfait  de  l'indicatif. 

196    Composition  de  petites   phrases  (J'iogr.  de  1887). 

Clicrchez  le  sujet  ou  le  complément  direct. —  Ecrive:  .-l'horloger (sujet)  répare 
les  montres. 

...  répare  les  montres.  —  Clovis  remporta...  à  Soissons.  — 
Cet  élève  satisfait...  —  ...  dort  pendant  l'hiver.  —  ...  cultive 
des  légumes.  —  Le  préfet  administre...  —  La  mère  donne... 
à  l'enfant.  —  ...  éclaire  la  terre  pendant  le  jour.  —  Le 
chien  poursuit... —  ...  défend  l'accusé.  — ...  abat  les  arbres 
dans  la  forôl.  — ...  peuplent  les  rivières.  — ...  détruisent  les 
insectes.  —  La  mer  reçoit...  des  fleuves.  —  La  Seine  arrose 
...  de  la  France.  —  ...  fuient  le  travail.  —  ...  brillent  au 
ciel. 


\nCORD  DU  VERBE.  97 

Pluriel  en  ENT  ou  NT  des  verbes. 

D.  Comment  se   termine  la  «  troisième  personne  du 
pluriel  »  de  tous  les  verbes? 

ont  ou  n[L^''°'^'^'^®  p®"'" 

sonne   du  plu- 
riel de  tous  les  verbes  finit  par  ent  ou  nt. 

D.   Citez  des  exemples. 

R.  —  1 99.  Les  enfants  jouent;  les  oiseaux 
chantent;  les  blés  mûriront. 


Exercice  197. 

Mettez  au  pluriel  les  phrases  suivantes.  Écrivez  :  Les  chiens  aboient. 

Le  chien  aboie.  —  Le  chat  miaule.  —  Le  mouton  bêle.  — 
Le  cochon  grogne.  —  Le  pigeon  roucoule. —  Le  merle  siffle. 
—  La  poule  glousse.  —  L'àae  brait,  —  Le  cheval  hennit.  — 
Le  bœuf  mugit.  —  Le  corbeau  croasse.  —  La  grenouille 
coasse.  —  L'oiseau  gazouille.  —  L'insecte  bourdonne.  — 
Le  malade  tousse.  —  La  couleuvre  rampe.  —  Le  singe 
grimpe.  —  Le  vanneur  vanne.  —  Le  voyageur  marche.  — 
La  petite  fille  saute  à  la  corde.  —  Le  petit  garçon  joue  aux 
billes.  —  Le  fermier  laboure. 

198.  Mettez  ks  mêmes  phrases  au  pluriel  et  àl'iinparfait  de  l'indicatif. 

199.  Composition  de  petites  phrases.  (Progr.  de  188  7.) 

Les  élèves  répondront  de  vive  vuii  aux  questions  suivantes  : 

(>.  Quels  ravages  occasionne 
quelquefois  le  vent? 

7.  Quelle  est  l'utilité  des 
vents  ? 

8.  Pourquoi  faut-il  ouvrir  sou- 
vent les  portes  et  les  fenêtres 
des  habitations  ? 

9.  Est-il  prudent  de  rester 
entre  deux  portes  ou  deux  fenê- 
tres ouvertes  ? 


1.  Où  trouve-t-on  l'or  et  l'ar- 
gent? 

2.  Que  fabrique-t-on  avec  l'or 
et  l'argent? 

3.  Quel  est  le  plus  utile  des 
métaux  ? 

4.  Citez  les  principaux  usages 
du  fer? 

5.  A  quoi  sert  la  girouette 
placée  sur  le  toit  des  maisons  ? 


200.  Devoir.  —  Copiez  les  questions  orécédentes  et  répondez-y  par  écrit. 

4. 


9S  ACCORD  DU  VERBE. 

Participe   avec   ÊTRE. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  La  fenêtre  est  fe)'mée  »,  ■pour- 
quoi «  fermée  »  est-il  au  féminin  singulier? 

R.  —  200.  Fermée  est  au  féminin  sin- 
gulier, parce  que  le  sujet  fenêtre  est  du 
féminin   singulier. 

D.   Tirez-en  la  règle. 

R.  —  20 ^ .  Le  participe  passé  conjugué 
avec  l'auxiliaire  être  s'accorde  en  genre 
et  en  nombre  avec  le  sujet  du  verbe. 

D.  Citez  d'autres  exemples. 

R.  —  202.  Mon  père,  tu  es  aimé\  ma 
mère,  tu  esamée. 

Exercice  201. 

Remplacez  les  points  par  le  participe  placé  eo  fête  de  la  phrase  et  faites-le 
accorder.  > 

[Relié.)  Les  livres  sont  ...  —  (Béc/ié.)Les  jardins  sont  ...  - 
[Ouvert.)  Les  fenêtres  sont  ...  —  [Plié.)  Les  vêtements  sont.. 
—  [Amarré.)  Les  bateaux  sont  ...  —  {Nettoyé.)  Les  mains 
sont ...  —  (Brossé.)  Les  habits  sont  ..  —  [Tracé.)  Les  routes 
sont  ...  —  [Abattu.]  Les  taillis  sont ...  —  [Enfoncé.)  Les  clous 
sont  ...  —  [Terminé.)  Les  devoirs  sont  ... 

202.  Mettez  au  singulier  les  phrases  qui  précèdent. 

203.  Même  exercice. 

(Réparé.)  La  montre  est ...  —  [Cassé.)  La  voiture  est ...  — 
[Dételé.)  Le  cheval  est ...  — [Nettoyé.)  La  cave  est ...  —  (Fêlé.) 
La  cloche  est  ...  —  [Chargé.)  Le  canon  est  ...  —  {Écrit.)  La 
lettre  est ...  —  (Repassé.)  Le  couteau  est ...  —  [Lu)  Le  journal 
est ...  —[Taillé.)  La  vigne  est ...  —  {Péché.)  La  baleine  est... 
(Bouc/lé.)  La  bouteille  est...  —  [Cassé.)  La  cruche  est... 

204   Mettez  au  pluriel  les  phrases  qui  précèdent. 


ACCORD  DU  VERBE.  M 

205.  Ce  que  l'alcool  fait  d'un  homme. 

Le  maître  fera  lire  l'historietlc  suivante  et  interrogera  les  élèves  sur  le  sens, 
la  nature  et  l'orthographe  des  mois.  (Prog.  do  1887.) 

1.  Jacques  était  un  e.xcellent  homme.  Il  n'allait  pas  chez 
les  marchands  de  vin  comme  plusieurs  de  ses  camarades. 
Il  apportait  à  la  maison  tout  Targ^int  qu'il  gagnait.  Sa 
femme  Louise  et  son  fils  Pierre  ne  manquaient  de  rien.  Le 
dimanche,  ils  allaient  tous  trois  taire  provision  de  grand 
air  et  de  force  pour  la  semaine  suivante.  C'était  une  heu- 
reuse famille. 

2.  In  jour,  Jacques  se  laissa  entraîner  au  cabaret;  il  but 
et  rentra  ivre.  Il  pouvait  ne  pas  recommencer;  malheureu- 
sement, il  avait  un  caractère  faible.  Il  retourna  au  cabaret, 
rarement  d'abord,  puis  plus  souvent.  Il  but  de  l'eau-de-vie, 
du  cognac,  du  rhum,  de  l'absinthe. 

3.  Pendant  ce  temps,  sa  femme  et  son  enfant  l'attendaient 
tristement  à  la  maison,  et,  quand  Jacques  rentrait  ivre, 
leur  soirée  se  passait  dans  les  larmes.  Plus  de  parties  en 
famille  :  Jacques  n'avait  plus  de  plaisir  qu'à  boire. 

4.  Jacques  ne  tarda  pas  à  devenir  alcoolique.  Ses  organes 
s'affaiblirent,  puis  la  maladie  se  déclara.  Il  devint  phtisique. 

5.  Son  travail  s'en  ressentit;  ses  mains  tremblantes  per- 
dirent leur  habileté;  son  intelligence  même  s'affaiblit.  On 
le  congédia,  et  sa  femme  fut  obligée  de  travailler  une  partie 
de  la  nuit  pour  entretenir  la  maison.  Bientôt  Jacques  dut 
entrer  à  l'iiôpital.  Il  y  mourut  peu  de  temps  après. 

6.  Voilà  ce  que  l'alcool  fit  d'un  homme  joyeux  et  robuste. 

206.  Exercice   de  diction   (Progr.  de    1887). 
Les  élèves  répondront  de  vive  voix,  à  leur  manière  aux  questions  suivantes  : 


1.  Qu'était-ce  que  Jacques  et 
[ue  faisait-il? 

Safamille  était-elle  heureuse? 

Comment  passait-on  le  di- 
manche? 

3.  Quelle  faute  commit  Jac- 
ques un  jour? 


Jacques  recommença-t-ii  ? 

3.  Pendant  ce  temps  que  fai- 
saient sa  femme  et  son  enfant  ? 

4.  Jacques    conserva-t-il     sa 
santé. 

5.  Que  devint-il  et  comment 
mourut-il? 


207.  Rédaction.  —  Touj  les  élèves  reproduiront  par  écrit,  à  leur  manière, 
.'lustorictlc  qui  précède. 

[On  trouvera  dans  le  Livre  du  Maître  et  dans  les  Exercices  français  d'Année 
préparatoiri-  des  devoirs  analogues  à  ceux  qui  précèdent!. 


ou 

quoi? 


i^  COMPLÉMENT  DIKËCT. 

COMPLÉMENT  DIRECT 

D.   Comment  trouve-t-on  le     complément  direct  >^  d'un 
verbe  ? 

■  <^  R.  —205.  On  trouve 

qll  1     r  le  complément   di- 

rect    d'un    verbe    en 
ou  faisant  après   ce   verbe 

la  question  qui  ?  pour 
les  personnes,  et  quoi? 
pour  les  choses. 

D.   Dans  cette  phrase  :  «  J'attends  Paul  »,  cherchez  le 
■Simplement  direct. 

R.  ~  204.    J'attends    qui?    Paul,    — 
Paul  est  le  complément  direct  de  f  attends. 

D.  Dans  cette  autre  phrase  :  «  Tu  écris  une  lettre  », 
cherchez  le  complément  direct. 

R.  —  205.  Tu  écris  quoi?  une  lettre,  — 
une  lettre  est  le  complément  direct  de  écris. 

Exercice  208. 

Indiquez  le  complément  direct  dans  les  phrases  suivantes.  Écrivez  :  La  srenr 
berce  son  frère.  Berce  qui'i  Son  frère.  Frère,  complément  direct  de  berce. 

La  sœur  berce  son  frère.  Berce  qui?... 

Le  moissonoeur  fauche  ie  blé.   Fauche  quoi?... 

Le  vin  eoivre  l'homme.  Enivre  qui?... 

Le  soleil  éclaire  la  terre.  Éclaire  quoi?... 

Le  chat  attrape  les  souris.  Attrape  quoi?... 

Le  batelier  traverse  la  rivière.  Traverse  quoi?.,,- 

Le  cultivateur  laboure  son  champ.  Laboure  quoi?... 

Le  berger  garde  son  troupeau.  Garde  quoi?... 

Le  fermier  charrie  le  fumier.  Charrie  quoi?... 

Les  petites  filles  habillent  leurs  poupées.  Habillent  quoi'" 

Tu  cueilles  des  fruits.  Tu  cueilles  quoi?.,. 


COMPLEMENT  DIRECT.  lOi 

Le  complément  direct  est  AVANT. 

D.  Dans    cette   p/irasc  :    «   Les  pommes    que   j'ai 
cueillies  )>,  cherchez  le  complément  direct. 

R.  —  206.  J'ai  cueilli  quoi?  que,  mis 
pour  pommes,  féminin  pluriel. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  Les  blés  Quil  a  fauchés  », 
cherchez  le  complément  direct. 

R.  —  207.  J'ai  fauché  quoi?  que,  mis 
pour  blés,  masculin  pluriel. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  Mes  amis  Je  vous  ai  attendus  », 
cherchez  le  complément  direct. 

R,  —  208.  J'ai  attendu  qui?  vous,  mis 
pour  amiis,  masculin  pluriel. 

Exercice  209. 

Copier  le  devoir  suivant  : 

Les  bateaux  que  j'ai  amarrés.  —  J'ai  amarré  quoi?  que, 
mis  pour  bateaux,  masculin  pluriel. 

La  chandelle  queya^x  éteinte.  —  J'ai  éteint  quoi?  çî<e,  mis 
pour  chandelle,  féminin  singulier. 

Les  ustensiles  que  nous  avons  dérangés.  —  Nous  avons 
dérangé  quoi?  que,  mis  pour  ustensiles,  masculin  plurieL 

Les  chardons  que  vous  avez  coupés.  —  Vous  avez  coupé 
quoi?  que,  mis  pour  chardons,  masculin  pluriel. 

Les  marchandises  que  non?,  avons  achetées.  —  Nous  avons 
acheté  quoi?  que,  vq\%^o\\v  marchandises,  féminin  pluriel. 

On  nous  a  prévenus  que  des  loups  rôdaient  dans  la  forêt. 
—  On  a  prévenu  qui  ?  nous,  masculin  pluriel. 

Dès  que  les  prisonniers  ennemis  sont  arrivés  ici,  on  Zesa 
désarmés.  —  On  a  désarmé  qui?  les,  mis  pour  prisonniers, 
masculin  pluriel. 

Ma  sœur  étant  malade,  on  /'a  engagée  à  aller  à  la  campa- 
gne.—  On  a  engagé  qui?  Z',  mis  pour  sœur,  féminin  singulier. 

Cette  montre  nous  a  paru  si  belle  que  nous  /'avons  achetée 
immédiatement.  —  Nous  avons  acheté  quoi?  f,  mis  pour 
montre,  féminin  singulier. 


102  COMPLÉMtiNT  DIRECT. 

Le  complément  direct  est  AVANT. 

D.  Dans  la  phrase  :  «  Les  pommes  qce  fai  cueillies  », 
que  remarquez-vous  sur  la  place  du  complément  direct 
«  que  »  mis  pour  n  pommes  n  ? 

R.  —  209.  Je  remarque  que  le  complé- 
ment direct  que,  mis  pour  pommes,  est 
placé  avant  le  participe  cueillies. 

D.  Ft  dans  la  ph7'ase  :  >>.  Les  blés  Qv'il  a  fauchés  »  ? 

R.  —  210.  Je  remarque  que  le  complé- 
ment direct  qu',  mis  pour  blés,  est  placé 
avant  le  participe  fauchés. 

D.  Ft  dans  la  phrase  :  a  Mes  amis,  Je  vous  ai  at- 
tendus »  ? 

R.  —  2U .  Je  remarque  que  le  complé- 
ment direct  vous,  mis  pour  amis,  est 
pincé  avant  le  participe  attendus. 

Exercice  210. 

Cherchez  le  complément  direct  dans  les  phrases  suivantes.  Ecrivez  :  La 
criiche  que  j'ai  cassée.  —  J'ai  cassé  quoi?  que  mis  pour  cruche,  féminic 
siugulier,  placé  avant  le  participe  cassé. 

La  eruche  quelle  a  cassée.  —  Elle  a  cassé  quoi?  ...  mi; 
pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 

Les  fieurs  que  Paul  a  cueillies.  —  Paul  a  cueilli  quoi? 
mis  pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 

Les  robes  que  Louise  a  cousues.  —  Louise  a  cousu  ^[u^t 
...  mis  pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 

Les  carreaux  que  Gustave  a  cassés.  —  Gustave  a  cassé 
(liioi?  ...  mis  pour  ...,  ,  placé  avant  le  participe  ... 

La  ville  que  nous  avons  visitée.  —  Nous  avons  visité  quoi? 
...  mis  pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 

Les  vaisseaux  que  Jules  a  vus.  —  Jules  a  vu  quoi?  ... 
mis  pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 

Le  livre  que  les  élèves  ont  lus.  —  Les  élèves  ont  lu  quoi? 
...  mis  pour  ..., ,  placé  avant  le  participe  ... 


COMPLEMENT  DIRECT.  103 

Le  complément  direct  est  AVANT. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  les  Jouets  quil  a  cassés  )>,  que 
remarquez-vous  dans  l'ortlwçjraphe  de  «  cassés  »  ? 

R  —  212.  Je  remarque  que  cassés  es< 
au  masculin  pluriel. 

D.   Pnurquni? 

R.  — 215.  Parce  que  cassés  s'accorde 
avec  son  complément  direct^  qu',  mis  pour 
jouets,  masculin  pluriel,  placé  avant. 

Exercices. 

Remplacez  les  points  par  le  participe  placé  en  tête  de  la  phrase  et  faites 
accorder.  Ecrivez  .-Les  canards  que  j'ai  tués. 

211.  [Taé.)  Les  canards  que  j'ai ...  — (Instruit.)  Les  enfants 
que  j'ai ...  — (Sa/«p.)  Les  vieillards  que  j'ai... — (Plumé.)  Les 
canards  que  tu  as  ...  —  (Écouté.)  La  romance  que  nous 
avons  ...  —  (Arrêté.)  Les  voleurs  qu'on  a  ...  —  (Tué.)  Les 
lièvres  que  j'ai  ...  — (Coupé.)  Les  branches  que  vous  avez  <.. 

212.  (Récité.)  La  leçon  que  Jean  a  ...  —  (Écrit.)  La  page  que 
nous  avons...  —  (Renversé.)  Les  encriers  que  vous  avez... 

—  (Écouté.)  Les  récits  que  vous  avez  ...  —  (Raconté.)  Les  mer- 
veilles qu'on  nous  a  ...  —  (Obtenu.)  Les  prix  que  Louis  a ... 

—  (Remporté.)  La  victoire  qu'ils  ont  ...  —  (Déchiré.)  La 
blouse  que  j'ai  ... 

213  ('itamassé.j  Les  fruits  que  tuas  ...  —  (Acheté.)  Les  per- 
drix que  j'ai ...  —  (Élevé.)  Les  oiseaux  qu'elle  a  ...  — (Perdu.) 
La  somme  que  nous  avons  ...  —  (Copié.)  Les  lignes  que  nous 
avons  ...  —  (Enseigné.)  Les  sciences  que  vous  avez  ...  — 
(Aimé.)  Les  personnes  que  j'ai  ...  —  (Admiré.)  Les  édifices 
que  nous  avons  ...  —  (Mangé.)  Les  bonbons  que  tu  as  ... 

214.  (Noué.)  Les  ficelles  que  nous  avons  ...  —  (Ramoné.) 
Les  cheminées  qu'on  a  ...  —  (^Secoué.) Les  tapis  qu'on  a  ...  — 
(Collé.)  La  carte  que  j'ai  ...  —  (Ficelé.)  Les  ballots  qu'on  a... 

—  (Dessiné.)  La  tête  que  j'ai  ...  —  (Sculpté.)  Les  statues 
qu'on  a  ...  —  (Frotté.)  Les  meubles  que  tu  as  ...  —  (Essuyé.) 
La  vaisselle  que  j'ai ...  —  (Nettoyé.)  Les  carreaux  que  j'ai... 


104  COMPLÉMENT  DIRECT. 

Le  complément  direct  est  APRÈS. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  Les  voyageurs  ont  visijté  la 
ville  »,  cherchez  le  complément  direct. 

R.  —  2\  4.  Les  voyageurs  ont  visité  quoi  ? 
la  ville,  complément  direct,  placé  après 

visité. 

D.  Que  remarquez-vous  dans  l'orthographe  de  «  visité  »  ? 

R.  —  2J5.  Je  remarque  que  ce  participe 
est  resté  invariable. 

D.  Pourquoi? 

R.  —  216.  Parce  que  son  complément  di- 
rect, la  ville,  est  placé  après   le  participe 

visité. 

Exercices, 

Remplacez  les  points  par  le  participe.  Ecrivez  :  Les  moissonneurs  ont  fauché 
leirs  blés.  Fauché,  invariable,  parce  que  le  complément  direct  blés  est  placé 
après. 

215.  [Fauché.)  Lesmoissonneursont...  leursblés.  —  (Livré.) 
Le  meunier  a  ...  la  farine.  —  (Joué.)  Les  musiciens  ont  ... 
de  beaux  morceaux.  —  (Perdu.)  Henri  a  ...  sa  règle.  — 
[Réciti'.)  Paul  a  ...  sa  leçon,  —  (Tué.)  Ces  chasseurs  ont  ... 
des  lièvres.  —  (^Arrêté.)  Les  gendarmes  ont ...  des  voleurs. 
216. '{Acheté.)  Maman  a. ..des  fruits.  —  (Dcc/itr-e.)  Charles 
a  ...  ses  cahiers.  —  (Arrosé.)  Les  jardiniers  ont ...  les  fleurs. 
—  (rrai'erse.)Nous  avons  ...  le  fleuve.  —  (Aperçu.)  Louis  et 
Alice  ont  ...  des  loups. —  (Épluché.)  Les  cuisinières  ont  ... 
les  légumes.  —  (Fermé.)  Les  concierges  ont  ...  la  porte.  — 
(Posé.)  Le  vitrier  a  ...  des  carreaux.  —  (Réprimandé.)  Le 
maître  a  ...  l'enfant  désobéissant. 

217.  (Déraciné.)  Un  orage  a  ...  des  arbres.  —  (Coupé.) 
Les  bûcherons  ont  ...  des  branches.  —  (Visité.)  Mon  frère 
et  ma  sœur  ont  ...  l'Exposition.  —  (Enseigné.)  Nos  profes- 
seurs nous  ont  ...  les  mathématiques.  —  (Cueilli.)  Jean  et 
Luc  ont  ...  un  bouquet  de  lilas.  —  (Mesuré).  Le  grainetier  a 
...  son  blé. 


COMPLEMENT  DIRECT.  105 

Il  n'y  a  pas  de  complément  direct. 

D.  Dans  cette  phrase  :  «  Mes  arbres  ont  péri  »,  cher- 
chez le  compiénient  direct. 

R.  — 217.  Mes  arbres  ont  péri  quoi?  il 
a'y  a  pas  de  complément  direct. 

D.    Pins  cette  phrase:   «  Ces  enfants  ont  bien  tra- 
vaillé »,  cherchez  le  complément  direct. 

R.  —  218.  Ces  enfants  ont  bien  travaillé 
quoi  ?  Il  n'y  a  pas  de  complément  direct. 

D.  Que  remarquez-vous  sur  l'orthographe  des  participes 
«  péri,  travaillé  »  ? 

R.  —  219.  Je  remarque  que  ces  deux 
participes  sont  restés  invariables. 

D.  Pourquoi? 

R.  —  220.  Parce  qu'il  n'y  a  pas  de 
complément  direct. 

Exercices. 

/écrivez  :  Les  maisons  ont  bràlé.  Brûlé,  invariable,  parce  qu'il  n'y  a  pas  de 
roraplémenl  direct. 

218.  (Brûlé.)  Ces  maisons  ont ...  —  [Croulé.)  Ces  granges 
ont  ..  —  (Éc/«fe.)  Cette  arme  a...  — (Demi7/e.)  La  locomotive 
a . . .  —  [Débordé.  )  Les  ri  vières  ont'. . .  —  [Sombré.)  Ces  vaisseaux 
ont ...  —  iSaulé.)La  poudrière  a... —  [Péché.)  Ces  messieurs 
ont...  —  {Chassé.)  Georges  et  Louis  ont  ...  —  [Ramé.)  Ces 
canotiers  ont  bien  ...  —  [Parlé.)  L'orateur  a  bien  ... 

219.  [Mordu.)  Ces  gros  chiens  ont ...  —  [Désobéi.)  Etienne 
et  Anatole  ont ...  —  [Marchandé.)  Ce  client  a  beaucoup  ... 
—  [Vendu.)Ce  marchand  a  mal  ...' —  [Fauché.)  Ce  moisson- 
neur a  bien  ...  —  [Marché.)  Ce  voyageur  a  beaucoup  ...  — 
iRéussi.)  Cette  entreprise  n'a  pas ...  —  [Vaincu.)  Ces  vaillants 
soldats  ont ...  —  [Trotté.)  Ce  cheval  a  bien  ..  —  [Poussé.) 
Ces  arbres  ont  beaucoup  ... 


108  COMPLÉMENT  DIRECT. 

Règle   générale. 

D.  De  tout  ce  qui  précède,  tirez  la  règle  générale.  ' 

R  —  22^ .  Le  participe  passé  conjugué 
avec  l'auxiliaire  amir  s'accorde  avec  le  com- 
plément direct,  quand  ce  complément 
est  avant  le  participe^  mais  il  reste  inva- 
riable si  le  complément  direct  ne  vient 
qu'après  le  participe,  ou  s'il  n'y  a  pas 
de  complément  direct. 

Exercices. 

Faites  accorder  le  participe  suivant  la  règle. 

220-  {Accroché.)  La  voiture  que  j'ai  ...  —  (Consulté.)  J'ai  ... 
plusieurs  médecins.—  (Désigné.)  Les  personnes  que  j'ai  ... — 
(Capitulé.)  Ces  généraux  ont  ...  —  (Déménagé.)  Les  meubles 
qu'on  a  ...  —  (Donné.)  Les  ordres  que  j'ai  ...  —  {Placé.) 
Pierre  et  Jean  ont ...  de  grosses  sommes  —  [Rassemblé.)  Les 
troupes  qu'on  a  ...  —  (Découvert.)  Les  astres  qu'on  a  ...  — 
(Peint.)  Les  peintres  ont  ...  ces  murs. 

221.  [Réchauffé.)  0 a  a....  ces  vieillards.  — (Repassé.)  Les  cou- 
teaux qu'on  a  ... —  (Fo7idu.)  On  a  ...  des  canons.  —  [Assisté.) 
Les  enfants  que  vous  avez  ...  — [Rangé.}  Les  chaises  qu'on 
a  ...  —  (.Écrasé.)  On  a  ...  des  chenilles.  —  [Ramassé.)  Les 
graines  qu'on  a  ...  —  (Nourri.)  Adolphe  et  Jacques  ont  ... 
des  pauvres. 

222.  (Gaulé.)  Les  noix  que  tu  as  ...  —  (Cueilli.)  Des  voleurs 
OUI ...  mes  raisins.  —  [Joué.)  Marie  a  beaucoup  ...  —  (Chanté.) 
Ces  messieurs  ont  bien  ...  —  [Labouré.)  Les  terres  qu'on  a  ... 
—  (Ruiné.)  Julien  a  ...  ses  parents.  —  (Couru.)  Arthur  a 
mal  ...  —  (Appris.)  Les  leçons  que  j'ai  ... 

223.  (Entendu.)  Les  discours  que  j'ai  ...  —  (Frotté.)  On  a... 
les  carreaux.  —  (Cuit.)  Los  œufs  qu'on  a  ...  —(Bd(t.)  Les  mai- 
sons qu'on  a  ...  —  [Rempli.)  Les  fermiers  ont  ...  leurs 
granges.  —  (Sonné.)  Les  cloches  qu'on  a  ...  —  (Repassé.) 
Céline  a  bien  ...  —  (Cloué.)  Les  planches  que  j'ai  ...  —  (Vu 
ettué.)  Les  chasseurs  ont  ...  beaucoup  de  gibier.  —  {Parlé.) 
Emilie  a  bien  .., 


COMPLÉMENT  INDIRECT.  107 


RÉSUMÉ 

D.  Comment  troute-t-on  le  sujet  d'un  verbe  y 

R.  ï22.  Ou  trouve  le  sujet  d'un  verbe  en  faisant  devait  ce  verbe  la  question 
qui  est-ce  qui  7  pour  les  personnes,  qu'est-ce  qui  ?  ponr  les  choses. 

D.  Cherches  le  sujet  dans  :  «  L'enfant  joue.  » 

R.  ii3.  Qui  est-ce  qui  joue?  i'enfaut.  —  L'enfant  est  le  sujet  de^ou». 

D.  Cherchez  le  sujf't  dans  :  «  L'étoile  brille.  ■ 

R. —  m.  Qu'est-ce  qui  brille  ?  l'étoile.  —  L'étoile  est  le  sujet  de  britte, 

D.  Quelle  est  la  règle  d'accord  du  verbe  avec  son  sujet? 

R,  —  m.  Tout  verbe  s'accorde  en  nombre  et  en  personne  avec  son 
sujet. 

D.  Cite:  des  exemples. 

R.  —  ii6.  Tu  parles  ;  les  oiseaux  volent. 

D.  Comment  te  termine  la  deuxième  personne  du  singulier? 

R.  —  22T.  La  deuxième  personne  du  singulier  de  tous  les  verbes  se  termine 
par  un  s. 

D.  Citez  des  exemples. 

R.  —  228.  Tu  manges;  tu  dormiras;  il  faut  que  tu  travailles;  m'entends-tn? 
D.  Comment  se  termine  la  troisième  personne  du  pluriel? 
R.  —  229.  La  troisième  personne  du  pluriel  de  tous  les  verbes  se  termine  par 
ont  ou  nt. 

D.  Cites  des  exemples. 

R.  —  230.  Les  enfants  jouent;  les  oiseaux  chantent;  les  blés  mûriront. 

D.  Comment  trouve-t-on  le  complément  direct  d'un  verbe? 
R.  —  231.  Un  trouve  le  complément  direct  d'un   verbe  en  faisant  après 
"e  verbe  la  question  qui?  pour  les  personnes,  et  quoi?  pour  les  choses. 

D.  Darut  cette  phrase  :  'J'attends  Paul,'    cherchez  le  complément  direct. 
R.  —  232.  J'attends  qui?  Paul.  —  Paui  est  le  complément  direct  de /aUen(f«. 


COMPLEMENT   INDIRECT 

D.  Comment  trouve-t-on  le  «  compléme?it  indirect  »  d'un  verbe? 

R.  —  233.  On  trouve  le  complément  indirect  d'un  verbe 
en  faisant  après  ce  verbe  l'une  des  questions  : 

A  qui?  —  De  qui?  —  Pour  qui?  —  Par  qui?  —  En  qui?  — 
Avec  qui?  —  Dans  qui?  pour  les  personnes, 

A  quoi?—  De  quoi?— Pour  quoi? —  Par  quoi?  —  En 
quoi?  —  Avec  quoi?  —  Dans  quoi?  pour  les  cboses. 

D.  Dans  cette  phrase  :  •<■  J'écris  à  mon  ami,  »  cherchez  le  com 
plément  indirect. 

R.  —  2.34.  J'écris  à  qui?  A  mon  ami.  —  A  mon  ami  est  le 
coniplômeai  indirect  ùe  j'écris. 


TABLE     MÉTHODIQUE 


Mom  ou  Bubs- 

Pluriel  des  adjec- 

tantif  

4 

tifs ......... . 

45 

Nom  commun  et 

Accord  des  adjec- 

nom propre. . . 

4 

tifs - 

4H 

Ua<culm  et  fémi- 

Adjectif? démons- 

nin...  ...... 

9 

trdlifs.  ...... 

60 

Singulier  et  plu- 

Adjectifs  posses- 

15 
.30 

f\n 

Article... ... . 

Pronoms  per- 

Adjectif  qua- 

sonnels  

62 

lificatif 

■a 

Pronoms  rela- 

Féminin des   ad- 

tifs..  .  .  ... 

65 

jectifs 

34 

Verbe 

87 

Verbe  Être.   ...  69 

—  Avoir 71 

—  Atmer... ....  72 

—  en  cer... 74 

—  en  ger, 75 

—  en  e/eret  e(«r.  76 

—  comme     sou- 

lever. ....  77 

—  en  ayer.. ...  78 

—  Finir    79 

—  Décevoir. ...  80 

—  Rompre 81 


Verbe  interroga- 
tif 82 

Verbes  irrégu- 
liTS ak 

Sujet  du  ver- 
be...      91 

Accord  du  verbe 
atec  «on  «ujet.     9î 

Complément 
direct.      . .  loo 

Complément 
indirect    •■  107 


TABLE  ALPHABÉTIQUE 


accents.  ...  —  3 

Adjectifs  quai.  32 

—  comment    on 

les  reconnaît..  33 

—  (féminin  des)  34 

—  en  e .  35 

—  en  el,eil,ient 
on,  et.  36 

—  en^.....  ..  37 

—  en  I.     .... .  38 

—  en  eur. 39 

—  en  er 40 

—  (pluriel  des). .  45 

—  en  s  ou  X 46 

—  (accord   des).  48 

—  démonstratifs.  60 

—  possessifs. .  60 

—  (résume  de  1')  61 
Aimer  (conj.  de)  72 
Aller  (coiij.  de).  8V 

Apostrophe 30 

Article 30 

Auxiliaires  ïerb.)  68 

/^woir  (conj.  de).  71 

Boire  (conj.  de).  84 

Ce,  cet,  ces 60 

Compl.  direct...  100 

—  indirect 107 

Conjuijaisons  . ..  67 

Consonnes 3 

Craindre    (coii' 

d^) fi4 

Devoir  (conj.  de)  84 


Dire  (conj.  de)   .  85 

B  (sortes  d')....  3 

£er!re  (conj.  de)  85 

Elle,  pr.  pers.  6Ï,  63 

En,  pron.  pers..  65 
E7ivoyer     (conj. 

de) 85 

Etre  (conj.  de)  .  69 

Faire  (conj.  de).  85 

Féminin  (eenre).  Il 

Finir  (conj.  de).  79 

//,  pron.  pers.  62,  63 

Je,  pron.  pers...  62 

Le,  la,  les,  art. .  30 

—  pron.  pers  .    .  63 

Lettres  (des) 3 

Leur,  pron.  pers.  65 

Lire  (conj .  de) . .  86 

Lui. 65 

Masculin.. 10 

Me,  pron.  pers. .  64 

Mettre  (conj.  de)  86 

;l/ou<ire(conj.de)  86 

Mourir  (conj.  de  88 

Nom, 4 

—  commun  ...  6 

—  propre 6 

—  masculin 9,  10 

—  féminin. . .   11,  12 

—  singulier 15 

—  (pluriel  des)..  16 

—  en  s,  X,  z..  ■ .  23 

—  en  au,  eau, ev  24 


Nom  en  ou 25 

—  en  o^  .    , 26 

—  (Résumé  du).  29 
Nous,  pr.  pers.èl,  64 
Participe  avec 

être- 98 

—  (complément 
direct  avant  le)   101 

—  (complément 
inairect  après 
le). 104 

—  11  n'y  a  pas  de 
complément  di- 
rect     105 

—  (résumé  du)..  107 
PZoîre  (conj.  de).  87 
Pouvoir  (conjug. 

de) 87 

Pronom 62 

—  personnels. . .     62 

—  relatifs 65 

Qui,  que,  quoi. .  65 
Recevoir    (conj. 


de). 


80 


Rire  (conj.  de) 

flonipre  (co  nj  .de)  81 

S  de  la  2e  pers.  9R 
6'  du  pluriel  dans 

les  noms 18 

Savoir  iconj.  de)  97 

Se  (p.-jn.  pers.).  64 

Servir  (ooiij.  de)  88 

Sortir  (conj.  de).  88 


Suivre  (conj.  de)  88 

Te,  pron.  pers..  64 

Tenir  (conj.  de).  88 

Tu,  pron.  pers..  82 

f'aloir  (conj.  de)  88 

Venir  (conj.  de).  88 

Verbe 67 

—  (comment  on 

le  reconnaît)..  67 

—  auxiliaires  .  68 

—  inlerrogatifs..  82 

—  (temps  du).. .  67 

—  (conjug.  des).  67 

—  irréjjuliers. . .  84 

—  (sujet  du)....  91 

—  (accord  du). 93,  95 

—  (pluriel en  enl 

ou  en)i(des).   ..97 

—  eit  cer 74 

—  en  ger 71 

—  en  elereleter.  ^^ 

—  comme  soule- 
ver   77 


—  en  ayer 78 

Vivre  (conj.  de)  89 
Vrir  (conj  .le)..  89 
l'ouloir    (conju- 

.p-aison   de) 89 

Foiu,  pronom  per- 
sonnel. .   ..    62,  64 

Voyelle». 3 

Y  pron.    pers...  fi& 


Exercices  de  diction  ^Progr.  de  1887) 


[.'alcool  tue 7 

Il  faut  se  défii'r 

des  appareilles      8 
La        ménagerie 
du    Jardin   des 
plantes 13 


Il  faut  demander 

gentimiMit.  . .  . 
L'enfant  rliarila- 

ble  l't  l'enfant 

égoïste 14  I  II  ne  faut  se  nio- 

Un      bon      petit  I     quer    de     pcr- 


coeur 21 

L'école     buison- 

nière 31 

Le  cheval  et  l'àue  42 


sonne 4 

Le  voleur  de  pru- 
nes      66 

Ce    que    l'alcool 
fait  d'un  homme  99 


Exercices  nouveaux  (Progr.  de  1887) 


Nature    des  mots,  8, 

47,  50. 
Jonction    des    mots, 

59,  74,  76,  77. 


Mots  dérivés,  76,  77 

93. 
Exercices  d'invenliiin 

23,  24,  26,    28,    37, 


41,  58,  74,    75,   76, 
77,  78. 
Composition  de  phra- 
ses,  14,  59,  75,  78, 
92.  94.  96.  97. 


Exercices  de   rédac. 

tion,  8,  14,  31,  47, 

66.  99. 
Définition    de   mots, 

23,24.26,38,39,40. 


Typographie  I'h.  RiiNou.\KD,  19,  rue  des  Saints  Pères.   —  50020. 


tiD 

1 

(< 

1^ 

1 

ri 

C\J 

N\ 

M 

i 

^ 

1 

*H 

(O 

O 

CM 

t-i 

>i 

rH 

i 
1 

u 

• 

3. 

fH 

o 

O         II 

i-t: 

t> 

1 

U.^ 

+^ 

• 

U; 

0) 

O: 

t-t 

>: 

Ji 

-!-•: 

c 

i^ 

C-: 

3 

c:>       l 

'p. 

jn 

'j 

< 

■■ 

1 

DNIVERSITY  OF  TORONTO 
LIBRARY 


Acme    Library   Card    Pocket 

Under  Pat.  "  Réf.  Index  File." 
Made  hy  LIBRARY  BUREAU 


LIBR?VIRIE  i\RM3\ND  COLIN,  rue  de  Mêzières,  5,  PARIS 

Nouveauté  ; 

SYLLABAIRE 
LANGLOI8 

Si       19       fii 

MÉTHODE 

DE  Lecture  f'r  d'écriture 

Complète 
£N  DEUX  LIVRETS  ILLUSTRÉS 

SB 
1"  LIVRET 

In-16,  134  gravures,  cartonné 45  cent. 

2'  Li  :  RET 

In-16,    129  gravures,  cartonné 45  cent. 


C3.  -  -  Paris.  -  Imp.   HemmerW  et  C".  —  9-10.  822